‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 4)Chapitre 86 sur 217 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

la tribune de la Convention n'est que trop vraie ; votre bureau des détenus n'est composé que de royalistes et de contre ^révolutionnaires^ qui entravent la marche des affaires.

« Depuis environ deux mois, il y a un désordre total dans les pièces du Comité : sur trente individus qui me sont désignés pour être jugés, il en manque presque loujours la moitié ou les deux tiers, et quelquefois davantage. Dernièrement encore, tout Paris s'attendait à la mise en jugement des Comédiens^Français^ et je n'ai encore rien reçu de relatif à cette affaire ; les représentants Couthon et Collot m'en avaient cependant parlé; j 'attends des ordres à cet égard.

(( Il m'est impossible de mettre en jugement aucun détenu, sans les pièces qui m'en indiquent au moins le nom et la prison, etc, etc.

« Salut et Fraternité.

« Signé: Fouquier-Tinville*. »

Avec les Comédiens-Français, La Bussière sauva, cetle même nuit, du Tribunal révolutionnaire 38 personnes, dont : la vicomtesse de Beauharnais, depuis M"»« Bonaparte (impératrice Joséphine), MM. deFlorian, de Ségur jeune. M"" de Buffon, de Bouillon, de Beaufort, La Fayette, Simiane, Schomberg, de la Ferté, Custines, d'Aiguillon, etc,*.

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