‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du second théâtre françaisChapitre 39 sur 221 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

toile s'est immédiatement baissée, mais, sur la réclamation générale, on dut finir la pièce. Une seule représentation.

(Joanny, Alphonse, E. Bernard, Beauvallet, Auguste; M*" Valmonzey.)

L'autre première : Les iïoees de Gamache, opéra bouffe en trois actes, traduit de l'allemand, musique de Mercadante, arrangée par M. Guénée, paroles de M. Th. Sauvage et H. Dupin, réussit.

f.e 19 mai. — Ijî Dernier Jour de Folie, comédie en trois actes, en prose, de MM. Romieu et Bayard. Succès contesté. (Samson, Provost, Duparai; M Uo Milieu).

Le 7 juin. — A l'occasion du sacre de Charles X, spectacle gratis. Louis XII, ou la Route de Reims l , opéracomique en trois actes, musique de Mozart, paroles de MM. de Saint- Georges, Vergne, Leroux et Lauréal. Succès. On a remarqué une fort belle décoration représentant Reims et sa cathédrale. Le directeur jouait et chantait le rôle de Louis XII.

Le 27 juin. — Les nouveaux Adelphes, ou les Deux Educations, comédie en cinq actes, en vers, imitée de Térence, par M. P. -J. Lesguillon. Cette pièce, qui rappelle plus d'une scène de l'École des Maris, était le début de l'auteur; la jeunesse des écoles a vaillamment soutenu un ancien camarade. L'affiche annonçait un prologue ainsi composé : l'acteur, M. Jolly; l'auteur, M lle De-

1. Le 17, la famille royale vient voir cette pièce. La rue de l'Odéon était bordée d'ifs lumineux dans toute sa longueur. Margaillon chanta un couplet do circonstance ; le galant Bernard Gt distribuer des bouquets à toutes les dames.

lattre. La censure, on ne sait pourquoi, l'interdit au dernier moment ; le public l'ayant réclamé, et très violemment, Bernard sut tout calmer avec une de ses gaies harangues.

(Thénard, Duparai, Samson, Provost ; M ,ne * Falcoz, Anaïs et Millen).

Le 30 juin. — Les Français au sérail, opéra-comique endeuxacles, traduit de l'italien par MM. Hyacinthe Albertin et Fleury, musique de feu Devienne; seconde édition des Yisitandines, dont le poème élait défendu alors. On avait ajouté à la musique primitive un morceau de YÉHsabeth de Rossini, que M. Montano a chanté d'une manière ravissante. Demi-succès.

Le 10 juillet. — 1j>s deux Annettes, comédie en un acte, en prose, de M. Ceigniez, qui a gardé l'anonyme. Chute. (Samson, )\ mCS Delattre et Anaïs.)

Le 95 juillet. — Othello, ou le More de Venise, opéraseria en trois actes, traduit de l'italien par le férond Castil- Blaze. Jouée avec succès en province, cette œuvre, regardée comme la plus classique de Rossini, réussit brillamment. (Lecomte, Lemoule, M ,nC Messyn).

Le 13 août. — Les deux Ecoles, ou le Classique et le Romantique, comédie en trois actes, en vers, de MM . J . Ader et Léonard Detclievery, qui ont gardé l'anonyme, le premier soir, de^ant la sévérité du parterre.

(Duparai, Samson, Provost ; M mcs Dutertre, Verneuil et DeliUre.)

Le 10 août. — La Comédie à la campagne, opéracomique en deux actes, en vers libres, paroles de F. Du vert

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