HELENE FOURMENT A LA PELISSE
Pl. 28g.
Gravé par PAUL GLEDITSCH.
g36. HÉLÉNE FOURMENT TENANT DES ROSES (Seconde femme de Rubens, 1614-1673).
La Haye. Musée, 214.
Panneau. H. 98, L. 76.
lle est debout, vue de face, jusqu’à mi-corps; elle porte une robe de soie bleue dont les manches ont des crevés blancs ; au-dessus de cette robe, un manteau ouvert de soie noire avec un collet de
fourrure ; un élégant petit chapeau, orné d’une plume blanche d’autruche, posé sur l’oreille, couvre ses boucles d’un blond doré. Elle a des perles blanches dans les cheveux, aux oreilles et autour du cou ; une chaine et une broche précieuse sur le corsage ; une branche de roses dans la main droite posée sur la ceinture. La carnation est fraîche et moelleuse ; le nez est taillé par pans arrêtés ; les yeux en amande ont une expression de rêverie, ce qui donne au modèle un air endormi ; le cou est nu, les seins sont à moitié découverts. Le fond est gris ; dans le haut, on distingue un rideau rouge.
La peinture est faite d’une main hardie, mais sûre ; la lumière est répandue avec profusion sur cette figure charmante, pleine de vie et de jeunesse. C’est un travail exécuté avec amour et avec soin, entièrement réussi.
Hélène Fourment peut avoir 20 ans et le tableau doit avoir été fait vers i63q. Il est entièrement de la main de Rubens.
Il a été allongé en bas de 12 centimètres et élargi, à droite, de 8
centimètres, à gauche, de 5.
Après avoir fait partie des collections G. Van Slingelandt et Guillaume V,
il a été transporté en France au siècle dernier et figure dans le Manuel du
Muséum Français , n° 520, où il est gravé au trait.
Le musée impérial de l’Ermitage, à St. Pétersbourg, possède le dessin d’une étude pour ce portrait.
Gravures : F. L. Huygens dans le Recueil Steengracht n° 10. Lithographié
en sens contraire par J. J. Mesker dans la Kunstkronijk de 1873.
Photographie : A. Braun.
Photographies du dessin de St. Pétersbourg: A. Braun; Hans Hanfstaengl.