‹ L'œuvre complet de RembrandtChapitre 160 sur 233 · Trois Têtes de femmes, dont une qui dort · texte numérisé non relu

Trois Têtes de femmes, dont une qui dort

Celle-ci est placée au haut de l’estampe, à gauche, la tête appuyée sur sa main droite.

ÉTUDES DE TÊTES ET GRIFFONNEMENTS 133

La deuxième, qui est à côté, est vue de trois quarts, et couverte d’une espèce de voile

relevé en forme de bonnet. La troisième, au-dessous des deux autres, est vue presque

de profil, tournée vers la gauche, les yeux baissés. Au haut de l'estampe, vers le milieu : Rembrandt, et au-dessous : f. 1637.

Hauteur, 0,133; largeur, 0,097

sarrsen, 368. — cLAu

Cabinet des estampes de Paris, Amsterdam, Harlem, British Museum, etc.

Robert-Dumesnil, 51 fr.; Arosarena, 82 Jr; Harrach, 15 fr.; Kalle, 125 Jr; Liphart, 62 fr. 50 c.; Galichon, 260 fr.; Didot, 8o fr.; Knowles, 112 fr. 50 c.

On trouve dans le catalogue Santarelli la mention suivante :

« PRE

IER ÉTAT, non dé

it : avant des tailles verticales sur le capuchon de la femme, à droite, qui marquent le contour de la figure, et avant les contre-tailles serrées sur les deux plis ex

ieurs, à droite, de

ce même capuchon. »

Le catalogue Heimsoeth décrit une épreuve où, entre la manche de la main de la igure en haut et le

mouchoir qui entoure la tête de la femme dormant, il y a un petit espace d’un millimètre de largeur où

leau-forte n’a pas mordu. Vendue 159 fr. C’est un accident de la planche et non un premier état.

I existe une copie de même sens de la tête qui est à droite. Elle est durement gravée, Au bas, à droite : Francesco Novelli; à

auche : Rembrandt in. — Cumano a reproduit en contre-partie deux têtes seulement; haut., 76 millim.; larg., 80.

357. Griffonnements grayés sur différents sens de la planch 4 “ Ë 4 E

On voit d’un côté un vieux et une vieille, à mi-Corps ; tous deux sont tournés vers la

droite et portent un bâton à la main. Au-dessous est un vieillard à grande barbe, de trois

quarts, dirigé vers la droite. Derrière lui, à la gauche de la planche, on voit le buste d’une vicille portant un chapeau rond aplati. On aperçoit, de ce même côté, la moitié de la figure d'une femme couchée sur un lit. Au-dessous de cette figure est une tête d'homme gravée seulement au trait. En retournant l’estampe, on aperçoit, au haut de la gauche,

le buste d’une vieille dont la tête est couverte d’un bonnet fourré; plus bas paraît une

femme dormant sur un lit, elle n’est gravée qu’au trait, Date présumée : 1630, selon 5 si L

M. Middleton, et entre 1632 et 1640, d’après M. Vosmaer.

Hauteur, 0,137;

sarTsCu, 369. — cLaussiN, 359. — wiLson, 363. — cu. nLANC, 122. — MibpLEToN, 144.

Pièce rare. Cabinet des estampes de Paris, Amsterdam, Harlem, British Museum, Cambridge, Oxford. of? Harrach, 140 fr.; Kalle, Jr.; Didot, 235 fr.

La planche a été coupée plus tard. Une épreuve de la planche coupée : haut., 56 mill.; lar

Robert-Dumesnil, 36 fr. 85 c.; Verstolk

40 c.; Arosarena, 127.fr.;

127 fr. 50 c.; Liphart, 2

66, est

au Musée d'Amsterdam. On: y tro

> les deux hommes qui, sur la planche entière, sont au bas, du côté

gauche. Ontrouve lement de:

épreuves des au

s figures qui ont été coupées. On a prétendu qu’une

des figures couchées était une première étude pour la Mort de la Vierge.

