‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du second théâtre françaisChapitre 147 sur 221 · CHAPITRE XIV. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. S

c'était une rapsodie imbécile. Voilà l'écueil des pièces dites politiques : la passion tue la sincérité, et le public est presque certain de n'y jamais trouver son compte. « Prendre un nom consacré par le temps, poser celui qui « le porte dans des situations extravagantes, faire Aspasie « chaste, Laïs pure, Alcibiade imbécile, Diogène acteur- « directeur de l'Odéon, mettre dans la bouche de tout ce « monde un langage de halles, des mots de portefaix, du <« style de bousingot, des calembours de coulisses, des « expressions d'estaminet, et broyer tout cela dans une « intrigue qui n'a pas ombre d'apparence dramatique, <• est-ce composer une comédie? On a sifflé au dernier « acte, quand Bocage a lancé le nom de l'auteur », dit le terrible Charles Maurice 1 . — « Succès retentissant, Bocage rappelé deux fois » proclament d'autres journaux; encore une fois, auquel croire»? (Bocage, Randoux, Alex. Mauzin, Panseron, Monjauze, Arnault, Darcourt, Blaisot, Henry- Vannoy , Derosselle, Roger, Barré, Harville; M™ 0 ' Filz-James, Marthe, Neuville, Meignan).

Le 12 février, Samson, aidé de J. de Wailly, donne : L'Alcade de ZalamëV, drame en trois actes, en prose, qui n'obtint qu'un demi-succès. « Qu'a donc fait l'Odéon à Samson ? » disait, en sortant, une camarade de l'excel-

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