‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 4)Chapitre 113 sur 217 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

la nouvelle administration rouvi*e le théâtre le jeudi 17 août par Adélaïde Duguesclin et le 3fari retrouvé.

Le prix des places variait de 1 à 5 livres. La troupe, <i de la force d'une troupe de province de troisième ou quatrième ordre n, était ainsi composée:

Acteurs dans la tragédie :

Les citoyens Dorsan.

— Dugrand.

— Adenet.

— La Bussièrc.

— Ferville.

— Prat. ■

— Barbier.

— Deschamps.

Les citoyennes Vazel.

— Richard-St-Âubin.

— Legrand, etc.

Acteurs dam la comédie

Les citoyens Habert.

— La Bussière.

— Adenet.

— Barré.

— Delœuvre, etc.

Los citoyennes VazeL

— Dourdé.

— Pelissier, etc.

Sept nouveautés furent représentées : la première (samedi 2 septembre) fut le Devoir et la. Nature, drame en cinq actes et en prose, de Pelletier-Volméranges. Le surlendemain 4, on devait donner la deuxième repré-: sentation ; mais à dix heures du matin une réunion du conseil des Cinq-Cents occupe la salle par ordre du Directoire. Â huit heures, les membres du conseil s*étaient rendus au lieu ordinaire de leurs séances; ils en avaient trouvé les portes fermées et gardées par la force armée. La partie dévouée au Directoire se réunit dans la salle de rOdéon, comme la majorité de T Assemblée constituante s*était ralliée naguère au Jeu de joaume de Versailles. La séance, ouverte à dix heures sous la présidence de

Le roi Théodore à Venise, opéra en trois actes, et les Faux Mendiants, comédie en deux actes (â& août) ;

Les Faux Monnayeurs y opéra en trois actes (l*"" septembre) ;

et le Mariage de Figaro (21 octobre) ;

Puis le répertoire courant *.

En moyenne, il n'y avait eu qu'un relâche par semaine; mais rOdéon ne pouvait se soutenir seuP. Le Clerc, pour « rendre à Melpomcneet à Thalie un sanctuaire digne d'elles, et raviver l'un des plus beaux quartiers de Paris )) , fît alors appel à la troupe tragique dirigée par W^^ Raucourt au théâtre LouvoisS qui, s' associant à la troupe comique composée principalement de Picard, Habert, Varennes, Valville, etc., etc., M"" Mole, Mo-

\ . Barbier de Séville, Crispin rival de son mailre, Crispin mëde^ cin,Mélanide, Mérope, les Fourberies de Scapin, Eugénie, V Épreuve, l^ École des pères, la Feinte par amour, Hypermnestre, les Jeux de l'amour et du hasara, Dupuis et Desronais, le Dissipateur, Nanifie, les Vendanges de Suresnes, VÉcole des maris, r Aveugle clair^ voyant, la Femme jalouse, les Folies amoureuses, le Médecin matgré lui, la Coquette corrigée, le drame du Déserteur, l'Esprit de contradiction, la Fausse Agnès, le Aféchanljje Mariage secret, Phêdre, le Dépit amoureux, la Veuve du Malabar, le Mercure galant, l'Épreuve réciproque, l'Habitant de la Guadeloupe, l'Amant bourru, le Distrait, la Petite Ruse, Mahomet, la Gageure imprévue -et le Bourru bienfaisant,

2. En pluviôse an VI (janvier 4798) un arrêté du Directoire réduit de 4,047 liv. 4 s. 2 d. à 300 francs la contribution foncière de TOdéon a en raison des dépenses assez grandes qu'on a été obligé de faire pour les changements exécutés dans ce théâtre ».

3. Voir l'appendice n" II, sur le théâtre Louvois, qu'on appelait à cette date « un tripot royal ».

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