‹ L'œuvre de C.-J. DavaineChapitre 58 sur 132 · CONDITIONS DE I.A REVIVISCENCE · texte numérisé non relu

CONDITIONS DE I.A REVIVISCENCE

RECHERCHES SUR LES CONDITIONS DE L’EXISTENCE OU DE LA NON EXISTENCE DE LA REVIVISCENCE CHEZ DES ESTÈCES APPARTENANT AU MÊME GENRE 1

Depuis plusieurs années j’ai commencé des recherches sur la propriété que possèdent certains êtres de retrouver, par l’humidité, les manifestations de la vie qu'ils ont perdues par une dessiccation plus ou moins absolue 2. Je me serais abstenu, jusqu’à ce que mon travail fût plus complet, d’en faire l’objet d’une communication à l’Académie, si de récentes publications sur ce sujet ne m’y avaient déterminé.

Les êtres sur lesquels ont porté mes expériences appartiennent aux rotifères, aux tardigrades, aux nématoïdes, aux infusoires et à quelques espèces végétales. L’objet de ma communication n’est pas de déterminer le degré de dessiccation que ces êtres pourraient supporter sans périr, mais de constater l’existence ou la non existence de la réviviscence chez ces êtres desséchés à l’air libre et dans des conditions semblables.

Ayant examiné à ce point de vue diverses espèces de rotifères, j’ai constaté, comme plusieurs observateurs, que celles qui habitent les mousses et les sables des gouttières jouissent de la propriété de se revivifier après avoir été desséchées : mais cette propriété, je ne l’ai retrouvée chez aucun rotifère vivant dans les eaux des rivières ou des étangs, et c’est à ce fait surtout, sans doute, que la divergence d’opinion des contradicteurs de Spallanzani doit être imputée.

1 Comptes, [rendus de l'Académie des sciences , 6 juin 1S59.

2 Recherches sur la vie litcnte chez quelques animaux et quelques plantes ( Comptes rendus de la Société de biologie , 1856, p. 225.

Davaine. L'CEuvre.

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