Il n'existait aucune fabrique de tuiles dar.s le comté
4. On ne connaissait ni le drainage à rampe, ni la pose de la tuile, etc.; il était difficile de trouver des hommes sachant ce genre de travail.
Au cours des saisons de 1908 et 1909, nous avons réussi jusqu’à un certain point à aplanir la première difficulté, grâce à notre œuvre de propagande, par des conférences, des articles de journaux,
des démonstrations, ete. Nous avons vaineu la deuxième en offrant nos services gratuitement pour faire les levés, établir des systèmes, préparer des plans, et. Au cours de l'automne de 1909, quelquesuns des systèmes que nous avions préparés furent en partie installés par des journaliers. Un de ces champs convenait parfaitement comme terrain d'expérimentation. Situé le long d’une grande route, on avait cru précédemment qu'il était impossible de le drainer avec avantage. Ce printemps, alors que les terrains voisins étaient chargés d'eau, le champ drainé était sec et en bo état. On aurait pu l’ensemencer au moins trois semaines avant les terrains des alentours, mais on le réserva pour du mais. Ce maïs semé pour I -#mière fois à cet endroit était, de l'avis de tous, le meilleur qu'on put voir sur un rayon de plusieurs milles. Non seulement etait il haut et vigoureux, mais il avait poussé également sur toute l'étendue €: ce champ, et mûri en bonne condition. Inutile d'ajouter que nous avons reçu plusieurs demandes d'aide de cette partie du comté, au cours de l’année, et cet automne le possesseur du terrain a posé lui-même un plein wagon de tuiles.
Notre elub d'agriculture nous a épargné la difficrlté de nous procurer des tuiles dans le comté de Perth. En le hetant en coopération à pleins wagons, nous avons pu obtenir pour ce comté des tuiles à meilleur compte que nous aurions pu le faire de beaucoup de fabricants. Cette année, favorisés par un mois de mai pluvieux, nous avons continué notre campagne en faveur du drainage, et, depuis le mois de juin, nous avons consacré toutes 1,08 journées et demi-journées disponil 'es à établir des drainages dans les différentes parties du comté. Nous avons triomphé de la quatrième difficulté au moyen d’un excavateur à vapeur que nous prêta la province de Québec, et par suite nous avons pu donner au drainage couvert une avance inconnue jusqu'ici en ce district. Le propriétaire de l’excavateur se mit lui-même à notre disposition et suivit le plan que nous lui avions tracé, acceptant nos pentes, etc.; il resta deux mois avec nous; nous creusions une longueur d’au moins 2,000 pieds par jour et même 3,000 pieds, quand la nature du sol le permettait. Vu que par endroit le terrain était rocheux, nous avons brisé quelques pièces de la machine, ce qui nous a causé du retard; mais les cultivateurs sont si contents des résultats obtenus que, suivant toute probabilité, ils achèteront un excavateur en coopération.
Le mais est une des récoltes favorites de ce comté; en plusieurs endroits, plus de 75 pour cent des cultivateurs Ant des silos. Toute la semence est importée; quelques cultivateurs seulement ont gardé le mais Flint. Naturellement des saisons défavorables comme * celle de 1910 ont découragé un peu quelques cultivateurs. Nous
avons cherché à surmonter cet obstacle: premièrement, en recommandant d'acheter la semence en épi; deuxièmement, en soumettant à l'épreuve des échantillons pour tous les grainetiers locaux; troisièmement, en essayant de développer une espèce de mais Dent adaptée à cette localité. Depuis deux années, le cercle agricole de Lanark-sud achète sa semence en épi. En comparart la semence obtenue par les membres, cette année, avec celle vendue en gros, ont voit que ceux qui ont suivi la nouvelle méthode ont fait un gain de plusieurs dollars. Au printemps de 1909 et 1910, nous avons soumis à l'épreuve la semence de mais de tous les grainetiers, à mesure qu'elle arrivait, et presque tous ces marchands se sont guidés sur nos rapports qui étaient leur seule garantie, Les envois qui n’atteignaient pas le degré voulu, ont été renvoyés. Nous avons commencé notre travail de sélection par une espèce de maïs de maturité précoce, et que l'on cultive dans le Wisconsin. Pendant les deux dernières années nous avons semé une acre de ce maïs, d’après le plan d’un épi par rang, et nous en avons choisi pour maturité précoce, chaque année. Nous avons réussi à récolter de la semence de première classe, durant ces deux années. La récolte a surpassé toutes celles du voisinage, non seulement en maturité, mais aussi en qualité. Il a été impossible de suffire aux demandes de semence, l’an dernier, et nous éprouverons peut-être la même difficulté cette année,
Depuis l'ouverture de ce bureau, nous avons fa't ressortir la valeur de l’alfalfa. Cette année, un cinquième au moins des cultivateurs de Perth a ensemencé une pièce en alfalfa. Bien que .ous n'aient pas obtenu plein succès, on a démontré suffisariment qu'il est possible de récolter ici cette plante avec avantage. Au printemps, les demandes de semence d’alfalfa étaient plus nombreuses que toutes les autres. L'année dernière nous avons expédié plus de cinquante demandes de nitro culture et conduit l'envoi de beiucoup d’autres. Nous l'avons cultivé nous-mêmes et avons réussi à le récolter sans culture protectrice.
