LE MIRACLE DE Ste. WALBURGE
Panneau. H. 78, L. 100.
ici comment cette pièce est décrite dans le catalogue de la vente Schamp d’Aveschoot, n° 125 (Gand, 1840). « Au milieu d’une mer en fureur flotte une barque qui, soulevée du côté de la proue par une vague, laisse voir son intérieur rempli de personnes différemment groupées et
L’ERECTION DE LA CROIX
(Esquisse du panneau central et de l'intérieur des volets).
agitées par la terreur. Au milieu d’elles, Ste. Walburge, calme et confiante, invoque le secours céleste qui doit arracher ses compagnons à une mort imminente. Cette toile peu terminée est empreinte de toute la fougue de la composition et de la force du coloris qui décèlent le génie du grand maître. «
Les trois prédelles parurent dans la vente de Jacques de Roore (La Haye, 1747). Le Christ en croix fut vendu 280 florins, l’ Enterrement de Ste. Catherine, 25o florins et le Miracle de Ste. Walburge , 160 florins. Les trois pièces furent adjugées à Jacques de Wit. Dans la vente de la collection de ce dernier (Amsterdam, 1755), l 'Enterrement fut adjugé à 320, le Miracle à 3oo florins. Dans la vente Schamp d’Aveschoot, le Miracle de Ste. Walburge fut adjugé à Fumière, au prix de 220 florins.
La collection Albertine de Vienne possède un dessin du Miracle de Ste. Walburge, attribué à Rubens, mais fait d’après le tableau par une autre main que celle du maître.
275-277bis. Esquisse du panneau central et de la face antérieure des volets.
Londres. Collection de M. Holford, Dorchester-House.
Panneau. H. 69, L. i3o,5.
existe du panneau central et de l’intérieur des volets une esquisse superbe, la plus remarquable que le maître nous ait laissée. Elle diffère sensiblement du tableau. Et d’abord, les trois parties distinctes dans ce dernier sont réunies dans l’esquisse en une seule composition. Celle-ci est beaucoup plus en largeur, de telle sorte que les deux parties latérales, qui dans le tableau couvrent ensemble exactement le panneau central, ont dans l’esquisse au-delà d’une fois et demie la largeur de la partie correspondante à ce panneau. Entre le groupe de gauche et celui du milieu, on voit six spectateurs et, derrière la croix, on en aperçoit plusieurs autres. L’un des larrons est conduit par deux soldats, tandis que, dans le volet droit du tableau, on n’en voit qu’un ; l’on aperçoit, du même côté, les têtes de deux cavaliers qui ont disparu dans l’œuvre définitive. Le fond est complètement changé. Dans la partie du milieu, le roc a disparu et son profil est transporté dans la partie à gauche. Par contre, on voit dans le fond de l’esquisse le temple de Jérusalem. Le chien, qui, dans le tableau, se trouve dans la partie centrale, est placé ici dans la partie à gauche. Dans cette même partie, on voit un enfant de plus dans l’esquisse que dans le volet.
C’est d’après cette pièce que Witdoeck grava sa grande planche.
Rubens l’a évidemment exécutée pour servir de modèle à son tableau, mais les proportions des volets l’ont forcé de rompre l’unité de sa conception et d’entasser ses personnages dans un espace trop restreint. Quelque chose d’analogue lui est arrivé pour le triptyque du Saint lldephonse, dont l’esquisse est également plus en largeur et d’une composition plus unie que le tableau. Il nous parait certain que Rubens, au moment de faire graver l’esquisse de l 'Erection de la Croix, l’a beaucoup retouchée.
Elle a appartenu à M. Rigaud et fut vendue 38 io livres à Drouin, intendant du prince de Conti, dans la vente de ce dernier (Paris, 1 777). Le 3i juillet 1788, dans la vente de Martin de Brauwer, fils, à Bruxelles, on l’adjugea, au prix de 720 florins, à Édouard Walckiers. En i83o, elle appartenait à Jérémie Hamman.
Une seconde esquisse, avec des variantes considérables, peinte avec une grande bravoure et un fort empâtement de couleurs, fut exposée par J. T. Batts dans la British Gallery, en 1818. La même pièce fut exposée par M. Buckley, en 1844 et en 1882, à la Royal Academy de Londres (1).
Voir planche 100.
2 78-279b1s. Esquisse du revers des volets.
Dulwich College, 78.