358. Griffonnements peu terminés, où se voit la tête de Rembrandt. { £

D'un côté, une femme en pied, vue de profil, est tournée vers la gauche, tenant un

chaudron des deux mains; près d’elle une petite fille. Au bas de ces figures : Rr.ou RH. 1631, gravé faiblement. D'un autre côté, on aperçoit au milieu une tête d'homme en cheveux ressemblant à Rembrandt. Un peu plus haut, vers la gauche, la moitié d’une figure de vieillard vu de profil, couvert d’un bonnet. On écrit aussi le nom et la date: RI. ou RH. 1651.

Hauteur, 0,094; largeur, 0,110.

BARTSCH, 370. — CLAUSSIN, 360. — WILSON, 3

: 4. — cn. BLANC, 238. — MIDDLETON, 82

Cabinet des estampes de Paris, Amsterdam, Harlem, British Museum, Cambridge, Oxford.

Lie) Robert-Dumesnil, 31 fr. 7o c.; Verstolk, 29 fr. 50 c.; Arosarena, 117. fr.; Didot, 155 fr. On connaît deux copies : 1° assez bonne, mais froide, par Claussin; — 2e citée par M. le docteur

Sträter, mais que M. Middleton n’a pas vue.

M. Ch. Blanc a fait exécuter un très bon fac-similé de cette pièce.

Les amateurs qui penseraient qu’on ne doit pas admettre la signature IR, surtout comme une

preuve que Rembrandt ne l'avait adoptée que du vivant de son père, et qu’il l’a abandonnée im-

médiatement après sa mort, auraient beau jeu dans cette circonstance : ou bien il faut nier que la tête de Rembrandt lui ressemble, ou bien l'on est obligé de convenir que ce n’est pas le portrait de Rembrandt en 1631; c'est plutôt ce qu’il devait être vingt ans plus tard. Aussi MM. les organi-

sateurs de l'Exposition du Burlington-Club n’ont-ils pas hésité à classer cette pièce à la date de

1651. Pour rattacher cette pièce à l'année 1631, il faut admettre deux conjectures : il faut sup-

poser que Rembrandt a d’abord exécuté la Mendiante et la Petite Fille, et dire ensuité qu’il n’a

gravé que beaucoup plus tard le vieillard qui est dans le haut, ainsi que son portrait placé dans le

milieu, en retouchant les deux figures primitives pour les mettre en concordance avec les deux autres

ÉTUDES DE TÊTES ET GRIFFONNEMENTS PA

croquis : la signature et la date ne paraissent se rapporter qu’au groupe primitif, puisqu'elles sont

immédiatement au-dessous. Quelques travaux sur le bas de la robe de la vieille femme, et au bas.

à gauche, contre le vêtement de la petite fille, ne rendent peut-être pas cette hypothèse invraisem-

blable. D'un autre côté, M. le docteur Sträter avance que cette tête n'est pas celle de Rembrandt,

s bien de son père; il se fonde sur ce que le nez est trop petit en proportion de la bouche, qui diffère au

i, quant à la forme et à l'expression, de celle que l’on voit dans d’autres études. Les che-

veux sont aussi comparativement fins et clairsemés. M. Middleton fait observer que le faire de cette

du père de Rembrandt, si c'était réellement

piè

€ étant réellement postérieur à 1631, le portrai

lui-même, aurait dû être fait de souvenir. Quant à nous, nous sommes oblis

de convenir que, si

nous ne regard

ns que la date en elle-même,

le paraît être plutôt 1631 que 1651, mais que, si

elon nous est une des meilleures de Rembrandt, il nous

aire de cette pi

faut la renvoyer à une époque postériet J E E

D'ailleurs, comment. expliquer le fait suivant ? Rem-

présenté sa mère que très vieille et décrépite, et quand il fait le portrait de

brandt n’a, dit-on, re

son père, il lui donne les traits d’un homme beaucoup moins âgé qu'il ne l'était en 163r, époque à laquelle il avait soixante-six ans! Nous devons, en finissant, faire remarquer que M. Vosmaer

place cette pièce à l’année 163r.

Page 1