‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 209 sur 302 · UN HOMME TENANT SES GANTS · texte numérisé non relu

UN HOMME TENANT SES GANTS

Brunswick. Musée, 86.

Panneau. H. io5,5, L. 72,5.

igure d’homme, vu presque de face et jusqu’aux genoux. Tête énergique, un peu brusque, de rares cheveux noirs sur le devant de la tête, la barbe pleine. Il porte un habit noir, un col blanc et des manchettes blanches ; il appuie la main droite sur le dossier d’une chaise ; dans la main gauche, il tient ses gants. La tête et les mains sont fortement empâtées, le front est vivement éclairé, le bas du visage est d’un brun rougeâtre. La tète fortement ombrée, pleine de vie, d’expression et de santé, est une des mieux caractérisées que l’on puisse voir.

La tète et les mains sont du maître. L’habit noir est peint par un collaborateur; le collet et les manchettes sont retouchés par Rubens.

Tableau peint vers i63o.

Dans l’ancien catalogue manuscrit, il portait le nom de : « Portrait d’un membre des états de la Hollande. « M. Riegel nous écrit qu’il l’a aussi trouvé désigné sous le nom de : « Bourgmestre d’Anvers. »

Gravure: V. S. 297, W. Unger.

Photographie : Anonyme.

Bruxelles. Galerie d’Arenberg.

Panneau. H. 56,5, L. 43,5.

n moine vu presque de profil. Il a le visage brun, assez rude, la barbe noire, les cheveux noirs frisottants. Il porte un froc noir et sur la poitrine un soleil est brodé. Fond de nuance neutre. Pièce largement brossée, de facture énergique, bien éclairée. Sans grande valeur, mais bien de Rubens. Peint probablement après i63o.

(1) W. BODE : Jahrbuch der K'ôniglichen Preuspiclien Kunstsammlungen . IV, ig3.

io88. UNE JEUNE FEMME AUX CHEVEUX CREPUS.

Bruxelles. Galerie d’Arenberg.

Panneau. H. 64, L. 53.

ête très fraîche, où le sang afflue à la peau ; les cheveux forment de petites boucles blondes sur le front et sur les joues, une tresse dénouée descend dans le cou. Sur la gorge, un linge blanc qui s’enfonce dans le corsage ; sur le buste, une robe noire recouverte d’une faille de même couleur. Les joues ont la fraîcheur de la pêche, rehaussée de carmin et de blanc. Le tableau, de la main de Rubens, semble avoir subi quelques retouches. Le panneau primitif carré ne mesurait que 42 centimètres sur 33 ; il a été encastré d’abord dans un panneau octogone, puis dans un panneau carré.

L’œuvre date de i635 environ. Il provient de la vente Schamp d’Aveschoot, où il fut adjugé à 9750 francs sous le nom d’Isabelle Brant ; c’est la répétition du tableau du musée de Dresde, n° 970. Le musée de l’Ermitage, à St. Pétersbourg (n° 5 77) en possède une copie sous le nom d’Hélène Fourment. Le musée de Cassel, n° 89, en possède une autre copie.

Un homme âgé de 41 ans, peint en 1619.

Bruxelles. Musée, 419.

Panneau. H. 72,5, L. 56,5.

Il est vu de trois quarts, en buste. Cheveux châtains, légèrement bouclés, figure osseuse allongée, moustaches et barbiche rares et blondes, yeux bruns. Il porte une fraise tuyautée, un habit noir à ramages et par dessus un manteau noir. Le fond est d’un gris verdâtre. Le portrait est entouré d’un cadre ovale peint. Sur ce cadre, il porte une inscription ancienne, mais postérieure au tableau : ætate — erat. 41. 1619.

Le portrait doit être attribué à Van Dyck et non à Rubens. La figure et les cheveux sont d’un dessin tourmenté ; la carnation, d’un brun chaud, est fortement empâtée, particularités caractérisant plutôt Van Dyck que son maître; le cadre ovale peint ne se retrouve pas dans une œuvre authentique de Rubens. En 1619, Van Dyck avait vingt ans, il peignait largement, sauvagement et empâtait volontiers sa chaude peinture. Son maître, au contraire, à cette époque avait le pinceau plus calme, la lumière plus froide.

Le portrait fut adjugé dans la vente C. W. Lewis (Londres, 1871) à Rutley pour 255 guinées ; il était désigné alors comme « Rubens peint par lui-même. » En 1878, il figurait dans l'Exhibition of works by old masters à Londres (n° 110) ; il appartenait alors à J. Louis Melville. La même année, il fut acquis par le musée de Bruxelles, de M. Léon Gauchez, au prix de 40,000 francs.

Photographie : F. Hanfstaengl.

Un couple marié.

Buda-Pest. Musée.

La dame est assise dans un fauteuil, tenant d’une main un mouchoir de dentelles, mettant l’autre dans la main de son époux. Celui-ci, assis à côté d’elle, pose le bras sur le dossier du fauteuil de sa compagne. Oscar Berggruen attribue le tableau à Rubens, sous le nom duquel il a été gravé (1). Nous le croyons plutôt de Corneille De Vos.

Gravure: E. Doby (publiée par la Gesellschaft fur vervielfâltigende Kunst).

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