LE SOLDAT, LA SIGNORA ET LA VIEILLE
soldat, portant une cuirasse et un pourpoint tailladé, cherche à embrasser une jeune fille qui fait des efforts pour échapper à son étreinte. Près de ce couple se tient une vieille à figure impassible.
Sandrart a possédé ce tableau et le mentionne en ces termes : « Un
soldat cuirassé qui embrasse une courtisane, accompagnée d’une vieille, figures de grandeur demi-nature, peintes avec un art admirable (1). «
Au musée de Gotha, n° g2, se trouve une copie de ce tableau (Toile. H. 87, L. 81). La jeune fille porte une robe noire aux manches rouges.
Le musée de Turin, n° 4i7bis , possède un tableau représentant le soldat et la jeune fille; la vieille manque (Panneau. H. 110, L. 94).
Dans la vente Jacques de Roore (La Haye, 1747) se trouvait un tableau haut de 3 pieds, large de 2 1/2 pieds, représentant « un Suisse chez une courtisane. « Il fut adjugé à 67 florins.
Gravure: V. S. 125, R. Persyn ; 126 (Tableau de Turin), C. Ferreri.
Une Orgie de Soldats.
Munich. Pinacothèque, 807.
Panneau. H. 58, L. go.
Sept soldats sont réunis devant un cabaret de village ; avec eux se trouvent deux courtisanes, une vieille femme et deux mendiants.
(1) SANDRART : Academia nobilissimæ Artis Pictoriœ. P. 285.
Tableau de Jean Lys, faussement attribué à Rubens par le graveur François van den Wyngaerde.
Dans la vente de Merval (Paris, 1768) se trouvait une composition semblable (H. 3 pieds 9 pouces, L. 5 pieds).
Un tableau représentant le même sujet fut adjugé dans la vente Panné (Londres, 1819) à M. Woodburn pour la somme de 70 livres sterling.
Un autre exemplaire de cette composition fut acheté au palais Colonna par M. Erswine pour M. Gordon.
Gravure : V. S. 128, Franciscus van den Wyngaerde.
Von Prenner a gravé la même composition, attribuée à Jordaens sur l’estampe (V. S. 129).
Une Orgie de Soldats.
Une pièce où l’on voit ciçia soldats, trois courtisanes et cinq autres personnages, se divertissent dans un mauvais lieu, est gravée pour le cabinet Rynst et attribuée parfois à Rubens. L’estampe est faite probablement d’après Jean Lys.
Gravure : V. S. 127, Anonyme.