‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 4)Chapitre 202 sur 217 · Le père de M. Ernest Legouvé · texte numérisé non relu

Le père de M. Ernest Legouvé

2. c Médiocre et rampant, et l'on arrive à tout ! » avait dit Figaro. L'esprit d'observation de Picard est parti de là pour nous laisser une curieuse esquisse des mœurs et types du Directoire.

ses anciens camarades, et parut au milieu d'eux sur le Théâtre-Louvois dans le Philinte de Molière, et les Fausses Infidélités.

Le 13 juin, début de M"' Beffroi, avec succès, dans VOracle et r Ecole des femmes.

On avait repris:

Le 1" mars, Gaston et Bayard;

Le 12 mai, Venceslas, pour la rentrée de La Rive;

Le 21 juin, le Jaloux, de Rochon de Ghabannes ;

Le 25, les Dangers de VOpinion ;

Le 28, Didon;

et le 21 juillet, la tragédie de Gustave.

Le 4 août, une représentation des Trois Frères rivaux^ j dont La Rochelle jouait le principal rcMe, celui de MerUn, valet intrigant, provoqua des allusions à Merlin (de Douai), des troubles et du scandale; la pièce fut retirée du répertoire, mais le coup était porté, et cinq semaines après, ce ministre, devenu directeur au 18 fructidor, fit fermer le Théâtre-Louvois. Le 24 fructidor (10 septembre 1797) , au moment de jouer le Barbier de Séville et le Médecin malgré lui, arrive un ordre exprès qui prohibe toute espèce de représentations (voir l'arrêté du Directoire) •

A cette date, la troupe était composée de :

MM. Mole, j

La Rive, > de Vandenne Comédie-Française > Vanhove, )

4. Comédie en uq acte, ea vers, de La Font, qui avait eu en 4743 un succès marqué, avec La Thorillière dans le rôle de Merlin.

MM. Florence, \ La Rochelle, î?aint-Prix, Saint-Fai, Naudet S Dunao, Marsy,

^ de ^ancienne Cotnédie-Française.

Joly, Thénard, Mézeray, Simon, Fleury, j

MM. Chevreuil, Du Croissi, Varennes, Picard, Galand, Val vil le^ Belleville;

M"*" Molé-d'Alain ville , Molière, Dublin^ Picard, Nanine, Masse, Beffroi, Canville, etc.

Revenons maintenant aux comédiens de Feydeau : en août, débutent un nouvel acteur dans Eugénie^ puis M"' Quézin dans l'Agnès et la Marianne de Molière. ^

Le 25 septembre, une comédie de MarsoUier des Vivetières : Gephise ou l'Erreur de Vesprit, en un acte, en prose, déjà représentée au Théâtre-Italien (1782) , est bien accueillie, ainsi que V Amour et la Raison, comédie en un [acte, en prose, de Pigault-Lebrun, déjà jouée, en 1790, au Palais-Royal (le 15 octobre).

Les 19 octobre et 6 novembre, rentrées de Fleury dans le Conciliateur et la Feinte par amour, et de M"* Contât dans la Mère coupable et les Fausses Confia

4 . Revenu de Suisse après le règne de la Terreur, Naudet s'était réuni à ses anciens camarades; il prit sa retraite en 4806.

dences. Ces deux grands artistes* créent, le 4 décembre, LA. Prude, comédie en cinq actes, en vers, de Népomucène Lemercier; et, le 16 du n)ême mois, le volage Môle, qui a paru à Louvois, rentre k Feydeau dans le Jaloux par amour.

Une pariie des « Tragiques de Louvois » proscrits en fructidor se réfugient a leur ancienne salle du faubourg Saint-Germain, devenue TOdéon, comme il a été dit plus haut. Nous les avons vus y débuter le 18 janvier 1798*.

Pendant ce temps, les « Comiciues » de Feydeau, après avoir donné : le 13 janvier 1798, l'Épreuve délicate', premier ouvrage de François Roger, comédie en un acte, en vers, qui obtint un succès mérité; le 6 février 1798, LES Dangers de la présomption, comédie en cinq actes, en vers, de Des Faucheretz*, succès d'estime (Mole, M"* Mézeray); le 4 mars, une reprise de

4. Fleury Qt M^^* Contât revenaient de Bordeaux, où Talma et M"** Petit-Vanhove, puis La Rive, avaient fait de brillantes tournées. Accueillis froidement d* abord, ils y donnent dans la même soirée les Fausses Confidences, la bluette d'Hoffmann l'Original, et la Serva padrona de Pergolèse, et sont applaudis avec enthousiasme.

2. Rappelons que ce fut à la salle Louvois que les comédiens incendiés de rOdéon trouvèrent un asile au 20 mars 4799 : ils y restèrent vingt-trois jours. Deux ans plus tard, ils y fondèrent la Petite maison de Thalie (5 mai 4804), qui sut se maintenir avec quelque honneur près du Théâtre-Français, auquel elle a nui quelquefois, quoique ne jouant que la comédie.

3. Cette bluette, refusée au Théâtre-Français de la rue de Louvois, fut jouée par Fleury, Damas, La Rochelle, M"" Mézeray et Mars; elle fut reprise à la rue de Richelieu après la réunion générale, ainsi que la Dupe de soi-même, du même auteur.

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