Panneau. H. 66,5, L. 49,5.
eux petits panneaux joints ensemble. Le fond représente une architecture formant une niche. Dans le haut, on aperçoit deux anges portant chacun une couronne. A gauche, un saint évêque feuilletant et lisant dans un livre, coiffé de la mitre, tenant la crosse et portant une chasuble d’or. La sainte, vêtue de noir et de blanc, porte également la crosse.
A droite, l’évèque tient une crosse, porte une chasuble d’or et regarde Ste. Catherine. Celle-ci est vêtue de blanc ; elle tient de la droite une épée ; de la gauche, une palme.
C’est une esquisse fort intéressante, évidemment la première conception du côté extérieur des volets; elle est vivement éclairée. Les différences avec la peinture définitive sont notables. Dans le volet à droite, Sainte Catherine est la même ; mais le saint évêque est coiffé de la mitre dans l’esquisse,
(1) SMITH : Catalogue raisonné II, 2, 3. — Art Journal , 1844, p. 187 ; 1882, p. 67.
tandis que, dans le tableau, un ange la tient au-dessus de sa tête ; dans l’esquisse, il n’y a qu’un ange ; dans le tableau, il y en a deux. L’ange qui tient la couronne au-dessus de Ste. Catherine est vu de devant sur l’esquisse, de derrière sur le tableau. Dans l’esquisse du volet de gauche, l’évêque porte une mitre ; dans le tableau, deux anges la soutiennent au-dessus de lui. Dans l’esquisse, il n’y a qu’un ange tenant une couronne de fleurs.
L’esquisse fut vendue dans la collection Jacques de Roore, n° 56 (La Haye, 1747), au prix de 102 florins.
Le musée du Louvre possède un dessin fort intéressant, formant un premier projet de la composition contenue dans le panneau central et le côté antérieur des volets. Ici encore cette composition est une. Les bourreaux du Christ sont les mêmes, seulement l’homme en cuirasse et celui qui pousse à la partie supérieure du tronc de la croix manquent ; mais la direction de la croix est en sens inverse, le pied se trouvant à gauche. Les cavaliers à droite sont restés les mêmes, seulement le chien est placé près du cheval pommelé. Le groupe du volet de gauche est beaucoup plus simple. Il ne comprend que Marie, St. Jean et une figure accessoire.
M. Henri Lacroix, à Paris, possède le dessin du torse du Christ de Y Erection de la croix, vu jusqu’à la ceinture ; la main gauche est dessinée à part. Exécuté à la craie noire, en sens contraire de la gravure.
Rubens exécuta le triptyque de l'Erection de la croix pour le maître autel de Ste. Walburge. Suivant les anciens registres de cette église, le curé et les marguilliers firent, au mois de mai 1610, une collecte dans la paroisse, afin de réunir la somme nécessaire pour payer le rétable du maître autel (1).
Rubens commença l’ouvrage au mois de juin 1610, pendant qu’il habitait chez son beau-père, dans les premiers temps de son mariage (2).
A cette époque, le comptable de l’église paya aux ouvriers de l’Amiral, un pourboire de fl. i-i5, pour la voile que le capitaine avait bien voulu
(1) Extraits du registre des comptes de l'église de Ste. Walburge, à Anvers. 1610-1617.
P. 1 32 , 1610. Item in ’t ommegaen met mynheer den pastor en kerckmeesters, metten
schaele, in de parochie, tôt het opmaecken en schilderen van den Hoogen autaer, 17 mey 1610.
(2) In contubernio soceri aliquot annos vixit, quo tempore fecit tabulam magni altaris ecclesiæ parochialis St* Walburgis Antverpiæ, quæ supplicium Domini nostri exhibet. Vita P .-P. Rubenii. (Bon de Reiffenberg, Nouvelles recherches sur P. -P. Rubens. Mémoires de l’Académie in 40, Tome X. 1 83 5 .)
prêter pour être suspendue dans le chœur, pendant que Rubens peignait le grand autel (i). Une somme de g florins et io sous fut dépensée dans l’auberge u la petite Zélande, » le jour où l’artiste, en présence du curé, de M. Corneille van der Geest, un amateur des arts très distingué et des marguilliers, fit accord de peindre le tableau (2). Le 17 juin 1610, on paya à Rubens la somme de 1000 florins en acompte sur la somme totale de 2600 florins. Le 12 août 1611, Rubens reçut encore 5oo florins. Du premier octobre 1611 au premier octobre i6i3, on lui paya en trois fois les 1100 florins restants (3).
