‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 229 sur 302 · UN CRAYON DE L’AUTRE · texte numérisé non relu

UN CRAYON DE L’AUTRE

St. Pétersbourg. Galerie Leuchtenberg, 117. Panneau. H. 106, L. jb.

ne femme assise sur une chaise, la tête couverte d’un curieux bonnet orné de roses, une chaîne à quintuple tour passe sur son corsage; d’une main, elle tient un éventail, de l’autre un porte-crayon de dessinateur. Dans le haut du tableau, on lit : « Sofonisba Angusciolo A. V. D. » Ces dernières lettres sont les initiales de Van Dyck à qui le portrait est attribué. Waagen croit que le tableau est de Rubens et a été peint en

(1) WAAGEN : Gemàldesammlungen \u St. Petersburg , p. 411.

Italie. Il fait observer que la dénomination est inexacte, puisque Sophonisba était une femme âgée quand Rubens séjournait en Italie (i).

Gravure: N. Muxel (dans la galerie Leuchtenberg), sous le nom de Van Dyck.

ii23. UNE TÊTE D’ÉTUDE.

Rome. Palais Corsini.

Panneau. H. 59, L. 52.

ête énergique aux cheveux bouclés, à grande barbe, vue de profil, faite rapidement, mais d’une main sûre. Probablement, une étude peinte d’après nature pour une tête d’apôtre.

Rome. Palais Doria.

Panneau. H. 97, L. 74.

n père dominicain, vu de profil, les mains dans les manches, la tête chaudement éclairée, couronne de cheveux frisottants et grisonnants, barbe courte à taches claires et foncées. L’œuvre est dessinée largement, mais peinte sèchement, sans éclat ni force. C’est pourtant bien la manière de Rubens de peindre le nez et les lèvres. Probablement, une œuvre datant de son séjour en Italie.

Photographie: Fiorani.

Page 1