CHAPITRE VIII
NatioD comme un repaire d'aristocrates. La pièce, interrompue un moment, est reprise avec calme et fort applaudie. Des vers furent jetés sur le théâtre, et V Ecole des Bourgeois put être jouée. Mais quand on sortit du spectacle, on s'aperçut que la menace du « patriote en uniforme » avait été exécutée : la force armée cernait la salle, qui fut fermée dans la nuit même, en vertu de cet arrêté du Comité de salut public^ :
• (( Le GOHITJé DB SALUT PUBLIC,
(c Considérant que des troubles se sont élevés dans la dernière représentation au Théâtre-Français, où les patriotes ont été insultés ; que les acteurs et actrices de ce théâtre ont donné des preuves soutenues d'un incivisme caractérisé depuis la Révolution et représenté des pièces antipatriotiques,
(( Arrête :
« l"" Que le Théâtre-Français sera fermé ;
(( S"" Que les comédiens du Théâtre-Français et l'auteur de Pamélaj, Françols {de Neufchâteau) , seront mis en état d'arrestation dans une maison de sûreté, et les scellés apposés sur leurs papiers ;
(( Ordonne à la police de Paris de tenir plus sévèrement la main à l'exécution de la loi du 2 août dernier relativement aux spectacles. »
Le lendemain matin à dix heures, les acteurs et