‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 211 sur 302 · LA CHASSE AU LION ET A LA LIONNE · texte numérisé non relu

LA CHASSE AU LION ET A LA LIONNE

de la couleur est éteinte. Il est difficile, par conséquent, de lui assigner une date avec quelque certitude. Il est peut-être de 1624, c’est à dire de l’époque de V Adoration des Rois du musée d’Anvers (notre n° 174), dont le roi nègre le rappelle très vivement par le costume et par la pose. Il est mentionné dans le catalogue des tableaux trouvés dans la mortuaire de Rubens sous le n° 140 : « Un pourtrait d’un homme habillé en Turcq, sur toile. «

Le tableau se trouvait mentionné dans le catalogue manuscrit de la collection des landgraves de Hesse, rédigé en 1749. Il fut enlevé par le roi Jérôme Napoléon, mais rapporté en 1814.

Il est évident que le personnage représenté n’est pas un Oriental, mais un Occidental qui a séjourné dans le Levant Ses traits le prouvent et son écusson nobiliaire, découvert récemment dans le coin supérieur à droite du tableau, le confirme. Ses armoiries sont indéchiffrables et ont sans doute été grattées de parti pris.

M. Pelzer, à Cologne, en possède une petite copie de la main de David Teniers, le jeune (H. 24,5, L. ig).

Il existe une eau-forte de Longhi d’après le personnage, mais probablement d’après un autre tableau. Dans ce dernier, l’homme s’appuie de la main gauche sur une longue pipe, tandis que dans le portrait de Cassel cette main repose sur la hanche et que la droite s’appuie sur une canne (1).

Photographies : Fr. Hanfstaengl ; Anonyme.

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