‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 5 sur 302 · RUBENS ET HÉLÈNE EOURMENT · texte numérisé non relu

RUBENS ET HÉLÈNE EOURMENT

Gravé par J. MAC ARDELL

Pl.

A l’hôtel de ville de Bergues se trouve une copie, attribuée à Beschey. Le musée national de Stockholm possède un dessin d’après le tableau, fait probablement par un graveur dans l’intention de le reproduire sur cuivre. Il présente quelques légères différences avec la gravure d’Eynhoudts.

Gravure : V. S. i3, R. Eynhoudts.

Voir planche 253.

Diogène cherchant un homme.

Paris. Louvre, 467.

Toile. H. 198, L. 249.

• Diogène, vieux, le buste nu, un bâton dans la main gauche, avance une lanterne qu’il tient dans la droite vers une foule d’hommes, qui le fuient ou le regardent curieusement. Derrière lui, un portique ouvert dans lequel se trouvent une mère avec son enfant nu, un nègre qui rit et une femme portant un panier de fruits sur la tête. Ces trois derniers personnages ont le caractère rubénien très prononcé. Il y a dans le tableau quelques têtes agréables, mais les teintes sont trop sombres-. Le travail n’est pas de Rubens, mais de son école; il n’est pas non plus de Jordaens.

Ce tableau appartenait à Madame la douairière Guyot. Il fut vendu publiquement, avant 1780, pour 5oo livres à M. Le Brun, marchand de tableaux à Paris, qui le considérait comme une copie, mais le vendit plus tard pour 20,000 livres au roi (1).

Le 25 novembre 1744, un tableau représentant Diogène avec sa lanterne et plusieurs autres figures, long d’un peu plus de 4 3/g aunes et haut d’un peu plus 2 3/4 aunes, fut soumis au jugement des doyens de la corporation de St-Luc à Anvers. Ils le déclarèrent peint par Rubens (2).

Une composition semblable, mais de moindre valeur que le tableau du Louvre, se trouve dans la galerie de Schleissheim, n° 683.

Le musée Stâdel de Francfort, n° 12g, possède une esquisse de cette composition (Panneau. H. 3 1 , L. 52), achetée dans la vente Gsell à Vienne, en 1872, au prix de 5ooo florins. C’est un pastiche rubénien.

Photographie : Anonyme.

(1) MOLS : Rubeniana, M. S. 5735. P. 417. Tableau n° 904.

(2) Resolutieboeck. II, 32.

Alexandre et Diogène.

Diogène est couché par terre, près de l’orifice de son tonneau. Devant lui se trouve Alexandre, tout jeune encore, le casque en tête, une main soulevée par un geste de surprise. Deux conseillers, à tête nue, et trois soldats, coiffés de casques, l’accompagnent.

Cette pièce nous est connue par une gravure de Q. Mark, qui porte les indications: « Ebauché par P. -P. Rubens. Gravé par Q. Mark. Vienne, 1784. L’original se trouve dans la collection de M. de Lackner. « La gravure ne permet point de se prononcer sur l’exactitude de l’attribution.

Gravure: V. S. 21, Q. Mark.

Alexandre couronnant Roxane.

Hanovre. Musée, 41 5.

Toile. H. 167, L. 222,5.

Roxane est assise sur un siège doré, couvert d’un coussin blanc. Un amour délie ses sandales, un autre enlève son voile. Alexandre, dans l’attitude de la marche, élève une couronne au-dessus de la tête de la reine. Un serviteur tient un flambeau, un amour enlève le casque du héros, deux autres se tiennent auprès de lui. C’est un faible travail de l’école de Rubens. La figure de la femme a des raies blanches sur la peau rose pour imiter l’effet de lumière du maître ; les autres figures se voient dans un crépuscule brun sur un fond sombre. C’est une imitation dure et malheureuse de la manière du maître.

Alexandre et Campaspe.

Samuel Czetter grava le même sujet, sous le nom à' Alexandre et Campaspe , d’après un tableau de la collection Wôllfeld. La gravure porte l’inscription « Alexandre et Campaspe. Ébauché par Rubens. L’original se trouve dans la collection de M. Wôllfeld. »

Campaspe (Roxane) est assise sur un lit. A côté d’elle, une table où se trouvent des bijoux et le casque d’Alexandre. Celui-ci, debout devant la reine, lui donne la main gauche et de la main droite lui tient une couronne au-dessus

de la tête. A côté de lui, un serviteur tenant un flambeau allumé ; derrière lui, un page portant sur un plateau l’épée du conquérant. L’exactitude de l’attribution à Rubens est douteuse.

Gravure: V. S. 22, Samuel Czetter.

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