La captivité à Biibylone
Aquarelle. — N" 279 de la Vente posthume : 640 fr. à M. Piron. — Voir le n" 903. — Non catalogué par M. Moreau.
C'est la même composition que dans le dessin suivant.
N" 857 : La captivité à Babylone
Dessin à la mine de plomb. — H. o'"22, L. o"^26. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut dans les mêmes dimensions. — Appartient à M. Philippe Burty. — Cat. A. Moreau, p. 323.
Les différences entre le pendentif et le dessin sont insignifiantes. L'arbre est moins robuste, étend moins loin ses rameaux; la harpe des filles de Sion n'y est pas encore suspendue; l'enfant nu qui se presse contre sa mère n'est point posé dans la même attitude, qui, plus allongée ici par le mouvement du bras et de la jambe, a plus de grandeur. A étudier ces dessins à la mine de plomb d'une si noble simplicité, il me paraît évident qu'ils sont postérieurs à l'exécution des pendentifs et qu'ils nous en donnent la synthèse épurée. J'y veux voir, à quelques détails près, la formule suprême, méditée,, corrigée, de ces grandes pensées décoratives.
N° 858 : La mort de saint Jean-Baptiste. — Variante
Toile de forme rectangulaire. — H. o'"56, L. o'"46. — Photographié par Braun. — Exposition d'Alsace-Lorraine, 1874. — Appartient à M. Lambert Sainte-Croix. — Voir le n" 904. — Non catalogué par M. Moreau.
La variante, ici, est tellement importante, que l'on peut considérer l'œuvre comme entièrement nouvelle. La scène, au lieu de se passer dans une basse-fosse d'un caractère vague, s'encadre dans l'architecture sévère d'une prison, percée au fond d'un soupirail cintré, garni de barreaux, où apparaissent des tètes de curieux. La figure d'Hérodiade, avec quelque ressouvenir de mademoiselle Rachel, est beaucoup plus élégante et légère que dans le pendentif, où elle affecte une certaine raideur sous sa lourde coiffure à la Livie. Il n'y a guère que le bourreau que je trouve d'un moindre style dans le tableau. Il a perdu, à être présenté de face, la tournure et le grand style héroïque que l'artiste lui avait donnés dans le pendentif par la belle flexion du haut tlu corps d'avant en arrière. Le pendentif, pourtant, montrait un bien joli détail de réalité dans la façon toute simple et naïve dont le bourreau a jeté sur la barrière de la basse-fosse le manteau qui pouvait le gêner dans l'accomplissement de son œuvre sinistre. Ce pendentif et quelques autres auraient été peints d'après des croquis ou des esquisses par le praticien. Dans son étrange lettre à M. P. Burty, M. Lassalle-Bordes donne comme de sa main : Mort de Pline, Hérodote, Bergers chaldéens, Sénèque, Numa et Egérie, Mort de saint Jean-Baptiste, Adam et Eve, Captivité à Babylone, Ovide, Hésiode.
1844 I.CKliVkli 1)K DKI.ACUOIX 2>'3
• N"' 8)9, 8ôo, 861 ; La mort de saint Jean-Baptiste
• " — rr-VC^> . \\ Croquis a la mine
'^^^fA^'^P^ ^^^^ ?lomh. — Format in-
'\(r^ quarto. — N" 273 de la Vente posthume:
220 fr. a M. Bornot. —Appartient à M. Porlier-Bornot. — Non catalogué par M. Moreau.
3° Dessin à la mine de plomb. — A M. Chenavard. —Non catalogué par M. Moreau. Les deux derniers dessins ne sont que des recherches qui conduisent ti hi composition qui nous est maintenant connue. Le premier, au contraire, est absolument nouveau et superbe en ces quelques traits d'une élégance florentine.
N" 862 : La drachme du tribut
Toile. — H. o'"24, L. o'"3o. — N" 23 de la Vente posthume : 750 fr. à M. Philippe Rousseau. — Voir le n° go5. — Non catalogue par M. Moreau.
