La Grande Mariée juive
Elle est assise, vue de trois quarts, dirigée vers la gauche; sa tète nue est couverte de longs cheveux répandus sur ses épaules. Elle porte une espèce de peignoir par-dessus sa robe, et tient dans sa main droite un rouleau de papier. Au bas de la gauche, sur un
tapis qui couvre la table,on voit, à rebours, la lettre 2. et plus bas : 1634, aussi retourné.
Hauteur, 0,2
BARTSCH, 340,— CLAUSSIN, 330. — WILSON, 337. — CH. BLANC, 199. — MIDDLETON, 108.
Nous décrirons quatre états de cette estampe. Premier érar. De la plus grande rareté. On ne voit que la tête et les longs cheveux d
la femme, ainsi
que la partie supérieure du fond dont l'architecture est plus simple que dans les états suivants. L'ombre
portée par la figure est de niveau avec le sommet de la tête, Derrière la tête, le mur n’a qu’une longueur se de pierres, faisant saillie, est marquée dans le haut. Il y a quelques indicases de pierres sur la partie du mur tout à fait à droite, lequel est peu travaillé. Le dessous de
, Amsterdam, British Museum, Bibliothèque impér
de 36 mill.;, une seule assi
tions d’as la voûte est clair. Cabinet des
stampes de Paris de Vienne.
M. Middleton déclare avoir vu neuf épreuves de cet état.
Verstolk, 210 fr.; Didot, 4,005 fr.
r. Terminé comme dans la description, mais avant quelques contre-tailles obliques au-
DEuxIÈME É dessus de l'œil gauche et de nombreux travaux sur la robe; la manche gauche et les plis qui tombent vers le bas ne sont pas couverts de tailles obliques; toute la partie de l’avant-bras est presque leux traits en
claire, on n’y voit pas encore un ornement ressemblant à un rond, coupé au milieu par couvert de
croix; sur la main qui tient le rouleau de papier, il y a un large clair qui n’est pas encor tailles obliques, et l'index sous le pa
autre au sommet du rouleau de papier; la manche droite est presque claire, ainsi que la main posée sur
ment une
er offre une partie complètement blanche; il y en a ég
le fauteuil, au-dessous de la main, à l'extrémité du bras du fauteuil, il y a une partie claire; sur la table, on aperçoit une espèce de livre dont le dessus est blanc; le tapis qui couvre la table, le papier qui est sous les livres, n’ont pas de contre-tailles obliques. Sur la muraille, à droite, on voit encore les
traces de l’ancienne ombre qui a été diminuée et qui ne monte plus qu'à la hauteur de la moitié de la
tête. Sur l'a de la muraille, au-dessus de cette ombre, il y a une partie claire; les contre-tailles hori-
zontales s'arrêtent là, à 2 mill. de cet angle. Derrière la tête, le mur est partagé en deux parties dont celle qui touche la voûte est en renfoncement. L’assise de pierres du haut se trouve sur chaque partie. Le
pilier tout à fait à droite est beaucoup plus travaillé, mais les assises des pierres y sont encore peu mar-
quées. Tout le dessous de la voûte est plus fortement ombré. Amsterdam, British Museum.
Robert-Dumes
Troisième ÉraT. Avec quelques contre-tailles obliques au-dessus de l'œil gauche; la manche gauche,
1, 146 fr. 50 c.; Verstoik, 315 fr.
les plis qui tombent, la main, sontcouverts de tailles obliques un peu espacées; la partie claire de l'index,
celle du haut du rouleau, sont éteintes; sur le devant de cette manche, le petit ornement rond dont nous
18 de la manche, la main, sont couverts de tailles obliques; la manche et la main droite
avons parlé, le
sont ombrées de tailles obliques, ainsi que le livre sur la table, le papier qui tombe et le tapis. Sur
murai à droit
es tailles horizontales vont jusqu'à l'extrémité et éteignent la partie
pilier, derrière la tête, et se voient distincte-
PEL ses de pierres sont marquées sur le plus
res épreuves de cet état se reconnaissent, selon
ment sur Ja partie qui est tout à fait à droite. Les premi Claussin, par un point noir sur la joue, remarque rejetée par M. Middleton. Cabinet des estampes de Paris, Amsterdam, Harlem, British Museum, Cambridge.
Arosarena, 212 fr.; Galichon, 640 fr.; Didot, 00 fr.
Le catalogue Verstolk et celui de Wilson décrivent un troisième état où les mains et le bas du
peignoir sont couverts de tailles, mais avant la division de la muraille. Wilson en indique une épreuve
comme étant chez le duc de Bedford; mais M. Ch. Blanc s'inscrit contre l'exactitude de cette remarque,
1S disant que les travaux sur’les mains et le peignoir sont postérieurs aux changements introduits dans
l'architecture.
Verstolk, 315 fr.
Quarrii
lignes horizontales, et la planche a été retravaillée dans beaucoup de parties. C
rar. Le mur, derrière la figure, est divisé en assises, vers la droite, par de profondes
te remarque, que nous cise. Amsterdam, British Museum, Oxford.
empruntons à M. Middleton, n’est pas suffisamment pré Harrach, sans désignation d'état, 200 fr.; id. Kalle, 750 fr.; id. Liphart, 575 fr.; Knowles, 456 fr. 7
On a voulu voir dans cette figure le portrait de la femme de Rembrandt’. Nous ne saurions
incontestables de Saskia
ger cette opinion. On a plusieurs portrai
parta Il suffit de jeter les
yeux sur le portrait de Rembrandt et de sa femme, et sur la feuille des griffonnements où celle-ci figure, pour reconnaître que cette gracieuse personne ne peut avoir aucun point de ressem-
blance avec la lourde figure aux lèv au bas du v
s proéminent
si carré, qui a pour nom
la Fiancée juive. Il est po
mais c'est certainement tout ce qu'il peut y avoir d’elle dans cette figure qui est un peu supérieure dans le premier état, mais pas assez pour qu'on puisse la prendre mème alors pour la femme de notre artiste,
Il existe deux copies : 10 du même sens, d’après le premier état; elle se reconnaît au travail croisé fin et régulier dans les ombres; elle est signée : De Claussin f. 1820; — 2° en contre-partie; elle
mesure : haut., 159 mill.; larg., 94 mill., et a été réduite à 115-904 : c'est une copie grossièrement
exécutée.
1. Nous nous servons de cette expr Rembrandt ne s'est marié qu’une fois. Le mariage avec Hendricktie Jaghers n’a jamais été prouvé, et celui contracté, disait-on, avec Catherine
Van Wyck est certainement controu
sion, parce qu'aujourd'hui il est très présumable qu
ce qui résulte d’un document que viennent de publier MM. de Rower et de Vries et dont nous donnons l'analyse à la suite de l'inventaire des objets trouvés chez Rembrandt.