Le Paysage aux trois arbres
Ils sont à droite, sur une éminence, et on aperçoit au travers, dans le lointain, un chariot rempli de monde. Au delà d’un canal on voit une femme assise sur le bord, et un homme debout qui pêche à la ligne. Dans le lointain, de ce côté, une ville. Le ciel est chargé de nuages d'où la pluie s'échappe. Dans le bas à droite, on aperçoit difficilement deux personnes sous un berceau de feuillage. On lit avec peine au bas de la planche, au-
dessous des joncs : Rembrandt f. 1643.
BARTSCH, 212. — CLAUSSIN, 209. — WILSON, 209. — CH. BLANC, 319. — MIDDLETON, 309.
Cabinet des estampes de Paris, Amsterdam, British Museum, etc.
Robert-Dumesnil, 214 fr.; Révil, 421 fr.; Verstolk, 378 fr.; Debois, 410 fr. ; Simon, 700 fr. ; Harrach, 2,080 fr.; Kalle, 3,625 fr.; Liphart, 4,062 fr. 50 c.; Didot, 2,000 fr. ; S25fr.; Schloesser, 2,125 fr.
sarena, 1,800 fr Heimsoeth, 2,3 Il y a une contre-épreuve au British Museum.
; Knowles, 2,(
En regardant cette estampe, on aperçoit quelquefois plusieurs têtes dans les nuages. Nous ajouterons que ceux-ci sont faits de telle manière qu’on peut y voir tout ce que l’on veut. Nous remplirions une page s'il fallait décrire toutes les figures que nous y avons découvertes.
Claussin dit, page 123 de son catalogue, qu'on lui avait assuré qu’il e ait une épreuve avant la figure » PAg É F 8
assise par terre, au haut de la digue, vers la droite. Personne n'a jamais vu cette épreuve, par la raison
qu’elle n'existe pas. Lorsque Claussin était sur Le point de faire imprimer son livre, quelques amateurs imaginèrent cette petite mystification, que Claussin eut le tort de croire trop légèrement. Je tiens ce fait
de M. Robert-Dumesnil, qui était au nombre des auteurs de cette plaisanterie.
I existe neuf copies : 1° dans le même sens, par James Bretherton; on la reconnaît à quelques tailles qui partent de légers nuages, au-dessus de l’arbre sur la droite : dans l'original, on voit trois tailles serrées dont les deux du haut traversent le nuage; dans la copie, ces tailles sont plus espacées, et aucune d'elles n’atteint les nuages; — 2° du même sens, par Byron; dans l'original, vers le haut et presque dans le milieu, il y a un vol d'oiseaux; dans la copie, ces oiseaux sont au-dessus de l'arbre du milieu, à droite; elle est peu trompeuse; — 3° du mêmesens, très médiocre, par J. Hazard; dans l'original, le terrain à droite, sur lequel est la petite figure, s'incline doucement vers la droite; dans la copie, il est divisé en deux collines rondes, et la petite figure est sur la colline la plus éloignée du bord de la planche; — 4° elle n'est qu’une copie de*la précédente; son auteur anonyme a pris pour l'original l’estampe de J. Hazard ; — 5° en contre-partie; on en connaît deux états: dans le second, un coup de foudre frappe l'arbre du milieu; cette copie, grossièrement et durement exécutée, est de William Baillie, dont elle porte les initiales ; — 6° la butte sur la gauche estuniformément gravée avec des tailles diagonales tir
jusqu’au bord de la planche, et les tailles qui accusent un changement dans la copie de Bretherton
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er
buée à Cumano ; on en rencontre quelquefois des contre-
manquent ; cette copie anonyme peut être attri
épreuves, qui sont alors dans le sens de l'original. Novelli, mentionnée par M. Ch. Blanc, une autre par Louis
On peut encore citer une copie p Marvy., enfin une troisième plus petite, en sens inverse, par Burnet.
L'Homme au lait.
Sur la droite, un paysan porte deux seaux de lait attachés à une traverse de bois échancrée, placée derrière son cou, sur ses épaules. Un grand chien court à ses pieds. Au bas, à gauche, on voit un canal avec un bateau attaché au bord. Date présumée : 1636, d'après M. Vosmaer, et 1650, selon M. Middleton.
Hauteur, 0,065; largeur, 0.173
éraT. Dans le fond à gauche, il n'y a aucune trace de collines. L'ombre noire, verticale sur la
au milieu, les
s éloignée, ne s'étend pas sur la droite aussi loin c
ain
plis du terrain
se termine en s’arrondissant au bord terrain presque blanc ue par quelques travaux jetés çà et là; la route, dans le milieu, n'offre que quelques tailles s ressemblant à des ornières. Les travaux ne s'étendent pas jusqu’à la marge du bas. Cabi-
n’est marqué n'est marqué q
le Paris, British Museu A
devant, du même côté, le ter
ruche, les collines ont été introduites: elles sont ombrées de traits légers. Sur le
in est marqué par des tailles obliques tirées de gauche à droite; les travaux
qui indiquent les plantes au bord de l’eau sont beaucoup plus a Une ombre additionnelle et
dessous du grand arbre, sont
verticale tc ; les plis du terrain, près de la ba
ntués; au bo l'eau, à la place de simples tailles ol emment, on dis-
obliques très courtes. Presque en
tingue une espéc
face de la petite ba e surle chemin une série de tailles obliques, et, contre le bord de l’es-
tampe, une a -dessous de la petite élévation de terrain qui est à droite. Cabinet des
estampes de Paris, Rob 1,720 fr.; K7
Dans le v
itish Museum, etc.
l 1 : Didot, 4 fr.
ne épreuve de cette pièce doit avoir été
Liphart, 6
Verstolk, 21
— Arosarena, contre-épreuve
avec la planche ori
On connaît trois copies : 1° du même sens, par Byron; un trait échappé, qui dans l'original s’élève au-dessus du milieu du gros arbre, sur la gauche, est devenu une branche fourchue dans la copie; entre cet arbre et un autre qui lui est voisin, une branche morte, deux fois fourchue dans l'original, n’a plus qu'une fourche dans la copie; dans celle-ci la proue de la barque n’a qu’une seule pointe; — 2° d'après le deuxième état et du même sens; les tailles courtes, régulières, verticales, sur le côté opposé de l’eau manquent; un travail serré couvre toute l’eau ; — 3 en contre-partie; on voit dans l’eau
à droite cinq ou six pieux courts.