‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 4)Chapitre 128 sur 217 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Sans uno dcrocuro certaine SU est pénible de courir, Au moins avec un vrai plaisir Chez seA amis on se promène, m

Ce couplet fut redit, le lendemain 16, au Théâtre du Marais. Après les reprises A'Iphigénie en Aulide, Mimnthropie et Repentir^ Minuit, etc., données à la salle Favart, les comédiens de l'Odéon débutent, le 11 juin, par la Femme jalouse de Desforges, et le Voyage interrompu, au petit Théâtre de la Cité- Variétés % dirigé par le propriétaire, M. Lenoir, où ils alternent, les jours impairs, avecî la troupe de ce théâtre (dont Clozel et M'"° Vazel font partie) et les chevaux de Franconi. Picard, jouant le rôle de Jolivet, dut chanter deux fois ce nouveau couplet, encore ajouté par lui :

« Nous avons fait plus d'un voyage.

Et perdu plus d'un nom fameux :

Mais nous ne perdons pas courage,

Si vous nous suivez dans ces lieux.

Notre espérance est-olle vaine ?

Chez Jolivet et ses amis,

Tous pleins de zèle et bien unis,

De temps en temps qu'on se promène ! »

L'infatigable Picard donne coup sur coup:

Une grande comédie en cinq actes et en vers,

Go fut là que Beaumarchais fit représenter la Mère coupable, ou Vautre Tartuffe. Trop éloigné du centre pour prospérer, ^e théâtre, après plusieurs fermetures, fut supprimé en 4807.

4. Ouvert lo 20 octobre 479 J, ce théiUre était situé en face le Palais do Justice, sur remplacement do l'église Saint-Barlhélemy; il devint le Prado en 4846. On y joua un grand nombre de pièces révolutionnaires et irréligieuses. (Th. do la Pantomime Nationale.)

l'Entrée dans le monde (15 juin) et les Voisins, œmédie en un acte et en prose avec vaudeville (9 juillet) dans laquelle il emprunte sans façon à Dufresny un de ses plus joyeux couplets, copié mot pour mot.

A cette date, la société, organisée u à Tinstar du Théâtre-Français » , se compose de :

. Picard.

M"" Desroziers-Duval

DorsaD.

Moié-Léger.

Chevreuil.

Molière.

Dégligny.

Beffroi.

Habert.

Joly cadette.

Vigny.

Jossei.

Barbier.

Monvel.

Leclerc.

Delille.

Varennes.

dément.

Valville.

Marsy.

Defresne.

L'incendie opère enfin la réunion tant désirée des comédiens français, à laquelle le succès de TOdéon était devenu le principal obstacle ^ Grandménil, Saint-Fal, Naudet et autres passent à la rue Ridielieu, dont le théâtre fut rouvert le 30 mai 1799, par le Cid (Talma, Vanhove, M'"' Petit) et r École des maris (Grandménil, Dugazon, M"'*Mars, Mezeray et Devienne).

4 . a Le désir qo^on éprouvait généralement de voir les deux troupes de comédiens français se réunir à la rue do Richelieu parut autoriser le bruit du fou mis exprès à la salle de TOdéon. Le mot de Naudet, arrivant au théâtre et le voyant brûler, fortiûa cette opinion: c Ahl ahl dit le comédien en riant un peu jaune, pour nous forcer do déménager, voilà une assignation bien chaudel » Cb. Maurice, Histoire anecdoiique du théâtre, tome V'.

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