ET DES LAITIÈRES
Vienne. Muse'e de l’Académie des Beaux-Arts, 654.
Panneau. H. 49, L. 74.
droite, deux chasseurs, dont l’un est debout, tenant une sarbacane; l’autre a mis un genou en terre et tire un coup de fusil. Au milieu et à gauche, plusieurs vaches et quatre laitières. Une de ces dernières, à gauche, est accroupie tenant un vase de cuivre; au milieu, deux autres traient des vaches; la quatrième est debout, une cuvelle sur la tête. Quelques vaches sont couchées sur le sol, d’autres sont debout ; parmi ces dernières il y en a une qui pisse. A droite, on aperçoit un coucher de soleil très chaud; tout le paysage est dans le même ton.
C’est une peinture fine et menue, empâtée à droite et à gauche, habilement faite. Le catalogue donne le paysage comme étant de l’école de Rubens, mais il est du maitre lui-même et date de la fin de sa carrière, de i636 environ.
Les personnages et les vaches présentent des analogies frappantes avec le paysage de la pinacothèque de Munich, n° 760. Le tableau s’est trouvé dans la collection du duc de Richelieu et a été décrit par de Piles (1).
Une répétition de ce paysage se trouve à Holker Hall dans la collection du comte de Burlington. Il a les mêmes dimensions. Waagen le considère comme un des plus beaux du maitre (2). Burger le vit en 1857 à Manchester. Il le trouve un peu noir (3).
(1) De PILES: Œuvres. IV, 341.
(2) Waagen : Treasures. IV, 424.
(3) BURGER : Trésors d'art en Angleterre, p. 198.
Gravures: V. S. 53*9, Schelte a Bolswert ; Ostermeyer, 1797 (au lieu des chasseurs, on voit un tronc d’arbre). Non décrite : copie anonyme. Photographie : Victor Angerer.
Voir planche 343.
Une ronde de paysans.
Gravure : V. S. 5330, Schelte a Bolswert (Voir notre n° 838). ii95. UN PAYSAGE AVEC UN ERMITAGE.
ue d’un couvent de capucins, entouré de beaucoup d’arbres à hautes tiges. Sur le devant, à gauche, deux religieux s’arrêtent auprès d’un homme de condition qui les salue et qui est accompagné de sa femme et d’un enfant. Un peu plus en avant, un chien court vers un enfant assis sur le bord du chemin. Le devant, à droite, est rempli par une pièce d’eau (1).
C’est la première d’une série de quatre eaux-fortes, dont Bartsch et Basan attribuent la composition à Rubens. Pour les trois suivantes, le doute n’est pas permis, puisque les gravures portent le nom de Rubens. Il convient de faire remarquer que celle-ci ne porte pas ce nom, et que le tableau, d’après lequel il serait fait, est inconnu.
Gravure: V. S. 541, Luc Van Uden.