En octobre 1627, Jean Batiste Bruno nettoya le tableau et Rubens le retoucha comme il avait été convenu. (4)
(1) Extraits du registre etc. P. i5o, 1610. Betaelt aen de gasten van den Admirael voor
het seyl dat den capiteyn wel hadde geleent oui te hangen terwylent den schilder Rubbens den hoogen Autaer heeft geschildert voor drinkgeld fl. i.5
(2) P. i52, 1610, Junius. Betaelt in klyn Zeeland ende verteert daer men met Peeter
Rubbens schilder heeft geaccordeert van ’t schilderen van den Hoogen Autaer, présent mynheer
den Pastor en Cornelis van der Geest en kerckmeesters fl. g. 10
(3) P. 1 53, 1610. Betaelt den 17 junius aen Peeter Rubbens, schilder op rekening, ende
in mindernisse van de sesentwintich hondert guldens voor het schilderen van den Hoogen Autaer als pr quittantie fl. 1000
P. 1 6 1 , 1 6 r 1 . Betaelt den 12 augusti aen Peeter Rubens schilder, ende dat voor de eerste (tweede ?) paye van het schilderen van den hoogen Autaer de somme van, als pr quittancie fl. 5oo
P. 170. De kercke is nogh ten achteren ter cause van het tafereel in de hooge choor gemaeckt by Peeter Rubens, de somme van elf-hondert guldens eens, ’t welck wordt gestelt pro memoria.
Prima october 1611 a prima october i6i3.
P. 21 3. Betaelt aen Peeter Pauwels Rubens schilder, op rekeninge van syne paye van
syn stuck schilderye fl. 25o
P. 217. Item betaelt aen Peeter Paulo Rubens voor syne reste van syne paye die toen
gedaen was fl. 2 5o
Ontvangen van Peeter Pauwels Rubens voor de kercke heeft gegeven, als hy syne leste
paye gaf (kreeg?) fl. 10
P. 227. Betaelt aen Hendrik Geertsen grof smidt voor een eysere leene gemaekt ter
bénéficié van het tafereel wegende 1 1 8 pondt a 4 1/2 st. p. pondt fl. 23-12
P. 229. Betaelt Peeter Pauwels Rubens voor de reste dat men hem schuldich was voor
syne schilderye van ’t stuck op den Hooge Autaer als by quittancien fl. 600
(4) P. 402. 1627, October. Betaelt aen Jan Baptist Bruno voor de schilderye op den
Hoogen Autaer te kuysschen en schoon te maecken, omdat Mr Rubens die soude retoqueren gelyck hy belooft hadde en oock gedaen heeft, betaelt par accord, met bysyn van sieur van der Geest fl. 24
LE CHRIST EN CROIX
Gravé par LUC VORSTERM AN.
Pl. ioi
On a raconté que c’était à cette dernière époque que Rubens, à la demande du curé et des marguilliers, aurait placé dans le panneau central le grand chien de Terre-Neuve. Aucun document ne confirme cette assertion, née probablement de ce que dans la gravure de Witdoeck, faite en i638, ce chien se trouve dans le volet de gauche.
Il est certain que Corneille Van der Geest, que nous voyons intervenir dans l’accord conclu entre le peintre et les autorités de l’église Ste. Walburge a contribué pour une bonne part à faire accorder ce travail important à Rubens. La dédicace de la gravure de Witdoeck à cet amateur distingué des arts est très explicite sur ce point et le nomme « le principal auteur et promoteur » de l’œuvre.
Le triptyque se trouvait, dans l’église Ste. Walburge, à une hauteur peu commune, puisque le maître autel était élevé de 19 marches au-dessus du sol de l’église (1) et que sous cet autel passait une rue du vieil Anvers.
Le premier août 1794, le tableau et ses volets furent enlevés par les commissaires de la République française et transportés au Louvre. En 1798, l’église Ste. Walburge fut vendue aux enchères et démolie ; plus tard, l’ancienne église des Dominicains, placée sous le patronage de St. Paul, fut désignée pour la remplacer. L 'Érection de la Croix fut rendue au roi des Pays-Bas, en i8i5. Le curé de l’église St. Paul réclama le tableau. Le gouvernement en ordonna la déposition dans la cathédrale d’Anvers ; en échange, il fit remettre par cette église, au musée de la ville, le Christ à la paille, par Rubens, et la Chute des Anges, par - Fions (2). Le 3i mai 1816, le triptyque était installé à sa nouvelle place. On paya 85o florins à Van Regemorter, pour avoir nettoyé les quatre tableaux de Rubens revenant de Paris. Les cadres des mêmes tableaux coûtèrent 3ooo florins.
