‹ L'œuvre complet de Eugène Delacroix, peintures, dessins, gravures, lithographiesChapitre 36 sur 114 · Chasse uu tigre · texte numérisé non relu

Chasse uu tigre

Aquarelle gouachée. — H. o'"25, L. o'"33. — Appartenait à ^ - " M. Riesener. — Voir la « Chasseaux lions» de i858. — Non

'^^fê'/^'^^^ catalogué par M. Moreau.

'É^'/^^'i'^^^ ^' '^'y trace dans la correspondance de Eugène Delacroix qu'il ait assisté à aucune chasse de cette sorte; mais il avait vu, observé, noté dans son infaillible mémoire tant de violentes chevauchées, qu'il y aura facilement trouvé les éléments nécessaires d'une telle composition. Quant aux tigres, n'oublions pas que

l'empereur du Maroc avait envoyé à M. de Mornay, pendant que Delacroix était avec

celui-ci à Mequinez, un tigre précisément que le maître ne se sera pas fait faute d'étudier.

Nous avons cité, en son lieu, la lettre qui a trait à cet envoi.

N°' 486, 487 : Chevaux arabes

- ^> ^ . : - -- i*^ Lavis. — In-quarto. — Galerie Bruyas au Musée de r."^l^^^\^^ Montpellier. — Non catalogiié par M. Moreau.

2"^' Aquarelle. — H. o'"i8, L. o"''22. — Signé à gauche, non ^^^^^p^W'-jPj^^ daté. — Vente Susse, lo janvier i856 : 69 fr. à M. Adolphe '^^^f^^^^bî^^^ Moreau. — Cat. A. Moreau, p. 289.

j^^^^^g^^-- Quoique nous réunissions les deux études sous la même rubrique, ^^^^^^^^K^^^f^^^^^^- nous devons prévenir le lecteur qu'elles n'ont rien de commun. .— Notre croquis est fait d après le dessin de la galerie Bruyas. — ■ Le cheval est bien un cheval arabe, mais transporté, peut-être né, dans quelque ferme de France, dont on aperçoit les bâtiments dans un bouquet d'arbres. — Je ne sais pas un artiste, même en Angleterre, où il y a d'excellents dessinateurs de chevaux, capable de fixer d'une main plus savante un mouvement plus souple, plus équilibre, plus naturel dans sa grâce fugitive et comme saisie au vol.

N"^^ 488, 489 : Marocain et son enfant

- 1° Toile. — H. o'"235, L. o'"3io. —

=t-,j«sï- -T;,^-^^----^^^ " " ' -\: '-'''rt \ Signé au bas à droite. — Vente ff=---. -»^ii!s^:Ç^^: y v^' " Wilson, mars 1881 : qoo fr. — Non ^^^^^^^^^^^ -^^^^^^^^^--i^^' catalogué par M. Moreau.

""^^ -".-r:= — «-"i loguépar M. Moreau.

L'aquarelle avait été choisie par A. Carrier parmi les dessins du maitre, au classement desquels il avait concouru, en vue de la vente posthume, avec MM. Dauzats, Pérignon, Schwiter, Andrieu, Dutilleux et Burty, désignés à cet effet par le testament. — «Quand on n'a d'abord pu ressaisir ce que la mémoire représente vaguement, il faut faire d'autres croquis du même sujet et les refaire jusqu'à ce que l'on ait retiré l'image du fond de sa mémoire. »(E. Delacroix.!

"833 l'œuvrf: de Delacroix [3i

N° 490 : Juif drogman du consulat

Aquarelle. — H. o"'34, L. o"'26. — Signé et daté en haut à droite, i833. — Appartient à M. Petit. — Cat. A. Moreau, p. 174.

Par son importance et par le soin tout particulier que Delacroix y a apporté, on doit supposer que cette aquarelle a été exposée et que ce serait bien l'oeuvre qui ligure sous le n*" GSy au livret de l'Exposition de cette même année. Une sorte de drogman porte la main gauche à une gibecière et la famille juive l'écoute attentivement. C'est une de ces nombreuses scènes de mœurs locales que le vif regard du maître saisissait au passage dans les rues de ces villes du Maroc où il ne lui était point permis de s'arrêter, poursuivi comme il l'était par la curiosité importune et même hostile des indigènes. Nous avons eu déjà l'occasion de faire remarquer que les obstacles avaient été un puissant aiguillon pour l'activité du maître.

N°4C)i : Soldat de la garde de Fempereur du Maroc

Aquarelle. — H. o'"i6, L.o"'25. — Signé. — Gravé à Teauforte par F. Villot, 1845 : H. o'"i63, L. o"^23o. — Vente Villot, i865 : 90 fr. — Voir à 1848 variante. — Cat. A. Moreau, p. loi.

<i Nous avons eu un passage de rivière, bien entendu sans ponts et sans bateaux, qui peut être comparé au passage du Rhin pour la quantité de coups de fusil qui nous accueillaient. Mais tout cela n'était rien au prix de notre réception dans la capitale. On nous a d'abord fait prendre le plus long pour nous faire juger de son importance.» (Mequinez, i832.)

N" 492 : Soldats endormis dans un corps de garde

Aquarelle.— H. o"'i8, L.o"^3o ou o'"35. — Salon de i833. — Cat. A. Moreau, p. 174.

Eugène Delacroix a traité plusieurs fois ce motif. On verra plus loin (n" 507) une autre aquarelle faisant partie de l'album de M. de Mornay. Voir aussi, à l'année 1841,16 tableau appartenant il M. le duc d'Aumale.

Dans les extraits des souvenirs manuscrits de M. de Planet, publiés par Th. Silvestre, nous relevons les observations suivantes de Delacroix sur les Maures : « Ils ont les lèvres déformées, la bouche grande, le nez avec un méplat incliné au bout du cartilage, les yeux grands et beaux, le nez aquilin et ordinairement bien fait. Las femmes ont de l'or partout : cercles, bagues, liracelcts, gros pendants d'oreilles en forme de croissant, etc. » (Voir les impressions de Eugène Delacroix au Maroc, dans l'Histoire des Artistes vivants, rééditée depuis, sous le titre Les Artistes français, par Th. Silvestre, ouvrage auquel nous avons fait déjà plusieurs emprunts, en nous proposant de retourner à cette source précieuse.

N°493 : Kaïd Mohammed-ben-Abou

Eau-forte. — H. o"i lo, L. o"M 70.

Signé en haut, à droite,

« Eug. Delacroix, i833.» — Vente posthume (premier état):/ fr.; vente Burty, 1 874 (premier état) : 25 fr.; vente Villot, décembre 1 875 (deuxième état) : 3 fr. 5o. — Cat. A. Moreau, p. 2 i .

Premier état. Sans aucune lettre ni trait carré. Deuxième état. En haut, k droite, « les Artistes contemporains », en bas « Chef Maure à Mekinez, par Eug. Delacroix. » Le Kaïd est accroupi sur des tapis, son café est posé à terre, près de lui, sur une tablette. Aux murs sont accrochées une petite armoire entr'ouverte et des armes. « Le modèle avait ordinairement une rare intelligence de mes moindres intentions; mon croquis fait, il le prenait, le tournait et le retournait en tous sens avec la curiosité du singe qui cherche à lire un papier, et le remettait en place, riant de pitié pour moi. »

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