LH CHRIST CHEZ SIMON LE PHARISIEN
Comme couleur, le mérite de ces trois pêcheurs n’est pas moindre. La vareuse rouge de l’homme blond domine tout le tableau et fait équilibre avec le manteau du Christ. Ici encore, les chairs nues forment les points brillants, les notes vibrantes du tableau ; elles ont les plus beaux tons de la santé et de la vigueur, avec cette opposition de coloration brune et blanche par laquelle Rubens aime à distinguer les hommes jeunes de ceux qui sont d’un âge plus avancé.
Le travail est large, frisant la rudesse dans les têtes et dans les contours des muscles. Il n’est véritablement soigné que dans les trois parties claires, la vareuse rouge et les deux dos nus qui ont bien la solidité et le fini des années voisines de 1620, avec des nuances extrêmement délicates dans les chairs.
Voir planche 84.