été je at 6 rail e ér: à Comté de L été dernier et cet été, notre travail expérime ntal Prince a consisté à diriger des expériences pratiques sur di- Edouard
verses fermes du comté. L'an dernier, nous avons dirigé les expériences avec des engrais chimiques sur les tomates, le maïs sucré et les pommes de terre; le même travail a été repris cette saison sur une plus grande étendue, Nous avons effectué sept essais sur le maïs sucré, cinq sur les pommes de terre, et douze sur les tomates, dans différents endroits du comté. Les cultivateurs qui récoltent ces produits, et en particulier ceux de conserves, ne peuvent £e procurer assez de fumier et sont obligés, en consé-
quence, d'acheter des engrais chimiques. Jusqu'à présent, ils ont acheté des engrais tout préparés et à bas prix. Nous avons prié les eultivateurs les plus soigneux d'effectuer ces expériences et de nous faire part des résultats, et d'en faire rapport aux réunions d'hiver des cercles agricoles. Ces expériences, quand la chose était possible, ont été conduites près de la route et ont beaucoup attiré l'attention des passants, La quantité des engrais chimiques sera beaucoup augmentée une autre année,
On a fait des essais de différentes variétés de maïs sur 24 fermes: sur quelques-unes, on a semé du mais sucré, sur d'autres, du Flint. sur le reste, du Dent. On a fait des essais avec de l'orge appelée Common Mandeschuri et une autre espèce la 0. À. C. No. 21, sur L4 ferme différentes. L'orge fut distribuée aux élèves qui avaient suivi un cours abrégé: nous avons reçt ‘usieurs demandes pour savoir où trouver la semence de ces vurétés, à la prochaine saison. On a distribué deux variétés de pois: une partie de la semence provenait de l'exposition d'hiver et des graines qui avaient remporté des prix au concours des produits agricoles.
Plusieurs cultivateurs ont effectué leurs expériences sous la direction des cercles agricoles, le eerele spécifiant un produit à chacun des différents membres. En certaines parties du comté, on a fait l'essai des engrais chimiques. Par exemple, dans le comté de Wellington, un cultivateur a appliqué sur une acre de pommes de terre 100 livres de muriate de potasse, et 300 livres de phosphate acidulé. Sur une acre contiguë et traitée de la même manière, il ajouta 100 livres de soude nitratée, laissant le reste du terrain sans engrais. Ila tenu un compte exact du travail, et il a trouvé qu'il pourra appliquer avantageusement les engrais une autre année, sur une plus grande étendue. D'autres cultivateurs des environs font des essais d'engrais sur des pommes de terre, des fraises, des tomates et du céleri. Nous avons fait un essai d'engrais cette saison sur du céleri planté dans un terrain humide.
Le Collegiate Institute a : mnduit des essais dans des champs d'expérimentation ou de démonstration. De plus, on a fait des expériences sur des variétés de betteraves fourragères, des tomates, des millets et du maïs; on a fait des essais d'engrais sur des pommes de terre. Nous avons ensemencé un carré de maïs sucré, connu sous le nom de “ Penrce's Improved Evergreen''; c'est une variété originaire de ce comté et que recherchent les fabriques de conserves, M. Pcaree nous a fourni de la semence, et nous avons choisi des épis de semence dans le carré que nous avons cultivé cette année. Nous avons choisi de préférence les épis à alvéoles profondes et qui donnent plus de substance. On espère pousser plus activement le travail une autre année, et y intéresser les directeurs de différentes fabriques.