N°"86^,864: La drachme du tribut
/l^^T ^\ \ i" Dessin à la mine de plomb.— H. o"'24,
- '^^.^-^ÇKrS '^^^^M}^ir\ \ ^' — Reproduit en fac-similé par /f\Kf \f^f3\^-~^ Mmc'^^^^^S'^X ^^t)baut dans les mêmes dimensions. 4.^^^%^-^^ ' X^SSc-^^^âfe^ ~ ^"4 '•■'^ ^'^"^^ posthume : i8ofr. ^T^^^^k^^ X.^^^^"^^^ l^obaut.— Cat. A. Moreau, p. i36. N^^M'tjy ^^è^?/aT/^ Dessin à la mine de plomb. — Partie X^Mâ/ ^^^07 n''^286 de la Vente posthume (deux ^^M/ feuilles) : à M. J. Léman. — Vente J. Léman. — Appartient à M. le comte Doria. — Non catalogué par M. Moreau.
Dans le premier dessin, d'un si beau trait, la variante est h peine sensible; il n'y a qu'un peu plus d'écartcment entre les deux personnages de droite, et le dessin y gagne. Dans le second, au contraire, il y a une addition, que le maître n'a d'ailleurs pas conservée dans le pendentif, celle del'enfant nu, vu de dos, au premier plan et qui regarde avec un geste d'admiration si na'if.
N" 86)' : Numa et Égérie
Toile. — H. o"'2(). L. o'"3o. — N" 26 de la Vente posthume: 540 fr. à M. Normand. — Voir le n" 906. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 866 : Numa et Egérie
Toile grisaille. — H. o'"24, L. o'"28. — 276 de la Vente "posthume : 900 fr. à M. Haro. — Vente Carlin, 29 avril 1 872 : 4, 100 fr. — Non catalogué par M. "Moreau.
N° 867 : Numa et Égérie
Dessin à la mine de plomb. — H. o'^24, L. o'"3o. — N° 276 de la Vente posthume : 240 fr. à M. de Pleignes. — Vente J. Léman. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 868 : Lycurgue
Toile. — H. 0^24, L. o'"3o. — N° 20 de la Vente posthume : 820 tr. — Appartient à sir Frederik Leighton. — Voir le n° 907. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 869 : Lycurgue
^""^^f .'■ ■■'r:^'i::7"~-~^ Toile rectangulaire. — H. o"^32, L. o'^Sg. — Signé au
milieu en bas. — Appartient à M. Donatis. — Non catalogué par M. Moreau.
Le motif est repris sans variante. La transformation de l'hexagone en rectangle a seulement imposé quelques additions sans importance, telles que le prolongement du trépied, deux vases placés au bas du siège élevé où trône la Pythie et une légère différence dans le mouvement des jambes de Lycurgue, qui gravit ici la marche du petit autel des sacrifices devant lequel, dans le pendentif, il se tient immobile. — Ce sujet fut peint en 1842, ainsi que le pastel offert à Th. Thoré pour la Société des gens de lettres.
N° 870 : Lycurgue
Pastel. — Offert, en 1842, à Th. Thoré, pour un album de la Société des gens de lettres. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 871 : Démosthènes
Toile. — H. o'"24, L. o'"3o. — N" 22 de la Vente posthume : 5oo fr. à M. Petit. — Voir le n<* 908. — Non catalogué par M. Moreau.
1,'ŒIJVRR DE DELACROIX
Démosthènes
Toile quadrangulairc. — H. o'"46, L. o"'36. — N° 62 de la Vente posthume : i , i 20 fr. à M. Lecesne. — Voir à Tannée iSSg. — Non catalogué par M. Moreau.
