‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 4)Chapitre 102 sur 217 · Histoire de la Révolution française, t. VU, p · texte numérisé non relu

Histoire de la Révolution française, t. VU, p

le théâtre avec agitation. On n*osait rien délibérer, rien décider.

a En apprenant l'arrivée des officiers de police chargés de lire le décret, on courut sur la place de rOdéoo. Déjà la foule les avait entourés ; on se précipita sur eux, on éteignit les torches qu'ils portaient, et on obligea les dragons à s'enfuir. On rentra alorsdans la salle du théâtre, en s'applaudissant de ce succès ; on fit des discours , on se promit avec serment de résister à la tyrannie; mais aucune mesure ne fut prise pour appuyer la démarche décisive qu'on venait de faire. La nuit s'avançait; beaucoup de curieux et de sectionnaires se retiraient ; la salle commença à se dégarnir, et fmit par être abandonnée tout à fait à 1 approche de la force armée, qui arriva bientôt. En effet, les comités avaient ordonné au général Menou, nommé depuis le k prairial (2A. mai) général de l'armée de l'intérieur, de faire avancer une colonne du camp des Sablons. La colonne arriva avec deu?^ pièces de canon et ne trouva plus personne ni sur la place, ni dans la salle de l'Odéon. »

Ce fut encore du Théâtre de l'Egalité que, le lendemain 13 vendémiaire, les sections insurgées du faubourg Saint -Germain, sous les ordres du comte de Maulevrier, partirent pour attaquer les Tuileries par les ponts. La Convention les fit mitrailler et mit fin à la réaction thermidorienne.

Mais quittons ces tristes réalités d'un jour pour revenir à rhisloire de notre théâtre. La salle de clubs va n^devenir, selon le style du temps, « le Temple chéri des Lettres »> .

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