CHAPITRE IV
Le Jaloux sans amour, d'Imbert (1781) .
Les Méprises ou le Rival par ressemblance, de Palissot (1762).
Médéej de Longepierre (1691).
VÉgoisme^de Cailhava (1777).
La Nouveauté j de Legrand (1727).
L'Impertinent, de Desmahis (1750) *.
Année 1786-1787.
Le lundi 24 avril il 86. — Réouverture par un Dis^ cours de Naudet, suivi d* Œdipe et des Rivaux amis. Cette campagne théâtrale, fut très-malheureuse. Sur huit nouveautés, il y eut cinq chutes et deux demi-succès ;
Le 9 mai, Scanderbeag, tragédie en cinq actes, de Dubuisson, et le i3, le Portrait, ou le Danger de tout dire, comédie en un acte et en vers, de Desfaucherelz, tombent à plat.
Le i 3 juin. — L'Inconstant, comédie en cinq actes et en vers, premier ouvrage de Collin-Harleville, fils d'un procureur de Chartres, déjà représentée devant la Cour en 1784, réussit. (Mole, Vanhove, des Essarts, Dazincourt, M"^* Olivier et Joly).
Les a juillet et 24 août. — Deux demi-succès : Virginie, tragédie en cinq actes, anonyme, attribuée à Laharpe, et les amours de Bâtard, ou le Chevalier sans
4. Voir, à la date du 27 juin 1785, les Mémoire et consultation sur la cause pendante en la grand'chambre du Parlement entre les Comédiens François, le sieur Nicolet et les autres entrepreneurs de' spectacles forains {Audinol, etc.).
peur et sans reproche, comédie héroïque en trois actes et en prose, mêlée d'intermèdes et de danse, parMonvel, musique de Champein * (Mole, Fleury, Vanhove, M"' Contât), qui fut le premier mélodrame joué au Théâtre-Français.
Les chutes recommencent avec :
Ap£LL£S et Campaspe, drame héroïque en un acte et en vers de Voiriot {i6 octobre)^
Azëmirb, tragédie de Chénier, sifïlée d'abord à Fontainebleau (li novembre) et siSlée de nouveau à Paris, 2e 6 du même mois,
Et LA Fausse inconstance, comédie en cinq actes et en prose, de M"^ la comtesse Fanny de Beauharnais, avec Dorât pour collaborateur '. On ne put continuer la pièce, impitoyablement siiHée, au delà du troisième acte, et elle fut remplacée par ^anine.
Samedi 24 mars. — Clôture annuelle par Zelmire, un Compliment de Naudet qui souleva des murmures^ et Dupuis et Desronais.
Pour compenser des nouveautés mal accueillies pour la plupart, on remit douze ouvrages au répertoire :
Térée, de Lemierre (1761), avec des changements.
Guillaume Tell, du même (1766).
1. On fit, pour monter Bayard, 45 à 20,000 livres de dépenses. Monvel était alors directeur du spectacle de Stocktiolm, attaché à la Cour et lecteur du roi de Suède; de retour en France au mois de décembre 1786, il put retoucher sa pièce.
2. Les Mémoires secrets appelèrent Dorât c le teinturier de M">* la comtesse ». Les plaisants diront à ce sujet que l'auteur avait perdu Tesprit à la mort de Dorât. Grimm attribua cette chute à une cabale.