Nous nous trouvons en présence d'une variante complète du « Démosthènes ». Les falaises, les quartiers de grosses roches et les petites figures qui occupent le côté gauche du pendentif ont disparu et fait place à une ligne de côtes très abaissées et que dépasse la haute stature de Démosthènes. Si celui-ci marche sur le rivage à peu près du même pas et est vêtu à peu près de même, — quoique ici la draperie monte plus haut sur la poitrine nue, — le mouvement du bras est tout ditlércnt. C'est le bras gauche, au lieu du droit, qui est levé, et celui-ci retient une autre draperie flottant h l'air, fouettée par le vent de mer, sous un ciel parcouru par de grandes nuées. Delacroix, en cette variante, a adopté la disposition en hauteur, tandis que, pour la variante de i85(), il adopta hi disposition en largeur. Dans l'un et l'autre cas, la base de la composition étant plus vaste, le maître a pu donner plus d'étendue à la mer qui déferle à longs plis sur la grève et ajoute plus d'ampleur à la scène.
N" 87) : Cicéron
Toile. — H. o"'24, L. o'"3o. — N° 2 i de la Vente posthume : 1,540 fr. à M. Stevens. — Voir le n° 909. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 874 : Cicéron
Dessin à la mine de plomb. — H. o" duction en fac-similé par A. Robaut sions. — Appartient à M. Burtv. ■ M. Moreau.
22, L. o'"26. — Reprodans les mêmes dimen- — Non catalogué par
Le dessin ne diffère en rien du pendentif, qui est de ceux que Delacroix peignit entièrement de sa main. Le 5 novembre 1842, il écrit à l'un de ses praticiens : <( J'ai presque terminé mes figures pour la Chambre des députés; mais vous ne serez pas inutile pour y mettre sur place quelques touches. » De ce passage, il faut conclure que les pendentifs furent peints à l'atelier. 11 ajoute : « Je serai, je crois, aussi obligé de faire moimême les masques, attendu que Dclestre ne m'en paraît pas assez capable. » Nous publions plus loin quatre de ces masques.
N" 87^' : Cicéron
Dessin à la mine de plomb. — H. o"'22, 3oo fr. — Appartient à M. Christophe. -
L. o'"26. — N" 272 de la Vente posthume: - Non catalogué par M. Moreau.
N° 876 : Hérodote
Dessin à la mine de plomb. — H. o'"2i, L. o'"24. — Vente posthume; vente Forget.
— Appartient à M. Choquet. — Voir le n« 910. — Non catalogué par M. Moreau.
N*' 877 : Hérodote
Pastel. — H. o"'2i, L. o"'26.— N° 285 de la Vente posthume : 3iofr. à M. Lauvech.
— Non catalogué par M. Moreau.
N° 878 : Les bergers chaldéens
Dessin à la mine de plomb. — H. o'"2i, L. o'"26. — Appartenait à M. Riesener.— Voir le n" 91 I.— Non catalogué par M. Moreau. En ce projet, d'un si beau dessin, très épuré, les deux figures principales sont plus rapprochées l'une de l'autre que dans la'composition définitive. La forme des collines qui limitent l'horizon est très différente. En les supprimant, ou tout au moins en les abaissant beaucoup, et en les rejetant à droite et à gauche, l'artiste a donné plus de gran- , deur et de profondeur à l'œuvre. C'est en vue du même résultat qu'il
a tait disparaître aussi le joli groupe de figures que l'on voit ici à un plan éloigné. Si charmant qu'il fût, il avait l'inconvénient de distraire l'attention du sujet principal, qui prend dans son isolement un caractère en quelque sorte religieux d'adoration solennelle.
on le
N° 879 : Les bergers chaldéens. — Ébauche
Toile quadrangulaire. — H. o'"45, L. o'"38. — N° 120 de la Vente posthume : 100 fr. à M. Arosa. — Vente Arosa, 1878 : 75 fr. — Non catalogué par M. Moreau.
Lorsque Eugène Delacroix a repris les compositions des pendentifs pour leur donner la forme rectangulaire des tableaux de chevalet, il a indifféremment adopté tantôt la disposition en hauteur, tantôt la disposition en largeur. Cette dernière est cependant beaucoup plus fréquente. — Il n'y a de variante essentielle que dans l'attitude de l'homme couché. Le pendentif le montre allongé à plat ventre, le menton soutenu parie poing; ici voit étendu dans une attitude pénible qui convient mal aux longues contemplations.
