‹ L'oeillet blanc; comédie en un acte en prose par Alphonse Daudet et Ernest ManuellChapitre 25 sur 26 · LES PAYSANS · texte numérisé non relu

LES PAYSANS

Il est tombé !... il est toml)6 !

VIDAL

Qui, voyons? de qui parle -l-on ?

VIRGINIE, bas.

Ah ! le ciel me punit, c'est Jlaxime qui se venge.

CADET -VINCENT, entre, des paysans l'entoarent. Quand je vous disais que j'avais vu quelqu'un.

VIDAL

Comment ! ce coup de feu?

CADET-VINCENT

C'est le mien.

VIDAL

C'est toi qui l'as tué ?

CADET-VINCENT

Tué!... mais, citoyen, je ne l'ai pas tué, et c'est bien ce dent j'enrage.

LE MARQUIS, on l'enlend chanter dans le lointain. Hissa-ho !. . . hissa 1, . . hissa !. . . hissoué !

CADET-VINCENT

Enlendez-vous comme il chante ! le gredin!... Pour éviter mon coup de feu, le brigand s'est jeté à terre, je m'élance .. bonsoir... il s'était déjà relevé, embarqué... et la barque à tous les diables... (Auxpaysans.) Mais aussi VOUS avez crié trop tôt, vive Cadet- Vincent.

VIDAL

El vous n'avez rien fait pour le poursuivre?

CADET-VINCENT

Que pouvions-nous faire ? La nuit est trop noire pour donner chasse.

VIDAL

Tais-toi, tu n'es qu'un mauvais citoyen.

LES PAYSANS, menaçant Cadet-Vincent.

C'est vrail c'est vrai!

CADET-VINCENT

Au diable le patriotisme! j'aurais mieux fait de boire et de me Idire.

VIRGINIE

\hl chère fleur! te gardera-t-il ?

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