CHAPITRE IV
54 juillet. — La Belle-mère ou les Dangers d'un second mariage^ comédie en cinq actes et en vers de Vigée, secrétaire du cabinet de Madame.
i5 septembre. — Lan val et Viviane ou les Fées et les Chevaliers j comédie héroï- féerie, en cinq actes et en vers de dix syllabes, mêlée de chant et de danses, par André de Murville, musique de Champein (Talma) .
y5 novembre. — Le Faux noble , comédie en cinq actes et en versdeChabanon, qui fronde les ridicules delà noblesse, et, le i8 novembre, l'amour exilé des cieux, comédie en un acte et en vers, avec divertissement , par M"* Du Fresnoy, se succèdent rapidement sur Taffiche.
6 décembre. — L'Entrevue , comédie en un acte et en vers, tirée d'un conte d'Imbert par Vigée, obtient un grand succès, et est représentée le 9 devant le roi (Mole, Talma, Dazincourt, M"^ Contât).
L'année 1789 est inaugurée par la chute complète d'une comédie en cinq actes et en vers de Fabre (d'Eglantine), qui avait joué les premiers rôles à Montpellier: le Présomptueux ou V Heureux imaginaire (7 janvier) . Dès le second acte, on ne peut continuer, et on termine la soirée, par Nanine de Voltaire, la ressource habituelle en ces cas extrêmes (Talraa) .
Après Astyanax , tragédie de Richesolles , représentée le 7 février^ la Comédie termine l'année théâtrale par deux grands succès :
Les Châteaux en EspaGx\e, comédie en cinq actes et en vers de Collin-Harleville, qui, froidement reçue le SO février^ à la première, mais donnée le 10 mars
avec un quatrième et un cinquième actes entièrement refaits , est représentée avec succès le 26 à Versailles, devant Leurs Majestés , triomphe , et obtient à Paris un accueil des plus brillants ^
Et LES Deux pages ou Auguste et Théodore ^ comédie en deux actes et en prose, imitée de Tallemand et mêlée de chant, par le baron Ernest.de Manteufleld, musique de Dezède *, attribuée d'abord à Faure et à Sauvigny. Cette pièce, donnée le 6 mars, fut jouée le 12 à Versailles, devant Leurs Majestés, et eut trente représentations, grâce surtout au jeu de Fleury, qui, après trois mois d'études assidues, reproduisit avec une vérité saisissante les traits du grand Frédéric. Talma jouait dans cette pièce le rôle d'un domestique anglais, n'ayant guère plus de six lignes (Dazincourt et Contât). Le prince Henry de Prusse, comte d'OEls et frère de Frédéric II, assistait à cette représentation dans la loge du maréchal de Beauvau.
La clôture eut lieu le samedi 28 mars par Rodogune, le Legs et un Discours de Larochelle.
Furent remises au répertoire les tragédies suivantes :
Bérénice, de Racine (1671).
Manlius Capitolinus, de Lafosse (1698).
Marius, de Caux fl715).
Mahomet II, de Lanoue (1739).
4. Cette jolie pièce, créée par Mole, Fleury, Dugazon, Vanhove, Lnrochelle, M"'* Petit et Joly, est restée au répertoire.
8. L'auteur, avec Biaise et Babel de Monvel, qui est demeuré son chef-d'œuvre (4783).