N'' 880 : Les bergers chaldéens
Toile. — H.o"'24, L. o'"3o. — N" 17 de la Vente posthume : 1,14 fr. à M. Piron. Non catalogué par M. Moreau.
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88i : Les bergers chaldéens
Paslcl. — H. o"'2i, L. o'"26. — N" 280 de la Vente posthume Louvancourt. — Non catalogué par M. Moreau.
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N*'^ 882, 883 : Sénèque. — Esquisse
lîfiî^^^r:^^?^'?^!^^^ 1° Toile. — H. o'»27, L. o"'2o. — Photolithographié par Arosa dans les dimensions de: H. o'"i2o, L. o'"097. — Vente G. Arosa, 1878 : 6o5 fr. à M. Brcyssc. — Non catalogué par M. Moreau.
La disposition en hauteur, en ce motif, était tout indiquée. Il suffit de tracer deux verticales à la limite des figures qui sont debout pour retrouver le groupe essentiel. Les personnages qui se lamentent, dans la partie latérale à droite du pendentif, n'ajoutent au caractère tragique de Tceuvre qu'un intérêt de second ordre qui a sa valeur, sans doute, une valeur pittoresque, il est vrai, plutôt que morale, mais, au point de vue pittoresque, absolument nécessaire, ainsi que la draperie suspendue pour remplir le vide de la composition en ce lieu. Eugène Delacroix, a qui la Iccundité était si facile, n'a jamais reculé devant de tels sacrifices. 2° Pour la noble figure du Sénèque, Delacroix s'est beaucoup inspiré de la statue en marbre de l'esclave noir qui est au Louvre, et dont le maître a fait un dessin in-folio vivement senti. Ce dessin, provenant de la Vente posthume, appartient à M. A. Robaut. — Voir le n» 912.
N** 884 : Sénèque. — Fragment
Toile. — H. o"'47, L. o'"6o. — Vente Arosa, février 1878 : 60 fr. à M. Hazard. — Non catalogué par M. Moreau.
C'est un simple trait nu bistre avec quelques hachures, une étude pour l'agencement des bras droits de Sénèque et de l'esclave qui vient de lui ouvrir la veine. Si l'on prenait au pied de la lettre les Notes communiquées h M. Philippe Burty par M. Lassalle-Bordes pour la seconde édition des Lettres, il semblerait qu'à l'exception de cinq des pendentifs, toute la décoration des bibliothèques du Luxembourg et de la Chambre des députés a été peinte par Pierre, Paul, Jacques, Jean, et tels autres praticiens non moins illustres, et surtout par M. Lassalle-Bordes, fort occupé, paraît-il, à réparer les maladresses du maître. Le » Sénèque » serait l'œuvre d'un « peintre amateur, AL Planet, de Toulouse ». On prête à M. Lassalle-Bordes des forf;interies de parole que ne dément pas, malheureusement, le ton de ses notes. Il n'est donc pas sans intérêt de publier une étude qui permet de croire que Delacroix est bien pour quelque chose dans le « Sénèque ».
N" 88^' : Sénèque. — Esquisse
Toile. — H. o'"22, L. o"'27. — N" 18 de la Vente posthume : 700 fr. à M. le baron de Laage. — Voir le n" 912. — Non catalogué par M. Moreau.
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N° 886 : Sénèque. — Esquisse
Croquis divers à la mine de plomb. — Vente posthume, à M. Robaut. — Voir le n" 912. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 887 : Socrate
Pastel. — H. o'"24, L. o"^3o. — N° 283 de la Vente posthume : 210 fr. à M. Vauzelard. — Voir le n° 91 3. — Non catalogué par M. Moreau.
N« 888 : Mort de Pline l'ancien
Toile. H. o"^24, L. o"^3o. — N° i 5 de la Vente posthume : 740 fr. à M. Aubry.
— Voir le n° 914. — Non catalogué par M. Moreau.