L éducation d'Achille
Dessin à la mine de plomb. — H. o"^23, L. o"'3o. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut dans les mêmes dimensions, en noir et à la sanguine. — Photographié par Braun. — N° 277 delà Vente posthume : 2,5oo fr. à M. de Laage. — Appartient au Musée du Louvre. — Non catalogué par M. Moreau.
Eugène Delacroix attachait beaucoup d'importance à cette admirable composition. On sait qu'une de ses dispositions testamentaires recommandait expressément que le dessin fût livré aux enchères après sa mort. Il atteignit alors le prix de 2,5oo francs. — Voir les n"' 841, 842, 843, 844 et 899.
N*' 841 : L'éducation d'Achille
Pastel. — H. o"'29, L. o™4i. — Vente George Sand, 1864; vente Khalil-bey, 1868 : 3,000 fr. — Cat. A. Moreau, p. 323.
M. Moreau a commis une erreur en disant que ce dessin a passé à la Vente posthume.
''"^44 I.tKUVRK DR DKLACROIX
N" 842 : L'éducation d'Achille. — Esquisse
Toile. — H. ()'"23, L. o'"29. — N" 25 de la Vente posthume : 1,000 IV. à M. Ben ver — \'ente Laurent Riehard,'i 878. — Non catalogué par M. Moreau.
N" 84^ : L'éducation d'Achille. — Esquisse
Toile. — H. o"'246, L. o^Soo.— Exposition d'AIsacc-Lorraine, juillet 1 874. — Litliof,M-a{^hii:- à la plume par A. Robaut dans les dimensions de : H. o"'o85, L. o"'i 12.
— Gravéà Teau-forte par M. Berthault dans les dimensionsde : H.o'^i3o, L.o'"i6i.
— Photographié par Braun. — Vente Constant Dutilleux, 1874 : 3,5oo fr. à M. Hoschedé. — Vente H..., avril 1875 : 3,o5o fr. à M. Bazile, de Montpellier. —
N" 844 : L'éducation d'Achille — variante
^ Croquis à la plume. — H. o"'i2, L. o"'ii. — Note de Delacroix :
V^V>^J '< Mettre une nymphe qui regarde. >» — Non catalogué par M. Moreau. 1^*5^' 'iîj;. Voici le passage du testament de Eugène Delacroix que nous avons rappelé f'/K.^h-(r^\ sujet du beau dessin (n» 840) : d J'entends expressément qu'on comprenne //'l i"^^ jd^"^ vente un grand cadre brun représentant des fleurs comme posées au /( hasard sur un fond gris et un Centaure à la mine de plomb. » — Le présent
,y dessin est une première pensée qui n'a pu être réalisée; mais déjà l'on y voit
l'impétueux élan du Centaure, qui est l'idée génératrice de ce chef-d'œuvre. Seulernent, au lieu de le présenter de face, Delacroix l'a jeté dans la direction opposée, ce qui lui a fourni le grand et beau geste du bras droit. — Voira l'année 1862.
N*'''84^, 846 : Ovide chez les barbares
1° Croquis à la mine de plomb. — H. o'"09o, L. o'"r2o. — Voir la com-
î^lîç position rectangulaire aux années 1839 '^■'' tuviA et 1862. — Appartient à M. A. Robaut. — ■ Non catalogué par M. Moreau.
2" Dessin à la mine de plomb. — H.f)'"23, L. o'"3o. — Reproduit en fac-similé et publié, par A. Robaut, dans les mêmes dimensions. — Appartient également à M. A. Robaut. — Non catalogué par M. Moreau.
Le second dessin n'apporte d'autre variante au pendentif qu'une simplilication des mouvements de terrain à gauche, et, par suite, un exhaussement de la chaumière. Le premier, au contraire, présente une composition entièrement dill'érente. — Voir à l'année 1839.
N" 847 : Ovide chez les barbares
Toile. — H. o'"24, L. o™3o. — N° 24 de la Vente posthume : 1,020 fr. à M. Thoré.
— Voir le n° goo. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 848 : Hésiode et la Muse
Toile. — H. o'"24, L. o^So. — N° 19 de la Vente posthume : 1,980 fr. à M. Piron.
— Voir le n° goi. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 849 : Hésiode et la Muse
Pastel. — N" 281 de la Vente posthume : jSo fr. à M. Piron. — Non catalogué par M. Moreau.
