‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du second théâtre françaisChapitre 109 sur 221 · Barré, né à Paris en 4819, sociétaire depuis · texte numérisé non relu

Barré, né à Paris en 4819, sociétaire depuis

l'on croyait alors appelé à devenir un tragédien de mérite ; enfin le vieux, l'étonnant Rosambeau qui revenait mourir à son berceau théâtral ; M' n " Dubois, Darcey, Stella, Lemasson, Darras, Charlon, que nous avons vue déjà sous les directions précédentes avec succès, et qui disparut, défigurée par l'eau-forte, dans on ne sait quelle aventure; Béranger, Herraance, Didier, Le Monnier, Tilly, Berthault, Laurence, Camille Méry, Soubiran, Roussel, Régine Ewig, Chapon, Lecoq, Vignon, Dainglemare, Weiss, Berthier, Heinault.

Tous ces comédiens étaient la plupart absolument inconnus du public parisien ; mais, comme on disait alors dans une revue du théâtre des Variétés :

Sur l'Odéon quoiqu'on plaisante,

11 faut, dans l'intérêt do l'art,

Protéger la troupe naissante,

A ses efforts avoir égard

El sû souvenir de Picard.

Les Français, qu'en vain l'on replâtre,

Sont un insuffisant foyer :

Ayons donc un second théâtre

Afin d'eu avoir un premier.

L'ouverture se fit pauvrement, le 28 octobre. « Les « poêles fumaient, les rats s'étaient logés dans les tuyaux (» non ramonés et roulaient à demi grillés parmi la cen- « dre et la suie. Un épais brouillard régnait dans la « salle, et, quoiqu'il fil un froid glacial, on avait été obligé « de tenir les fenêtres ouvertes. Les quinquets brûlaient « jaune et répandaient une lueur terne et malade. Les « corridors n'étaient pas balayés et laissaient voir la trace

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