‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 93 sur 302 · ANNE D’AUTRICHE · texte numérisé non relu

ANNE D’AUTRICHE

(Fille de Philippe III roi d’Espagne, femme de Louis XIII roi de France,

Madrid. Musée, 1610.

lle est représentée de grandeur naturelle et vue jusqu’aux genoux. Elle est assise contre une draperie bleue fleurdelisée ; un portique, blanc et or, s’ouvre à gauche. Elle porte un collier de perles blanches, une haute fraise et des manchettes en dentelle, une robe noire, des

manches à boudins. Ses mains, étalées sur les genoux sont remarquablement fines et blanches. La droite est posée sur un manchon de fourrure. Les cheveux sont blonds et frisottés, le teint est blanc et laiteux, les yeux et le nez gros. Le maintien est raide, toute la personne a peu de charme et fait une figure passablement insignifiante. La peinture est très soignée ; c’est évidemment un portrait d’apparat. Les chairs et les dentelles blanches sont peintes par Rubens, la draperie bleue à droite et le bâtiment que l’on voit à gauche sont peints par un élève et retouchés par le maitre.

La reine paraît avoir environ 25 ans ; le portrait fut probablement peint à Paris, en 1625 (i).

Gravures : V. S. 161. Le buste de ce portrait a été gravé par L. Louys. Dans l’estampe, la reine porte une couronne. Sous le n° 162, Voorhelm Schneevoogt cite un portrait d’Anne d’Autriche, gravé par Corneille Galle d’après Nicolas Van der Horst.

P hotographies : J. Laurent ; A. Braun.

Voir planche 281.

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