Les producteurs de fruits du comté se sont appliqués à l’arrosage. Ils ont compris que sans ce moyen ils ne pourraient se débarrasser des maladies et des insectes, ni récolter des fruits de qualité supéricure. Environ 200 producteurs de fruits du comté ont arrosé leurs arbres l’année dernière. Nous n'avons pas fait de démonstrations d'arrosage nous-mêmes, mais nous avons fait visites à ceux qui arrosaient, et nous avons essayé de leur faire exécuter le travail aussi bien que possible.
En 1909, nous avons fait l'essai de quatre marques de chaux sulphurée, les Vanco, Rex, Niagara et Grasselli, Nous n'avons guère remarqué de différence entre ces divers composés. Nous aVONS aussi fait l'essai d'un excès de chaux, mélange Bordeaux. Bien que le mélange fût difficile à appliquer, il a paru agir efficacement sur le kermès coquille d'huître.
Au printemps de 1910, nous avons essayé la valeur comparative de l’arsénite de chaux et de l'arsénate de plomb, employés comme insecticides, de concert avec la chaux sulphurée, dans l'arrosage d'été. Le premier mélange est bon destructeur du ver des pommes mais, si l'on excède la quantité recommandée, il brûle les fouilles. Malgré cela, les producteurs de fruits préfèrent s'en servir ainsi, vu que si préparation coûte plus cher.
Les vergers qui ont été arrosés et bien soignés, ont rapporté cette année une abondance de fruits de première qualité. Les préparations pour l'année prochaine sont déjà commencées et l'on a commandé une grande partie des ingrédients,
M. Whitford Collier, de East Lake, possède un verger de vingt acres; il renferme des pommes Baldwin, des Cranberry Pippin, des Spes, des Bottle Greening et des Ben Davis. Il a acheté, ce printemps, tout un assortiment d'appareils d'arrosage 6t quatre barils de mélange de chaux sulphurée. Il affirme qu'il a réalisé $400. de plus, grâce à l'arrosage.
Une autre bonne leçon de choses à été mise en pratique dans une autre localité. M. Wim, Peck possède, à Alburv, un ancien verger d'une superficie de 7 acros, L'année dernière, ce verger fut ravagé par le ver mangeur de feuilles et les fruits furent dévorés par de ver des pommes, Grâce à un arrosage complet, la récolte a rapporté cette année $1,500. de fruits, tandis que l'année dernière, maleré une récolte plus abondante, le propriétaire n'en retira que $400, Les pires ennemis des producteurs de fruits de ce comté sont peutêtre le ver mangeur de feuilles et le ver des pommes, La chaux suliphurée semble les exterminer radicalement, Ce mélange coûte 315. le baril rendu à Picton. Par suite de l'introduction de la chaux sulphurée bouillie à domicile, les cultivateurs seront plus à
même de continuer l’arrosage. Ce dernier coûte à peine les deux tiers du prix du mélange commercial.
Au cours du printemps dernier, nous avons visité quatorze sections du comté et avons enseigné pratiquement la manière de préparer la chaux sulphurée à domicile. Les arrosages pratiqués avec ce mélange ont donné d'aussi bons résultats, quelques-uns disent meilleurs, que le mélange commercial. Dans une section où nous avons fait une démonstration, on avait fait bouillir 15 barils de ce produit, et les gens de l'endroit en ont commandé pour l’année prochaine une quantité trois fois supérieure. A Wellington, on a acheté 3,500 livres de souffre et 1,750 livres de chaux, le tout mélangé, formant 35 barils, à raison d'environ $1.50 du baril.
Les 14, 15 et 16 mars, nous avons organisé à Ameliasburg des assemblées auxquelles prirent part au moins 1,200 cultivateurs. On diseuta et l'on fit des démonstrations portant sur les chevaux de divers poids, légers et lourds, sur les vaches à lait et les bœufs de boucherie, les pores, les récoltes de blé, d'avoine. d'orge, de maïs, de foin, sur les pâturages et les fourrages.
