L’ABREUVOIR
se trouvent cinq vaches. Un peu à droite, deux vaches et un veau tétant sa mère. Vers la gauche, des moutons descendent à l’abreuvoir. Un homme éloigne une des vaches de l’eau, une paysanne porte sur la tête une cruche et à la main un seau de lait, un berger joue de la flûte. Le devant est chaudement éclairé, ainsi que l’échappée de vue à gauche. Le massif de rochers et d’arbres ressort énergiquement sur cette clarté, de même que les hommes et les animaux. L’extrémité droite est sombre ; l’extrémité gauche, lumineuse; le centre, doré.
Le tableau est largement exécuté et ressemble, à première vue, à une esquisse. Mais, sans être d’un grand fini, la peinture est terminée et très belle. C’est une œuvre du premier temps du peintre, datant de i6i5 environ, dont Van Uden peignit le paysage.
Waagen (Kleine Schriften, p. 294), en faisant un éloge enthousiaste de ce paysage, le mentionne comme appartenant au comte de Pembroke et se trouvant à Wilton House.
Le tableau, provenant de la collection d’Armagnac, fut adjugé dans la vente du duc de Tallard (Paris, 1756), à ggo5 livres; dans la vente Peilhon (Paris, 1763), à 1410 livres.
En 1770, lorsque John Browne le grava, il appartenait au duc de Montagu.
Dans la collection Hart Davies (Londres, 1814), un paysage, que l’on dit être une esquisse de Y Abreuvoir, fut adjugé à 3oo guinées.
Gravures: V. S. 542, Luc Van Uden (dans son dernier état, la planche de Van Uden porte la mention Pet. Paul Rubenius pinxit) ; John Browne, 1770; R. Brookshaw, 1773. La gravure de Luc Van Uden présente une différence avec le tableau en ce qu’elle est plus longue du côté gauche (côté droit du tableau). Elle a de ce côté trois troncs d’arbres sur le sommet du rocher, au lieu de deux que l’on voit dans la peinture.
Voir planche 344.