‹ L'œuvre de Corot (volume 3)Chapitre 128 sur 368 · Ville-d'Avray. — Prix : 500 fr · texte numérisé non relu

Ville-d'Avray. — Prix : 500 fr

(i) Au sujet de cette vente, les archives Binant contiennent d'intéressants documents.

Dans une lettre en date du 15 novembre 1856, M. Marcotte, président de la Société artistique des Bouches-du-Rhône, écrit à M. Binant : «... J'ai proposé Corot ; mais je rencontre une vive opposition. La manière de ce grand artiste n'est pas assez serrée pour nos demi-amateurs. J'y reviendrai... /». L'insistance de M. Marcotte finit par porter fruit et on se décide à offrir 500 francs du tableau dont Corot demandait 600. M. Binant, chargé de lui faire cette proposition, reçoit cette réponse: « Monsieur, j'accorde très volontiers le tableau au prix de 500. Recevez mes salutations, C. Corot ».

(2) La Commission de la Société Artistique des Bouches-du-Rhône fit demander, par l'intermédiaire de son secrétaire (lettre de M.Maccabelly à M. Binant, du 18 septembre 18^8), si Corot serait disposé à faire une diminution sur le prix demandé pour ce tableau. Les archives Binant ne contiennent pas la réponse de Corot ; mais sur une liste où, en regard des demandes de plusieurs artistes pour leurs tableaux, M. Binant a écrit la réduction consentie en faveur de la Société de Marseille, le prix de 3.000 fr. pour le Corot a été maintenu, sans la mention d'aucun rabais.

(3) Au sujet de la participation de Corot à cette exposition, les archives Binant contiennent la lettre que voici :

« Aiserey, ce 19 mai 1858.

<: Mon cher Monsieur Binant, #■ L'un des tableaux que vous m'indiquez dans votre lettre est à Nantes : l'autre à Semur : les enfants qui cueillent des pommes. Je n'ai « plus à l'atelier qu'un tableau qui est sans bordure, suspendu en l'air. C'est Daphnis et Chloé (soir), i.ooo fr., et un autre (forêt de Fontainebleau) « rue Montholon (600 fr.). Je vous autorise à pénétrer dans mon atelier et mon logement avec cette lettre. Tout ce que vous ferez sera bien fait. S'il « y a moyen, j'enverrai celui qui est à Semur (Côte-d'Or).

*r Tout à vous. C. Corot *.

« Mes amitiés à Mmes Binant et Chamouillet. Vous direz que ma nièce va bien, très bien .•>. (Corot était à Aizerey, chez sa nièce, Mme Emile Corot, nouvellement mariée).

Sur la lettre ci-dessus, le premier des tableaux en question c Daphnis et Chloé» est rayé au crayon rouge. Le second « Fontainebleau» figura à Dijon en même temps que « le Vereer ». envové de Semur.

MARSEILLE

N° 114. — Paysage avec figures. — Prix: 6.000 fr. (i).

N° 115. — Un soir. — Prix : 600 fr.

N° 116. — Environs de Mantes. — Prix : 600 fr.

BORDEAUX

N° 130. — Daphnis et Chloé ; paysage : effet du soir. — Prix : 1.500 fr.

N° 131. — Etude en Bretagne. — Prix : 500 fr.

N° 132 — Jeune fille. — Prix : 600 fr. (Vendu).

AMIENS Souvenir de Fontainebleau.

N° 359. - 500 fr

— Prix

BESANÇON Forêt de Fontainebleau. — Prix : 2.000 fr.

VERSAILLES Cabane à Aizerey (Côte-d'Or).

BORDEAUX

N° 147. — Idylle. — Prix : 3.000 fr.

N° 148. — Retour du marché d'Arras.

i.ooo fr.

N" 149. — Coup de vent. — Prix : 700 fr.

— Prix;

STRASBOURG (2) N" 89. — Bords de la Charente. — Prix : 800 fr. N" 90. — Petit cabaret (Côte-d'Or). — Prix : 500 fr.

MARSEILLE

N» no. — Bords de la Loire (appartenant à M. Bourges). — Prix : 450 fr. (Vendu joo) (3).

BORDEAUX

N» 147. — Environs de Mantes (Seine-et-Oise). — Prix : 500 fr.

N" 148. — Jeune femme, costume méridional. — Prix: 500 fr.

MARSEILLE N° 97. — Enfants au bord d'un lac. — Prix: 800 fr.

STRASBOURG

N» 506. — Souvenir d'Italie. — Prix : 650 fr.

STRASBOURG

N° 452. — Souvenir d'Italie. — Prix : 700 fr.

MARSEILLE

N° 88. — Crépuscule (appartenant à M. Bourges). —

Prix: i.ooo fr. {Vendu 606).

N" 89. — Effet du soir (appartenant à M. Surville").

— Prix : 500 fr. ( Vendu ^00) (4).

(i) Les archives Binant contiennent une lettre de M. Maccabelly, secrétaire de la Société Artistique des Bouches-du-Rliône, en date du 7 octobre 1859, qui débute ainsi : «: Cette lettre a pour but de vous prier de voir M. Corot, afin de savoir de lui quelle serait sa dernière limite de son grand tableau avec ligures coté 6.000 fr. Je crois, et ceci sans engagement, qu'on trouverait ici une offre d'amateur de 2.500 à 3.000 fr... » Nous ignorons la réponse de Corot. Mais la vente n'eut pas lieu et « la Toilette » (c'est le tableau en question) resta longtemps encore après cela la propriété de son auteur.

(2) M. E. Marcotte, dont nous avons lu plus haut des lettres écrites au nom de la Société Artistique des Bouches-du-Rhone, était devenu, en 1860, le président de celle de Strasbourg. En cette qualité, il proposa à la Commission l'achat d'un tableau de Corot. Mais sa proposition fut très mal accueillie. (Archives Binant.)

(3) Acheté par la Société Artistique pour la loterie et gagné par le numéro 789 (M. Marchant, de Paris). — Sémaphore de Marseille, i" janvier j86i. (Archives Binant.)

(4) MM. Bourges et Surville, les deux marchands parisiens, à qui appartenaient les tableaux de Corot exposés en 1862 à Marseille, étaient les pourvoyeurs habituels des expositions organisées par M. Binant et le contingent des toiles fournies par eux formait un appoint important aux envois individuels des artistes, — Les deux Corot en question furent achetés par des amateurs.

BORDEAUX Paysage (soleil levant).

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