‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 51 sur 302 · L LA DANSE DES VILLAGEOIS · texte numérisé non relu

L LA DANSE DES VILLAGEOIS

Vienne. Muse'e de l'Académie des Beaux-Arts, 645. Esquisse du numéro précédent. Panneau. H. 24, L. 35.

ans cette esquisse, les personnages sont groupés de la même manière que dans le tableau. Dans le fond, le paysage manque, on n’y voit indiqué que l’arbre, devant lequel se trouve le joueur de cornemuse. Mais ce personnage lui-même manque.

Photographie : Victor Angerer.

83g. LA DANSE DES VILLAGEOIS.

Hambourg. Galerie de M. le consul Weber. Panneau. H. 73, L. io5.

mith (Catalogue. II, 661 et IX, 25o) signale dans la collection du baron L. de Rothschild un tableau, représentant la même composition que le tableau précédent. « Cette belle pièce, dit-il, peut être comparée à un bouquet des fleurs les plus éclatantes, brillant au soleil du midi. Elle

(1) Item soo heeft de voors. Rendante aanveert... Een Italiaensclie boerendanse, gl. 48. (Ibid. p. 87).

voor

n’est pas moins admirable par le naturel de l’expression des figures et par la libre et magistrale touche de l’exécution. »

Ce tableau fut vendu dans la collection du président de Tugny (Paris, i75i), 1010 francs; collection M. Julienne (Paris, 176 7), i36i francs; collection Thom. Emmerson (Londres, 1829), g5o guinées. Il appartient depuis i885 à M. le consul Weber, de Hambourg.

Nous avons signalé, dans le numéro précédent, un tableau, intitulé Danse de paysans italiens , qui fut cédé à la veuve du peintre pour la somme de 48 florins. Ce pourrait bien être celui dont il est question ici.

Le musée de Bordeaux (n° 294) possède une Danse de paysans , faussement attribuée à Rubens.

La Danse des Villageois.

Oldenbourg. Musée, 107.

Panneau. H. 27, L. 36.

Le musée d’Oldenbourg renferme une esquisse d’une danse de paysans qui offre de l’analogie avec celle du musée de Madrid. Un joueur de cornemuse est assis auprès d’un arbre; devant lui, un couple amoureux est assis, un autre est debout. A gauche, une troupe de paysans, dont le premier tient une couronne, forment une ronde. C’est une esquisse légèrement tracée, avec peu de couleur, sur un fond blanc.

Un billet collé au dos du tableau et à peine lisible dit : « M. l'Ambassadeur, Rubens m’a fait le plaisir de faire cela dans une demi heure dans ma présens.e. « Une seconde inscription hollandaise dit: « Dat heft de Ivoningin van Franckryck Maria de Medecis selvest geschreven om dat deze Stuck zoo hoog geestimeert heft. Kost 1 1 7 fl. « (La reine de France Marie de Médicis a elle-même écrit ceci, parce qu’elle a tant estimé ce morceau. A coûté 117 florins).

L’attribution à Rubens est aussi suspecte que l’anecdote relatée par les deux inscriptions.

Photographie : Anonyme.

La Danse des Villageois.

Ronde de paysans dansant au son de la musette. Un danseur est

couronné par une jeune femme. Un couple est assis par terre. Du côté opposé, une femme est accostée par un cavalier qui se penche vers elle. Près d’elle, un cavalier prend par la taille une femme tenant un luth; une autre femme coiffée d’un chapeau de paille se tient auprès de ce groupe.

L’authenticité est fort suspecte.

Gravure: V. S. 114, René le Charpentier.

Pastorales.

Voorhelm Schneevoogt range, sans motif plausible, dans l’œuvre de Rubens les morceaux suivants :

i° Amusements champêtres. A droite, sur le devant, deux seaux à lait et quelques chèvres couchées, puis un berger appuyé sur sa houlette et jouant de la cornemuse ; au milieu, deux couples de campagnards folâtrant sous un arbre, et sur le devant une femme agenouillée; à gauche, un berger et une bergère avec quelques brebis. Le caractère de la composition est rubénien, mais l’attribution est douteuse.

Lorsque Spruyt grava le tableau, en 1798, il appartenait à M. Bryan.

Gravure: V. S. 116 et 119, P. Spruyt, 1798.

2° A gauche, un gros arbre noueux, dont on ne voit que le tronc et une branche ; plus à droite, une bergère, tenant la houlette sous le bras gauche et mettant la droite dans la main du berger. Elle est coiffée d’un chapeau de paille, orné d’une guirlande de roses ; elle porte un corsage très bas et une robe trainante qu’elle retrousse de la main gauche. Le berger porte un chapeau mou et un costume de haute fantaisie ; il lève la droite en étendant les deux premiers doigts et le pouce. Fond de paysage où paissent des brebis.

L’œuvre ne présente aucun caractère rubénien. S’il est gravé par Jean Thomas d’Ypres, comme on le prétend, il est de la composition de cet élève de Rubens.

Gravure: V. S. 117, Anonyme, attribuée à Jean Thomas, d’Ypres. Au musée d’Amsterdam, il y a un exemplaire portant l’inscription : P. P. Rubbens f. ; au cabinet des estampes, à Dresde, une épreuve qui porte l’inscription manuscrite : P. P. Rubbens fecit aqua forti.

3° Dans un paysage boisé, trois bergers et trois bergères prennent leurs ébats. Dans le premier couple, à gauche, le berger lève le jupon de la bergère qui repousse faiblement le séducteur; dans le second, le berger cherche à embrasser la bergère qui porte la main à la figure du galant et éloigne la

tête, sa robe est retroussée jusqu’au-dessus du genou ; le troisième groupe est composé d’un joueur de cornemuse et d’une bergère, qui porte une cruche à lait en cuivre et s’avance impétueusement en étendant le bras. A l’extrême gauche, le soleil se couche.

Inscription : Ne pens pas à mal toy qui voys ce berger La cotte de Phillis si hardiment toucher :

Ce n’est que pour sçavoir si elle est d’avanture Ainsy qu’il est besoing, garni de doublure.

Et de peur que Tircis ne face tout aultant La cotte d’AmariH’ se lève par le Vent.

La gravure porte l’inscription J. Thomas fecit, sans nom de peintre. Rubens n’y est donc pour rien.

Gravure: V. S. 118, J. Thomas.,

4° Pastorale, où une bergère au sein nu, coiffée d’un chapeau et ayant une houlette sur l’épaule droite, donne la main à un homme à tête découverte qui porte sur l’épaule gauche un mouchoir auquel pend son chapeau. Les deux figures sont à mi-corps et tournées vers la gauche.

Gravure: V. S. 120, Anonyme, attribuée à Jean Thomas, d’Ypres.

5°' Un berger, portant la musette au côté, serre dans les bras et embrasse sur la joue une bergère, coiffée d’un chapeau de paille, et soulève d’un genou l'a*jambe de la belle. Dans le fond, un arbre et des brebis. Sans nom de peintre.

Gravure : V. S. 121, Coryn Boel.

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