‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 3)Chapitre 98 sur 204 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

tera de temps en temps dans la salle, et surtout à cause de l'espèce d'Ecole de chant et de déclamation qu'on se propose de créer. Mais il faut avouer que ce nom ne convient point à un théâtre où l'on déclamera encore plus qu'on ne chantera. »

C'était alors la mode des noms empruntés à l'antiquité grecque ou romaine, et l'on sait que le plus ancien des tvois Odéons d'Athènes S élevé par Périclès, était destiné à des concours de musique : on y joua même avant la construction du grand théâtre.

La nouvelle administration justifiait d'ailleurs ce titre, son intention étant d'ouvrir par des concerts « avec le concours des artistes de TOpéra ».

Le 20 juillet, Pou par t-Dor feuille demande la maison Montmorenci-LavaP de la rue de Tournon, devenue bien national, pour les trois classes de son École de déclamation et les magasins des peintres et décorateurs. Ne l'ayant pas obtenue, il demande un mois après (2 fructidor an IV), pour le même objet, l'usage de la maison Yaubécour, quai Voltaire, n" 4, où le ministre de la guerre avait logé le général Schérer ^ et quelques officiers de sa suite, « au titre qui conviendra au gouvernement, soit a loyer, soit autrement » .

Le 23 septembre, il lance un prospectus en sept

1. L'Odéon de Smyrne, en Asie Mineure, embelli par le pinceau d'Apelles, ceux de Patras, de Gorinthe. d'Éphèse, de Laodicée, étaient célèbres. ïl y avait deux Odéons à Home (l'un bâti par Domitien, l'autre, ouvrage d'Apollodore, sous le règne de Trajan) et un à Pompéi.

Page 1