‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 3)Chapitre 230 sur 249 · SAINT PÉPIN ET SAINTE BÈGUE SA FILLE · texte numérisé non relu

SAINT PÉPIN ET SAINTE BÈGUE SA FILLE

Vienne. Musée impérial, 1179.

Panneau. H. 92, L. 76.

ur un même tableau, deux portraits vus jusqu’aux genoux. Ste. Bègue est vêtue d’une robe de couleur rouge clair, découpée sur la poitrine, garnie de fourrures aux manches. Sur ses cheveux blonds, elle porte un voile en mousseline blanche ; autour du cou, un collier de perles. L’une main repose sur la ceinture, l’autre tient la robe. C’est une figure douce et belle, dont la chair molle rougit délicatement, et qui ne fait songer en rien à l’austérité du cloître. St. Pépin, vêtu de brun, a la figure chaudement colorée, d’un ton doré ; ses traits sont fermes, tout dénote chez lui la force comme tout indique la grâce chez sa fille. D’une main, il entoure la taille de sa compagne. Il porte sur la tète un étrange bonnet de fourrure, se relevant en cornes sur les tempes et laissant descendre deux bouts rattachés sur la poitrine.

Le tableau est entièrement de la main de Rubens. 11 date de 1025 environ et fut vendu en cette année au duc de Buckingham. Dans le catalogue de la collection de cet homme d’état, il est mentionné comme suit : la Duchesse de Brabant avec son amant (1).

A la vente de la galerie du duc de Buckingham, il fut probablement acheté par l’archiduc Léopold-Guillaume. Il se trouve mentionné dans la galerie de Prague en 1718 et fut transféré à Vienne en 1721 ou en 1723. Il fut emporté à Paris, en 1809, et rendu en i8i5.

(1) A catalogue of the curions collection of pictures of George Villiers, duke of Buckingham by ËRION FAIRFAX. Londres, 1758, p. i5, n° io.

Il est clair que le tableau fait bien plutôt songer à un couple marié ou. amoureux qu’à un père avec sa fille. Ce qui lui a fait donner la dénomination arbitraire qu’il porte au musée de Vienne, c’est l’inscription sous la gravure de François Van den Steen. Ce texte dit que les personnes représentées sont St. Pépin, premier duc de Brabant, et sa fille Ste. Bègue, fondatrice du couvent des nobles vierges, chanoinesses à Andenne, près de Namur, dessinés par Rubens, d’après d’antiques tableaux. Il est effectivement certain que Rubens a peint ces figures d’après des peintures anciennes, les costumes sont ceux de l’époque de Jean Van Eyck, mais nous ne savons quels sont les personnages représentés, ni pourquoi Van den Steen leur a donné le nom qu’ils portent actuellement.

Il existe de ce tableau une ancienne copie dans le musée de Douai. Dans la vente Servais (Bruxelles, 1 775), les portraits de « Sigisius et Begghe « (H. 5 pieds 3 pouces, L. 3 pieds 8 pouces) furent adjugés à 102 florins.

Gravures: V. S. 1.2 1, Francise. Van den Steen (Dédicace: Clarissimo

præstantissimoque Viro, D. Philippo de Valkenisse, Jurisconsulto, Primario Urbis Antverpiæ secretario, et Archivi Urbici Custodi, Patriæ Antiquitatis studiosissimo, hanc S. Pipini, I. Brabantiæ ducis, ejusque Filiæ, S. Beggæ, Ducis III. Illustrium Virginiim Canonicarum Andanæ, apud Namurcum, Fundatricis effigies, a Petro Paullo Rubenio, Equité, e priscis tabulis delineatus, Cura sua æri incisas, Lub. Mer. Dedicabat Franc. Van den Wyngaerde) ; 122, A. Prenner, 1732 ; 124, J. Krepp. Non citée : Stampart et Prenner.

Th. Matham a gravé séparément les mêmes personnages sous le nom de H. Van Eyck (V. S. 123). Rubens possédait de Jean Van Eyck deux portraits, le mari et la femme, qui sont mentionnés sous les nos 179 et 180 de la « Spécification des peintures « trouvées à sa maison mortuaire.

Voir planche i63.

St. Philippe de Néri.

Voorhelm Schneevoogt mentionne, sous le n° 125, une estampe représentant St. Philippe de Néri, gravée par Corneille Galle. Dans le catalogue de la vente Crozat (Paris 1741), on trouve mentionné, sous le n° 844, un dessin représentant St. Philippe de Néri par Rubens.

St. Pierre.

Volet de la Pêche miraculeuse à l’église Notre-Dame de Malines (Voir

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