‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 4)Chapitre 32 sur 217 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

EoGn, le iO mars il 86, le Mariage secret, agréable comédie en trois actes et en vers de Desfaucheretz/ déjà jouée devant la Cour, à Fontainebleau, en octobre 1785, fut favorablement accueillie* (rentrée de M"* Contât, et brillant succès de Mole) •

Cette campagne malheureuse se termina par la Physicienne, comédie en un acte et en vers avec un divertissement, de La Montagne {i6 mars) ; et les Coquettes RIVALES, comédie en cinq actes et en vers, de Lanlier, Fauteur des Voyages d'Anténor.

La clôture eut lieu le 1" avril, avec les Uoraces, pour les adieux de Brizard', un Discours de Saint- Fal, et la Partie de chasse d* Henri /V, pour la retraite du couple Préville et de M"* Fannier. Comme ces excellents comédiens jouaient pour la dernière fois, dès quatre heures la salle fut remplie; devant Tafiluence du public, les musiciens furent obligés de céder leurs places. Lorsque Br&ard parut dans le vieil Horace, la salle entière l'acclama; touché de ces applaudissements, l'artiste vétéran fut admirable de vérité; arrivé à ce vers, qui était tout à fait de circonstance :

« Moi-mômo en vous quittant, J*ai les larmes aux yeux, »

il fut obligé de s'arrêter longtemps, l'émotion lui ôtait la force de continuer, les applaudissements redoublèrent.

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