‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 170 sur 302 · MARIA-TERESA · texte numérisé non relu

MARIA-TERESA

(Femme de l’empereur Ferdinand III, 1606-1646).

e catalogue des tableaux trouvés dans la mortuaire de Rubens mentionne sous le n° 114 « Un Pourtrait de l’Impératrice « peint par Rubens. Le texte anglais dit formellement « The picture of the nowe Empresse, « le portrait de l’impératrice actuelle. Cette impératrice était dona Maria-Teresa, sœur de Philippe IV.

(1) Ch. RuELENS : Correspondance de Rubens. I. 245.

Rubens peignit, en 162g, les portraits des Infantes, sœurs de Philippe IV, qui devaient être envoyés en Flandre (1). Parmi eux devait se trouver celui de dona Maria-Teresa qui épousa l’empereur Ferdinand III. Nous croyons retrouver ce portrait dans une gravure de P. Van Sompel, d’après P. Soutman, intitulé : « Eleonora Ferdinandi II Uxor etc. « Ferdinand II n’épousa point une Éléonore, mais Marie-Anne de Bavière ; le portrait gravé par Van Sompel a bien les traits caractéristiques des Habsbourg et présente des traits de ressemblance avec Anne d’Autriche gravée par L. Louys (notre n° 878).

Pierre De Jode a gravé un portrait, où Marie d’Autriche est représentée âgée de 40 ans environ, vue presque de front, le visage entouré de plusieurs rangées de boucles, les cheveux parés de joyaux. Sa toilette est extrêmement riche ; elle porte sur la poitrine une splendide grappe de bijoux. La gravure est signée « P. -P. Rubens p(inxit) P. De Jode sc(ulpsit). «

989. FRÉDÉRIC DE MARSELAER (Seigneur de Parck et Elewyt, bourgmestre de Bruxelles, 1584-1670).

u de face, moustaches retroussées, grande fraise au cou, manteau à pelisse ; sur la poitrine, une médaille attachée à une chaîne à double tour.

Lorsque de Quertemont grava le tableau, en 1779, il se trouvait dans la collection Van Vergelo à Anvers. Le même portrait fut gravé sous le nom de Hugo Grotius par A. Fogg, en 1796 ; il appartenait alors à J. Ward.

Un portrait sous le nom de de Marselaer parut dans la vente de Madame la douairière d’Hoop van Alstein (Gand, 184g). Panneau. H. 60, L. 5o.

En i638, Rubens dessina un frontispice pour la seconde édition du livre de Frédéric de Marselaer, Legatus, qui ne fut publié par l’offine plantinienne qu’en 1666. C’est vers la première de ces dates que le portrait décrit ici doit avoir été peint par Rubens.

Gravures : V. S. 261, B. D(e) Q(uertemont) ; 25o, A. Fogg (sous le nom de Hugo Grotius).

Voir planche 3o3.

(!) CRUZADA V ILLAAM IL : Op. cit. P. 142.

ggo. MAXIMILIEN I, EMPEREUR D’AUTRICHE.

Vienne. Galerie impe'riale, 1173.

Panneau. H. 140, L. 101.

aximilien est debout, tourné de trois quarts et vu à peu près jusqu’aux genoux. Il porte une cuirasse de métal blanc avec des ornements d’or, un casque orné d’un tortil tricolore, surmonté de la couronne enrichie de pierres précieuses. Une de ses mains repose sur le pommeau de son épée, l’autre sur une masse d’armes. Sur sa cuirasse, il porte les insignes de l’ordre de la Toison d’or ; sur sa cotte sont figurées ses armoiries. A gauche, une draperie rouge; à droite, le ciel bleu couvert de légers nuages.

Peint de la main.de Rubens, en pleine lumière, d’une manière large et décorative, vers i635.

Ce portrait forme un pendant de celui de Charles le Téméraire (n° 1174 du musée impérial de Vienne). Le catalogue de cette galerie dit que le présent tableau provient de la mortuaire de Rubens. Dans les tableaux délaissés par le maitre, il se trouvait un portrait de l’Archiduc et non de l’empereur Maximilien. Le pendant du portrait de Charles le Téméraire de la mortuaire était le portrait de Philippe le Bon (nos g5 et g6 de la Spécification des tableaux trouvés dans la mortuaire de Rubens), mais il est douteux que ce soient là les tableaux qui ont passé dans la Galerie de Vienne.

L’ancien catalogue de la Pinacothèque de Munich mentionnait, sous le n° iqi3, une copie de ce portrait, qui depuis a été éloignée.

Gravures: K. Ponheimersen ; AValther ; AV. Unger.

Photographies: Miethke et Wawra ; Loewy.

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