TESTAMENTS DE COROT
CONTRAT DE MARIAGE DE LOUIS-JACQUES COROT ET DE MARIE-FRANÇOISE OBERSON
Louis-Jacques Corot, citoyen de Paris, y demeurant, rue de Grenelle, 115, section de la Fontaine de Grenelle, âgé de 22 ans, est fils de Claude Corot, perruquier à Paris, et de Jeanne-Françoise Guyot, tous deux décédés. Sa mère a épousé en troisièmes noces M. Pierre Amène, perruquier.
Marie-Françoise Oberson, âgée de 24 ans, est tille de Claude-Antoine Oberson, marchand de vin au Grand Commun à Versailles, et de Marie-Julie Scerre, tous deux décédés.
Passé devant M" Trutat, (2) le 5 mai 1793, le contrat est fait en présence de Jean- Abraham Auvity, docteur en médecine, et Marie Paulle, son épouse, demeurant rue du Bacq, section de la Fontaine de Grenelle ; — de Charles-Jacques Hennebert, citoyen, demeurant à Paris, rue et section susdites ; — de Charles-Théodore Guenoux, horloger, demeurant rue de Grenelle, section id. ; — tous amis des futurs époux.
Le futur apporte 1.500 livres en habits, linge, mobilier et deniers comptants provenant de ses gains et épargnes, plus 600 livres représentées par le fonds de perruquier du sieur Pierre Amène, que celui-ci lui abandonne (3).
La future apporte 10.000 livres, représentées par des propriétés qu'elle possède en Suisse, canton de Fribourg, plus des créances dues par divers à Versailles.
(i) Les pièces analysées ou transcrites ici nous ont été fournies, à l'exception des testaments, par M. G. Le Chàtellier, qui en avait l'ait la recherche en vue de la détermination de la maison natale de Corot. Ses etTorts n'ont malheureusement pas encore abouti. Mais ils ont eu pour résultat de mettre au jour des pièces qui précisent mieux que nous n'avions réussi à le faire les origines familiales de Corot et la condition de ses proches. Nous regrettons de n'en avoir eu connaissance qu'après la publication de notre tome 1, où elles auraient été utilisées avec prolit.
(2) Etude Cocteau.
(5) En 1792, Amène, perruquier rue de Grenelle, payait un loyer de 130 livres.
ACTE DE NAISSANCE DE ANNETTE-OCTAVIE COROT (Rétablissement demandé par M' Harly Perraud, notaire rue des Saints-Pères n° 15 (i), le 12 mai 1875.)
Section de la Fontaine de Grenelle.
L'an second de la République une et indivisible, du samedi 17 août 1793. Naissance de Annette-Octavie, née le jour d'hier à 9 heures du soir, rue de Grenelle n° 115, fille de Louis-Jacques Corot, perruquier, natif de Paris, paroisse Saint-Etienne-du-Mont, et de Marie-Françoise Oberson, native de Versailles, mariés à Paris, en 1792, paroisse Saint-Thomas-d'Aquin.
i" témoin : Pierre Holleville, âgé de 28 ans, marchand mercier, domicilié à Paris, rue du Bacq n° 127. Signé : Holleville fils.
2° témoin : Louise-Maria, femme de Cirille Dupuis, âgée de 52 ans, gardemalade, domiciliée à Paris, rue du Bacq n' 153, laquelle a déclaré ne savoir signer.
Sur la réquisition à nous faite dans les 24 heures par Louis-Jacques Corot, père de la dite Annette-Octavie, lequel nous a fait la représentation. Signé : Louis- Jacques Corot.
Constaté suivant la loi du 20 décembre 1792 par nous, Claude-Louis Bonenfan, commissaire de police de la susdite section : Bonenfan.
CONTR.\T DE MARIAGE DE LAURENT-DENIS SENNEGON ET DE ANNETTE-OCTAVIE COROT
Le contrat est passé devant M' Ozanne, (2) le 21 mars 1813.
Louis-Jacques Corot, négociant, et M. F. Oberson, son épouse, parents de la future, sont domiciliés rue du Bacq n° i. Les parents du futur (M. et M°" Sennegon, de Rouen) sont indiqués comme demeurant présentement dans un hôtel de la rue de Grenelle.
La dot d'A.-O. Corot se compose en partie du fonds de commerce de ses parents, dont ils lui cèdent la jouissance à partir du i" août 1816. M. Sennegon est autorisé à joindre à l'établissement de ses beaux-parents un commerce de soieries, dont les bénéfices lui seront propres. Le fonds de commerce Corot est évalué 15.000 francs.
Parmi les témoins sont : Camille Corot et sa seconde sœur, l'un et l'autre domiciliés chez leurs parents, rue du Bacq, n° i, — M. Hennebert, etc.