PAYSAGE A L’AUBE DU JOUR AVEC UN CHASSEUR ET SIX CHIENS
grande valeur au point de vue du coloris qui est fort riche et de la lumière qui est d’un ton doux et fin.
Le paysage, entièrement de la main de Rubens et incomparablement plus beau que l’exemplaire du Louvre, qui présente à peu près la même composition, date de i6i5 environ.
Il fut adjugé dans la vente Domburg (Amsterdam, 1710), à 400 florins et provient de la collection Brühl.
Un paysage de la même composition (Panneau. H. 5o, L. 64), appartenant au comte de Carnarvon, figurait dans Y Exhibition of Works by the old masters à Londres, en 1887 (n° 54.)
La galerie impériale de Vienne (n° 1198) en possède une seconde copie.
Un paysage de la même composition se trouvait dans la galerie du duc de Richelieu et a été décrit par De Piles (1).
Gravures : V. S. 53 IO, Schelte a Bolswert (Dédicace : Expertissimo Dn0
Francisco Van den Enden Medico Antverpiano Fratri suo amantissimo Martinus Van den Enden D. C. Q). Dans la gravure, l’arc-en-ciel est beaucoup plus petit que dans le tableau et ne s’élève que dans le milieu du paysage. Non citée: copie anonyme en sens inverse.
Photographie : A. Braun.
Voir planche 338.
ET UN BERGER JOUANT DE LA FLUTE
Paris. Louvre, 465.
Toile. H. 122, L. 172.
Jomposition semblable à celle du numéro précédent, mais modifiée dans la plupart de ses détails. La forme de la colline diffère, ainsi que celle des bâtiments près du pont en pierre ; l’arc-en-ciel est plus petit et a la forme de celui qui se voit dans la gravure de Schelte a Bolswert. Au lieu de deux brebis, sur le devant, on en voit une vingtaine. Le berger jouant de la flûte est tête-nue, il a à côté de lui, non seulement le couple debout, mais encore une femme assise. Le couple assis au milieu.
(1) De Pii.ES : Œuvres. IV, 342.
le lévrier à côté d’eux, les deux ponts sur la rivière et tout le reste, sauf quelques légères modifications, sont identiques.
La peinture est lourde et opaque, les moutons cerclés de noir, les ombres entre les personnages sont fortes et troubles, avec des notes lumineuses. La composition est de Rubens et le tableau n’est évidemment pas une copie de celui du musée de St. Pétersbourg. Quoiqu’inférieure de beaucoup au numéro précédent, la facture est de Rubens et non d’un pasticheur. La seule manière d’expliquer ces similitudes et ces divergences, c’est d’admettre que Rubens a traité deux fois le même sujet avec des variantes et que le présent tableau fut fait pendant son séjour en Italie, à l’imitation des paysages d’Annibal. Carrache.
Le panneau a été élargi de 7 pouces. Il faisait déjà partie de la collection de Louis XIV.
Gravure: V. S. 5310, Garreau, dans le Musée français , avec le titre l’Arc en Ciel. 1186. UN PAYSAGE OU SE VOIT UN BRILLANT ARC-EN-CIEL,