‹ L'œuvre complet de Eugène Delacroix, peintures, dessins, gravures, lithographiesChapitre 14 sur 114 · Portrait anonyme publié en i · texte numérisé non relu

Portrait anonyme publié en i

Gravure sur acier. — H. o"io85, L. o"'()72. — Publié en tète de la biographie de Delacroix, par Eugène de Mirecourt, deuxième série des Contemporains. — Non catalogué par M. Moreau.

Le maître est vu de face, assis devant une table et portant un porte-crayon. Au-dessous du trait carré, on lit à gauche : « Publié par G. Havard » ; au milieu : « Eugène Delacroix » ; à droite : « Impr. de Mangeon, 67, rue Saint- Jacques. Paris. » Ce portrait ne peut avoir plus de prétention que la biographie qu'il accompagne. C'est une vignette sans valeur réelle servant de frontispice à un livre de crédit fort médiocre. N'insistons point sur de pareils ouvrages que nous signalons au public par simple acquit de notre conscience d'iconographe.

LIV PORTRAITS DE DELACROIX P. l863

N° 37 : Panthéon Nadar (1856)

Lithographie. — Format in-douze. — Non catalogué par M. Moreau.

Ce portrait, exécuté d'après d'anciennes lithographies, fait partie du cortège des célébrités publiées sous le titre : Panthéon Nadar, vers i856. Il occupe, dans la planche format grand monde, la droite du deuxième rang à partir du bas et porte le n° 78.

N*" 38 : Miniature peinte par madame Herbelin en 1857

Ivoire. — Dimensions inconnues. — Salon de 1857. — Non catalogué par M. Moreau.

Ce portrait fut exposé sous le même n° iSSg, avec ceux de Rosa Bonheur, Alexandre Dumas fils, Dauzats, etc. Nous ignorons ce qu'il est devenu.

N° 39 : Mi-corps dessiné par Heim en 18^8

Dessin au crayon rehaussé de blanc. — In-folio. — Signé au bas sous %^ la jambe droite et daté : « Heim, i858. » Delacroix en costume de ,jgf)jpvV membre de Tlnstitut. — Appartient au musée du Louvre. — Non lit mil m catalogué par M. Moreau.

i^^Mfij^- Exécuté alors que Heim était dans un âge très avancé, le portrait n'est pas parmi les meilleurs de la belle suite que ce peintre nous a laissée. Il manque de fermeté. On sait que dans les premiers jours de janvier 1857, ijjjysli|(- , 1 Delacroix se présenta une fois de plus à l'Institut et fut élu. De nombreux '1 passades de sa correspondance à cette époque montrent à quels sentiments il obéissait en persévérant avec une telle persistance à poser sa candidature si souvent, si longtemps déçue. Il était mû non pas par une étroite ambition, mais par le noble désir de marquer sa place parmi les meilleurs de son temps, d'affirmer son mérite devant tous ceux qui jugent la \ aleur de l'homme aux broderies de son habit, de donner, en un mot, la sanction sociale à son génie.

N° 40 : Gravure sur bois, posthume (1863)

i^àv Gravure sur bois. — H. o'"i6o, L. o'^iiS. — Publié par le Monde ///z/^fre:', n° du 23 août i863. On lit au bas : « Eugène Delacroix, ^^W^ '} membre de l'Institut , commandeur delà Légion d'honneur, mort à i^-^^^Wk ■ f^^^^ 1^ H ^^'^^ i863. » — Gat. A. Moreau, p. 7.

'-'^M^'^^Ém '- portrait accompagnait, dans le Monde iUustré, un article nécrologique 'P^r^^^^^i ■■ Charles Yriarte et l'extrait des mémoires consacré par Alexandre Dumas ^ M'fc»^^ ? '"^ Delacroix. Il a été utilisé pour le journal Échos de Paris du 29 août i863, ".'/iS^^^^"* pour VAlmanach des scènes illustrées de l'année i863 et pour V Almanach de ■'^^w^ la Littérature. Il présente une assez vague ressemblance avec le type du grand artiste; mais c'est là tout son mérite. On ne peut d'ailleurs demander à des portraits de journaux le même caractère, le même style qu'aux œuvres peintes ou gravées.

l863 PORTRAITS DE DELACROIX LV

N*" 41 : Composition posthume (186^)

Toile. — Grandeur nature. — Non catalogué par M. Moreau.

M. Kantin-Latour peignit cette composition peu de temps après la mort de Delacroix. C'est un groupe d'admirateurs: les trois peintres Louis Cordier, Alphonse Legros et VVhistler, l'humoriste Champtieury, le peintre Edouard Manet, l'aquafortiste Bracqueniond, l'animalier de Balleroy, le poète Charles Baudelaire, le critique Edmond Duranty, tous réunis devant le portrait du maître, peint en ton de camaïeu, assez semblable à celui de la photographie qui a servi de modèle. N'omettons pas de citer enfin l'auteur de la toile, le portraitiste délicat, Fantin- Latour, qui apparaît à gauche en manches de chemise.

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