L'assemblée des producteurs de fruits, tenue à Picton les 14, 15 et 16 décembre, comptait à une des séances plus de 400 personnes. On exposa surtout les méthodes de production et de plantation, de culture et d'arrosage des vergers. On montra les meilleurs modes d'empaquetage des pommes et des ingrédients d'arrosage, surtout l'arrosage au souffre. Nous avons pris part à toutes les expositions d'automne, entre autres à Picton, Roblin’s Mills, Domorestville: dirigé des démonstrations d'arbitrage pour jeunes gens aux expositions de Picton et de Roblin's Mills et des concours de mauvaises herbes et de pommes, consistant à savoir les distinguer et les nommer. A la suite d'expériences antérieures, on a exposé, au cours des saisons de 1909 et 1910, à Picton et Roblin's Mills, des sujets d'éducation, tels que mauvaises herbes, graines de mauvaises herbes, insectes, maladies des fruits et des céréales. J'ai distribué des opuseules de renseignements, publiés par le ministère de l'Agriculture, et agi en qualité d’arbitre à deux expositions chaque saison.
On a tenu des démonstrations d'arbitrage à North Port, Hillier, South Bay, Bethel, Crofton et Milford. Les discussions et les décisions concernaient les chevaux et les vaches laitières; la moyenne des présences était de 45. En général, des assemblées eurent lieu dau. la soirée,
AU cours du mois de juin 1909, deux assemblées pour discuter la question des semences furent tenues à Hillieret à North Port, présences moyennes: 45 et 50. Des assemblées du même genre eurent lieu en 1910 à Cherry Valley, Milford et Mountain View, ,!
t à toutes los a
moyenne des présences 55. J'ai pris part
du Collège agricole, des Associations agricoles, des cercles agricoles et à celles des fabricants de fromage du comté. Ilexiste 13 cercles agricoles dans ce comté; j'ai assisté à ln plupart des assemblées de ces cercles et pris part aux discussions. Un de ces cereles s'est formé en Association de producteurs de fruits. Cette association acheta tous les ingrédients d'arrosage et appareils pour les membres, pendant la dernière saison: elle se prépare à empaqueter et À écouler tous les produits de ses membres, l'année prochaine, Elle ne compte que treize membres, mais je crois que ce nombre augmentera rapidement. Pendant la saison de l’arrosage nous avons consacré beaucoup de temps aux membres de cette association, les aidant à préparer et À appliquer les mélanges, faisant des essais avec les composés et les pompes. Tous les membres sont très satisfaits des résultats de l’arrosage. Les producteurs de fruits du comté de Wellington pratiqueront tous l’arrosage l’année prochaine,
J'ai assisté aux assemblées annuelles des fromagers de Bloomfield, Wellington, Allisonville, Hillier, Consecon, Ameliasburgh, Rednersville, Quinte, Massassaga et Mountain View, et j'ai aussi pris part à l'assemblée de la Chambre de Commerce du Fromage.
Pendant la ‘znière année scolaire, nous avons fait deux cours d'agriculture au Collegiate Institute. Six élèves ont assisté au cours de longue durée et trente à celui de six semaines. Nous ns l'intention d'étendre la durée de ce dernier à dix semaines € spérons que l'assistance sera plus nombreuse.
Nous nous sommes appliqués à attirer l'attention des écoles rurales sur les jardins scolaires. L'école de Mountain View cultive un très bon jardin et les habitants de l'endroit s’y intéressent beaucoup. L'instituteur, M. J. M. Root, est venu nous demander des conseils qu'il a mis ensuite en pratique. Le jardin contenait des carrés de chaque classe de mais, d'avoine, d'orge, de blé, de millets, de racines, de légumes et de fleurs. Soigneusement entretenu, il attirait beaucoup l'attention. Plusieurs autres instituteurs ont manifesté le désir de travailler sur un plan semblable l’an prochain.
