DIRECTION DE GIMEL
La Société fondée en 1816 par Picard avec tant de soin et de sollicitude est désormais détruite. M. de Gimel, colonel de dragons, nommé en octobre directeur en remplacement de Gentil, devient le maître absolu. Il mène le second Théâtre-Français comme un régiment, fait introduire dans son cahier des charges la clause sine quâ non qu'il peut ajouter du chanta son répertoire, alléguant que l'Odéon, par son éloignement, doit être assimilé à un théâtre de province, et que les théâtres de province sont à la fois lyriques et dramatiques l .
On n'appelle plus l'Odéon que le Théâtre militaire. Tout s'y fait avec ponctualité et discipline, et cependant tout s'y fait mal.
La première nouveauté de la nouvelle direction fut donnée le 9 novembre : Saiil, tragédie en cinq actes, en vers,
h. Voici le tableau de la troupe sous cette troisième transformation :
MM. Joanny, David, E. Bernard, Lafargue, Perrier, Samson, Armand, Auguste, Alphonse, Bocage, Chazel, Duparai, Dellemence r Édouard Flammarion, Ménétrier, Paul, Provost, Sabalier. Même comilé de lecture et d'audition, à part Talma, qui s'est récusé rapidement. Le nouveau directeur était obligé de servir des pensions à Clozel, Pélissier, Boucher, M l,e Adeline, Provost, Dolille, Bausset, MM. Valville et Picard, M mc * Fleury et Délia; Chalons d'Argé, qui fonda et dirigea en 4828-30 le Journal des Comédiens (Gazette des Théâtres), était secrétaire général.