Il n'y eut que treize relâches
refuge au Théâtre-Italien, qui venait d'être incendié à la salle Favart.
Dans la nuit du 14 au 45 janvier 1838, à la suite d'une représentation de Don Giovanni, le Théâtre- Italien avait brûlé faute de secours 1 ; un froid intense de dix * degrés avait fait geler l'eau des fontaines de chute.
Réfugié depuis le 30 janvier à la salle Ventadour, il se transporta le 2 octobre à l'Odéon, où il se soutint les trois premiers mois avec son répertoire ordinaire, Norma, il Barbierc, Lucia di Lammermoor, Don Giovanni, la Donna del Larjo, la Sontiambula, etc., interprété, il est vrai, par les merveilleux artistes dont la réunion ne se retrouvera jamais : Rubini, Tamburini, Lablache, etc.; M ,n " Giulia et Krnestine Grisi, Persiani, etc.*.
La première nouveauté fut Roberlo d'Evereux, operaseria en trois actes, paroles de Cammarone, musique de Donizelti (27 décembre 1838), bientôt suivie de YElisire d'amorc, opera-bulTa en deux actes, paroles de Scribe et Romand, musique de Donizelti; ouvrage fort agréable, dont l'exécution ravissante eut le plus grand succès (17 janvier 1839).
Nous n'avons à signaler, jusqu'à la clôture du 31 mars, que les bénéfices de Tamburini, de M ,,e Grisi et de M. Iwanoff (4, 18 février et 18 mars).
1. Cet incendie coûta la vie à l'un des directeurs, M. Severini, qui se jeta par une fenêtre.
2. Sur ces artistes à jamais regrettables, lire les cinq premières Études biographiques sur les Chanteurs contemporains, par MM. Escudier frèros. i vol. in-18. Paris, N. Tessier, 1840. Portraits lithographies.