850, 851 : Hésiode et la Muse. — Variante
1° Aquarelle. — H. o"^23, L. o"'29. — Legs de Eugène
/^^^^? -^^i Delacroix à M. Dauzats. — Vente Dauzats : 5oo fr. — /S^^'Pf'y^-^ '^^^i. Appartient à M. Christophe. — Voir le n" qoi. — Non ca- J^M^ yf^--^^m, ^'^logué M. Moreau.
^^^^J^^^^S^^^ 2°Dessin à lamine deplomb. — N" 27 1 de laVente posthume: ^•^^^^^^^^^^ 44*^ f'"- ^ Dauzats. — Non catalogué par M. Moreau. ^^^Wm^^ Le groupe des deux figures qui occupent le côté gauche de la ^^^M^m^ composition n'a pas été introduit dans le pendentif^ où le mou- ^^^^W vement des terrains conduisant à l'horizon est aussi plus compliqué. La peinture de la bibliothèque de la Chambre des députés ne perd rien à cette suppression. L'isolement ajoute plutôt de la majesté au groupe formé par la belle Muse, saine, vigoureuse, aérienne cependant, qui suspend sa grâce exquise au-dessus du poète endormi dont elle caresse le front d'une main divinement'légère. Mais les pethes figures épisodiques, qui eussent pu diminuer le caractère d'une peinture de grandes dimensions, sont parfaitement à leur place dans le cadre restreint d'un dessin ou d'un tableau de chevalet. — Notre cliché reproduit l'aquarelle.
N° 8p : Adam et Éve
Dessin à la mine de plomb. — H. o'"22, L. o"^26. — N° 270 de la Vente posthume : 245 fr. à M. Ch. Desavary. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut dans les mêmes uiniv-iijiuiis. V uii ic 11 yoi. — iNon catalogue par ivi. ivioreau. C'est la même composition que dans l'esquisse suivante.
N"8)^ : Adiim et Ève
'^-^^.p:ii^r-^ . Toile hcxagonak'. — H. o"'2i, L. o'"25. — Signe à gauche. — '0- ''lSsgf^':'^\ Appartient à M. de Joly. — Non catalogué par M. Moreau. / ~i ^^^^^^i' ~ ' ^'^"^ changement. — Le nom de AL Andrieu, que nous citerons tout à /'^' " ^ l'heure parmi les jeunes t^cns qui fréquentaient Tatelier de Eugène ■ Delacroix, rue Neuve-Guillemin, parait pour la première fois dans Z,e//r« en 1844, le \i août. Le maître le recommande à AL de \^>A^^/ l'Espinasse, qui était députe de la llaute-Garonne. <( Monsieur, le jeune >^^^^^/ Andrieu, qui rn'a remis cette lettre que vous voulez bien m'adresscr, mérite tout à fait l'intérêt que vous voulez bien lui porter. Il est un des élèves les plus assidus de mon atelier, et je le crois tout à fait propre à exécuter convenablement une copie pour le Ministère. «
N° 8)4 : Adam et Ève. — Ébauche en hauteur
y Toile de quarante, de forme rectangulaire. — Appartient à ' .5^^^ Gérard. — Non catalogué par M. Moreau. ^^p^^^Qt^SS V Sans variante. — A cette époque, Delacroix avait un atelier d'élèves
qu'il 'l^'^it ouvert en i83S, rue Neuve-Guillemin, et qui fut, en 1846, ^T-"^^-- è^sS"'-- fansféré rue Neuve-Bréda. La rue Neuve-Guillemin a disparu dans le ".j^^X] ' percement de la rue de Rennes, au passage de la rue du Vieux-Colombier. ^^r=^ ■ -ll^'î^' Parmi les élèves qui fréquentaient cet atelier se trouvaient MM. Joly- ^v^^^^^^^^P" ' Orangedor, qui, plus tard, se consacra lui-même à l'enseignement, Saint- ^jj^^cJ^^Sf:: Marcel, Niel, Eugène Lambert, le peintre des chats, Bida, qu'il suffit de '^V :tO!b3^^^, nornmer, Bauderon de Vermeron, qui ouvrit plus tard un cours mondain 'S!rzr:^^^^t^^^' ^ d'histoire de l'art, A. de Taverne, qui dirigea \e Journal des Demoiselles,
Th. Véron, Maurice Sand, Andrieu, Lassalle-Bordes, de Ferrussac, de Serres, Valmore, Gautheron, Garipuv, E. Levgue, etc., qui ont eu dans l'art des fortunes inégales. D'après ce que nous en dit M. Bida, l'effort principal de l'enseignement de Eugène Delacroix portait sur l'ordonnance de la composition.