Le Dr. Morley Currie, M.P., a offert un prix de $50. pour la meilleure collection de graines de mauvaises herbes de chaque township du comté: c’est nous qui avons fourni les plans et les conditions du concours. Cinq des sept townships y ont participé: le Concours à stimulé un grand nombre de jeunes gens dans l'étude des mauvaises herbes des champs; plusieurs instituteurs se sont égiiement intéressés au concours. Les deux gagnants m'ont dit qu'ils prendraient part au cours d'agriculture dès ie commencement de l’année.
On n’a effectué que peu de drainage souterrain dans ce comté. Nous avons réussi à créer un peu d'intérêt de ce côté en pratiauant
des levés de drainage sur une ferme près de Picton; au mois de juillet 1999 nous y avons fait des démonstrations. A la suite de ce travail, j'ai su que l'on avait posé 12,000 tuiles. On nous a demandé cette année plus de levés et de plans de drainage que nous pouvons fournir. Les demandes, au nombre de vingt-quatre, couvrant une superficie de 100 acres, ont été reçues: nous avons pu répondre à treize. Si l'on avait pu se procurer de la main-d'œuvre, on aurait pu pratiquer beaucoup plus de drainage, Nous n'avons effectué de levés et de plans que lorsque les cultivateurs étaient en mesure d'exécuter le travail. On fera probablement l'acquisition d’une machine à creuser des fossés, le printemps prochain, et il est très probable que l’on nous adressera encore b ‘aueoup plus de demandes l'année prochaine. Je ne puis citer aucun exemple pour montrer que le drainage souterrain a été un succès, le travail est trop récent. Au cours de l'automne dernier, nous avons pratiqué trois levés en vue d'établir un drain collecteur à travers trois fermes; ce travail fut terminé l’ar dernier, et cette année la récolte des cultivateurs # doublé toute £utre récolte antérieure sur les mêmes terrains.
J'ai aidé à tracer des plans de granges, à la construction d’écuries, à l'installation de systèmes d’aérage et à l'établissement de silos.
Comté de CERCLES AGRICOLES: Douze cercles ont été fondés Waterloo en ce comté; les membres se réunissent deux fois par mois pendant l'hiver, et quelques-uns continuent même leurs assemblées pendant le reste de l'année, Ces réunions ont pour but de discuter des questions agricoles, et quelquefois un conférencier agricole étranger y adresse la parole. Les discussions sont publiques et les cultivateurs des autres localités y sont les bienvenus: le cercle est un centre social: grâce à lui, les voisins se rencontrent, se parlent et se connaissent mieux, de là le bénéfice. On propose, on suggère toutes sortes de plans d'action. Un de ces cercles a été le promoteur de l'établissement des téléphones ruraux et d’une école continue au village: un ai a fait revivre les concours de labour et organisé un banquet annuel entre voisins: d'autres ont différents systèmes coopératifs. Naturellement, je prends part à autant d'assemblées que je puis, et comme elles sont fixées pour le soir et pour certaines heures, il me faut parcourir plusieurs milles de pays; c'est pourquoi je ne puis être présent à toutes. Le secrétaire de chacun de ces cercles me transmet un compte rendu complet de chaeune des assemblées, ainsi que copies de quelques-uns des sujets traités et un résumé des discussions. Conséquemment, je me tiens en rapport constant avec les cercles de toutes les parties du comté. J'ai fait publier à pleine page, par nos journaux hebdomadaires, quel-
} ire
ques-uns le ces rapports et de ces dissertations dont j'ai fait adr
DSETES à SCI
des exemplaires aux membres de ces cercles. Nous nous préparons à réunir tous les officiers de ces cercles pour qu'ils puissent se communiquer leurs idées, et nous nous préparons à organiser un plus grand nombre de cercles.
