SAINT PIERRE ET SAINT PAUL
Munich. Pinacothèque, 750.
Toile. H. 239, L. 186.
es deux apôtres sont représentés en figures de dimensions plus grandes que nature. Au-dessus d’un vêtement bleu, St. Pierre porte une draperie jaune, en forme de toge antique. Dans la main gauche, levée à la hauteur de la tête, il tient une clef ; dans la main droite, levée à la hauteur de l’épaule, il tient une seconde clef. Un ange plane au-dessus de lui, portant les attributs des papes : une tiare d’or et une croix d’argent à trois branches. St. Paul porte un vêtement inférieur rouge et une draperie violette. Il pose les deux mains sur une épée dont la pointe est appuyée sur la terre. Derrière lui, un ange nu est debout portant un gros livre. Le St. Esprit plane entre les deux apôtres. Ils se tiennent à l’entrée d’un passage voûté, au travers duquel on aperçoit le ciel bleu. Ce sont de fières figures, largement dessinées et peintes. Elles ont, il est vrai, quelque chose de théâtral, mais ce défaut est bien compensé par leur pose et leur expression imposantes. Le St. Paul rappelle un peu le même personnage de Raphaël, mais les figures de Rubens sont plus fortes et plus ramassées que celle du maître italien.
Le tableau est un travail d’élève retouché par le maître.
Il fut probablement peint vers i6i5 et se trouvait jadis dans la galerie électorale de Munich.
Le St. Pierre et le St. Paul sont, à peu de chose près, identiques aux effigies de ces saints, peintes par Rubens, pour l’église des Capucins, à Anvers, et gravés par Eynhoudts. Les têtes des saints sont tournées un peu différemment. Dans le tableau de Munich, St. Pierre tient la main droite levée à la hauteur