CHAPITRE PREMIER. H
sous le rapport du répertoire, à la Comédie-Française; c'est-à-dire que, grâce à lui, le second Théâtre- Français ne fut plus limité, comme avant, au seul domaine du comique.
Dès le mois de juin les travaux s'organisent, les pierres se taillent, les charpentes se façonnent, mille ouvriers sont à l'œuvre; tout fait espérer que l'Odéon sera rouvert à la date fixée, le 1 er avril suivant.
Le 2i juillet, nouvelle ordonnance royale instituant la société de l'Odéon sur le modèle de celle du Théâtre- Français l .
A. Le Roi, vu l'article III de l'ordonnance du 25 mars, ordonne ce qui suit :
III. — Ce théâtre est, quant à son privilège, assimilé à la Comédie- Française, et, aussi longtemps qu'il nous plaira de lui conserver le titre et le régime do Théâtre royal, il jouira gratuitement de la salle de l'Odéon.
IV. — Ce privilège du théâtre royal do l'Odéon sera accorde k une société de comédiens qui l'exploiteront à leurs risques et fortune, et aux marnes conditions que celles imposées aux Comédiens français.
V. — Le directeur-sociétaire du théâtre actuel de l'Odéon, au nom de ses co-sociétaires ou autres qui seraient choisis à défaut des directeur et sociétaires do l'Odéon actuel, soumettront sans délai au ministre de notre maison les termes de l'acte par lequel ils sont dans l'intention de régler leurs intérêts sociaux, et le ministre, après avoir approuvé, s'il y a lieu, ces dispositions, donnera aux nouveaux sociétaires un règlement approprié à leur système do société, et, d'ailleurs, aussi conforme que faire se pourra à celui qui régit actuellement les sociétaires du T âtre-Français.
VI. — Nonobstant ce qui est dit aux articles III et V ci-dessus, il est, dès à présent et par nous statué : 1° Que le directeur et les sociétaires du théâtre annexe de la Comédie-Française ne pourront à l'ave-
Le nouveau privilège fut donné à Picard, bien entendu : où pouvait-on trouver un plus digne? 11 s'adjoignit immédiatement comme associés MM. Loraux, Valville, Perroud, Armand, Chazel,ThénardetM lu Fleury.
Clozel, qui avait tous les droits possibles à sa part, fit des difficultés 9 eut de trop grandes prétentions, bref, accepta une pension annuelle de 2,000 fr. pour se retirer. M ,,c Délia resta, mais comme pensionnaire, c'est-àdire appointée. On accorda aussi, après des contestations fort légitimes de part et d'autre, une pension aux sociétaires de 1816, exclus de la nouvelle société.
Un comité d'examen « des sujets qui se présentent pour débuter », composé de MM. Raynouard, Roger, Auger, Briffault, Talma, Granger, Perroud et Chazel fut institué, ainsi qu'un comité spécial de lecture composé de MM. Picard, Loraux, Andrieux, Raynouard, Roger, Droz, hommes de lettres, et de MM. Chazel, Perroud, Armand et Thénard.
Voici quels étaient les arlistes composant la nouvelle troupe de l'Odéon :
nir, sous aucun prétexte, admettre dans leur société, ou au nombre de leurs pensionnaires, aucun acteur ayant exercé sur le théâtre do la Comédie-Française, à titre de pensionnaire ou de sociétaire admis, à moins d'une autorisation spéciale; ï° Que les sociétaires de l'Odéon ne pourront recevoir de leurs pensionnaires d'engagements qui interdiraient à ceux-ci la liberté de passer qu Théâtre-Français, après toutefois en avoir donné avis au Ihéâtre deN'Odéoo six mois à l'avance et de telle manière que l'expiration de ce délai coïncide avec celle de l'année théâtrale, lors courante.
YH. — Toutes dispositions antérieurement faites et qui seraient contraires aux présentes, sont et demeurent abrogées.