CHAPITRE V
irlandais ou les Nouvelles Lumières), comédie burlesque, farce, comme disent les Anglais, imitée ou plutôt traduite des Deux Précepteurs, de MM. Scribe et Moreau, termina cette représentation.
Le 15 septembre. — On donna liomeo and Juliet, avec Kembleet miss Smithson, admirables tous les deux, et Plot and counter Plot (l'Intrigue et la Contre-Intrigue), comédie arrangée par Kemble, d'après la pièce française le Portrait de Michel Cervantes.
Le 18 septembre. — Othello. La scène du meurtre parut au-dessus de ce que pouvait supporter alors une assemblée française. (Kemble et miss Smithson.)
Le 20 septembre. — The bell's stratagem (le Stratagème de la cloche), comédie en cinq actes, de M" Cowley.
Le 21 septembre. — Cowley and the weather Cock (l' Inconstant), farce en deux actes, d'Abbingham, pour le début de miss Foote, dont les manières fines et spirituelles ont charmé tous les spectateurs.
Le 20 octobre. — The School for Scandai (l'École de la Médisance), comédie de Sheridan, où miss Foote fut très applaudie, et A lloland for an Olivar (un Prêté pour un llendu), comédie en deux actes, de M. Morlon qui a composé cet ouvrage avec Une Heure de Mariage, de M. Etienne, et /a Somnambule, de MM. Scribe et Germain Delavigne.
Par suite d'arrangements avec le ministre de la maison du roi, le directeur du théâtre anglais et sa troupe quittent l'Odéon pour le Théâtre- Italien, où ils présentent successivement aux applaudissements des connais-
seurs M. Chapinan dans le rôle du duc de Glocester, miss Smithson dans divers rôles de son répertoire, Macready, dans Macbeth, où il fut admirable, et enfin, le célèbre Kean dans Richard ///, de Shakespeare, qu'il joua de la façon la plus puissante.
Abandonnons à regret ces grands artistes et arrivons aux débuts de l'année théâtrale :
Trois seulement sur douze méritent d'être signalés :
// octobre. — M. Lockroy, élève du Conservatoire, par le rôle de Lorédan dans les Vêpres siciliennes. Le 15, il a joué Montréal dans Rienzi.
Voici ce que disait alors la Réunion, journal des spectacles, de cet artiste qui fut un des hommes les plus remarquables de la grande période romantique, comme auteur et comme acteur :
o M. Lockroy a obtenu des encouragements, il lui reste maintenant a les justifier. Ce débutant est jeune, il a reçu de la nature une taille élevée, un physique agréable; mais à toute l'inexpérience de son âge il joint une prononciation méridionale beaucoup trop apparente. »
M. Edmond, dans Néron de Brilannicus. Chute bruyante. Le laurier de l'empereur romain n'a pu mettre celui qui le portait à l'abri de la foudre.
M* Dupont, que nous avons vue dans les princesses, débute dans Phèdre (9 décembre)
4. M. Brice(î4 septembre); M me Lefèvre (t septembre) ; M. Êtienno et M m9 Bosson-Brice (9 septembre); M mt Buffardin (7 octobre); M. Prosper (16 octobre); M«"« Milot (14 octobre); M. Jucher (*Ô octobre); M»» Lemaire (J3 décembre).