Cours Brers: Ces cours n’ont duré que deux ou trois jours. Ïls avaient pour but une étude pratique du bétail et des semences. Pour ce travail je suis redevable des bons services des professeurs du Collège agricole de l'Ontario: ces cours ont eu lieu à Ayr, Galt et Eimira. L'assistance moyenne comptait de 300 à 40C cultivateurs. Nous avons choisi les meilleurs animaux que nous ayons trouvés, et avions à notre disposition les professeurs les plus experts. On voit par là que ces cours revêtaient un caractère d'éducation agricole de la plus haute importance. Pour ces sortes de classes les cercles agricoles sont de la plus grande utilité. C’est à eux qu'incombait le soin de faire tous les préparatifs nécessaires: ils fournissent les animaux, les bâtiments, ils lancent les annonces, ete.: c'est à eux par conséquent que revient la plus grande part du succès,
DÉMoxsrraTIONS: Nous avons fait sur place des expériences pour montrer comment il faut soigner les vergers. Une partie des vergers du comté a été arrosée et les possesseurs ont pris notes des résultats obtenus. Nous avons invité queiques cultivateurs du voisinage à assister aux opérations, et leur avons montré et expliqué les différentes méthodes d'arrosage. A ces réunions, nous avons expliqué aux cultivateurs la question des mauvaises herbes on nous servant de celles que nous avions recueillies sur place.
EXPÉRIENCES AU MOYEN D'ENGRAIS CHIMIQUES: Afin de démontrer la valeur des engrais chimiques, nous avons fait une trentaine d'expérimentations sur les fermes en divers endroits du comté. Elles consistaient a employer ces engrais combinés de diverses manières pour la production de différentes récoltes, tant dans les terrains humides que sur les terres les plus propices à la culture. Les ingrédients étaient préparés d'avance pour l'expérimentateur, c'est pourquoi il n’était pas difficile d'obtenir de bons résultats pour Ceux qui avaient coopéré à ce travail: nous avons passé par |à, à un moment donné, durant la saison. pour nous rendre compte des effets obtenus.
Ecors Rurazrs: Depuis deux ans, trois écoles des environs de Galt se sont réunies pour concourir, et faire de la culture et des collections de produits de la nature; cette année, six autres écoles des environs d’Ayr ont effectué le même genre de travail. Les fruits de leurs efforts ont été exposés à ce que l’on appelle l'Exposition d'automne des écoles “urales. Je suis convaincu que les garçons et les filles de ces écoles de Campagne ont retiré de ce travail d'éducation les plus grands bénéfices. Autant qu'il a été possible,
les carrés cultivés par ces enfants, chez eux, ont été visités. Pendant mes courses à travers le comté j'ai souvent fait la visite des écoles rurales et donné quelques explications aux élèves: j'ai aussi aidé les instituteurs dans leur travail de jardin et leurs études de la nat ure,
CERCLES AGRICOLES: J'ai figuré sur le programme de toutes les assemblées des cercles du nord et du sud du comté. Au cours de l'hiver, ces réunions ont occupé en moyenne un mois de inon temps. Nous avons conscillé aux élèves de venir faire la visite du collège d'Agriculture au temps des excursions du cercle,
SOCIÉTÉS AGRICOLES: Ces sociétés m'ont donné de grandes latitudes en ce qui concerne les expositions d'automne et surtout la section des élèves. Cette division est un sujet d'éducation tout à fait exceptionnel, non seulement pour les garçons et les filles, mais même pour le public.
Nous avons exposé nous-mêmes des produits destinés à renseigner les eultivateurs qui cherchent à s'instruire; à l'occasion de ces expositions nous avons donné aux garçons l'avantage de faire preuve de leur savoir en leur permettant de se prononcer sur la
aleur et la qualité du bétail: nous avions préparé des carrés d'expérimentation sur le terrain même de l'exposition. J'ai pu même donner des explications sur les semences aux expositions organisées à cette fin par les sociétés agricoles.
En sus de ce qui précède, des travaux variés d'un caractère plus général ont été effectués, tels que préparation des conférences faites aux assemblées, articles pour la presse, aide aux cercle, S dans leur sphère d'action, aux cercles de femmes, aux sociétés 4. rticulture, aux associations agricoles, ete. Nous mettons notre bureau à la disposition de ces sociétés. J'ai parlé à la convention des instituteurs du comté, rempli le rôle d'arbitre aux concours des récoltes sur pied et me suis prêté à toutes les organisations de la population rurale. Je puis ajouter que j'ai aidé différents autres particuliers tant au bureau que dans nos courses à travers le comté.
Dépenses du Département d'Agriculture de l'Ontario pour l'année 1910 GOUVERNEMENT CIVIL ( Agriculture):
Appointements. .... EE late Fo Ce $ 23,187.50 Dépenses imprévues of a 2,625.30 Total..... : ; $ 25,812,