Ces textes ont e'té publie's dans Historische levensbeschrijving van P.-P. Rubens traduit par Jean Smit d’après J. F. M. Michel, avec annotations de V.(ictor) v.(an) G.(rimbergen). Anvers, L. J. de Cort, 1840, p. 390, et sépare'ment par un anonyme (Victor van Grimbergen) avec traduction française, sous le titre de Extraits des comptes de l'église Ste. Walburge relatifs au tableau de Rubens, l'Erection de la croix, et des Archives du Serment des Arquebusiers concernant la Descente de croix par le même maître. Anvers, J. E. Buschmann, 1840. Nous n’avons pas réussi à découvrir ce que sont devenus les textes originaux ou les copies utilisés par cet auteur. Mois en avait donné une traduction dans ses notes et ce fut probablement pour lui que l’extrait fut fait.
(1) Michel op. cit. P. 76.
(2) PlOT : Rapport. P. 388 et 410.
En 1847, l’attention du Ministre de l’intérieur de la Belgique fut appelée sur la nécessité de la restauration de l'Érection de la Croix et de la Descente de Croix, conservées dans la cathédrale d’Anvers. Une commission fut chargée d’examiner l’état de ces chefs-d’œuvre. Dans la séance du 8 mai 184g, il fut donné connaissance à l’Académie royale de Belgique d’un rapport adressé par la commission au Ministre, constatant que le triptyque avait subi d’assez graves lésions, spécialement dans le panneau central. (1)
Dans la séance du 20 septembre 1849, le Ministre porte à la connaissance
(1) Rapport de la Commission. L’ÉLÉVATION DE LA CROIX. Le temps a plus maltraité cette œuvre que les autres dont il a été question , plusieurs planches qui composent le panneau en sont recourbées. Malgré les fortes traverses de bois qui ont été appliquées autrefois sur le revers, de légères ouvertures s’y manifestent et rendent la surface de la peinture inégale ; la plupart des fentes sont bouchées et mastiquées ; les couleurs tombent en plusieurs endroits ; les écaillures et les boursouflures sont beaucoup plus graves et plus difficiles à restaurer ; on les observe sur une assez grande étendue, et les figures au pied de la croix en ont surtout beaucoup souffert. La préparation particulière du panneau a contribué à gercer les couleurs et à former des fissures, et une multitude de petites taches brunâtres. Ce mal existe principalement sur la poitrine du Christ, au dos nu d’un homme, au bas du tableau, et dans plusieurs autres parties. Des masticages et de mauvais repeints se font remarquer en différents endroits.
La VIERGE et St. Jean (Volet gauche de l'Élévation de la croix). Sauf quelques écaillures peu nombreuses, ce tableau est dans un assez bon état. Une fente horizontale traverse la figure de la femme placée sur le devant, et une autre coupe perpendiculairement la figure de la Vierge ; elles ont été mastiquées et repeintes.
LES LARRONS (Volet droit de l Elévation de la croix). De même que le précédent, ce tableau est dans un état satisfaisant de conservation ; peu d’écaillures demandent à être refixées ; une séparation du panneau, dans le haut du tableau, traverse les têtes de deux soldats.
L'ÉVÊQUE ( Revers du volet gauche). La fente indiquée au volet gauche se montre sur le revers, avec beaucoup de gravité ; de grandes parties mastiquées et repeintes se sont détachées complètement, quelques écaillures assez fortes ont soulevé la couleur, mais dans les endroits peu importants.
SAINTE Catherine (Revers du volet droit). La tête de cette sainte est traversée par une fente ayant les mêmes inconvénients que ceux signalés ci-dessus. Sauf quelques légers dégâts, cette œuvre est en général assez bien conservée. Dans la description succincte de l’état actuel de ces chefs-d’œuvre, nous avons dû tenir compte des vernis superposés et décomposés, lesquels s’étant mêlés à la poussière rendent plusieurs passages presque invisibles aujourd’hui ; ils cachent la couleur primitive sous une couche grise, et il est probable que nous découvrirons plus tard encore quelques autres parties délabrées, ou en souffrance. Bulletin de l'Académie royale de Belgique. XIV, A, 255 et 385; XVI, A, 570; XVI, B, 224; XXI, A, 123 ; XXIII, A, 175; B, 702.
de l’Académie que MM. van Regemorter, artiste peintre à Anvers, et Étienne Le Roy, restaurateur à Bruxelles, sont chargés de la restauration de l'Élévation en Croix. Ce travail était terminé au commencement du mois d’avril 1854.
Le premier de ces artistes ne collabora pas longtemps au travail et ce fut, en réalité, M. Étienne Le Roy qui seul l’exécuta. On lui paya 10400 francs pour la restauration de l 'Érection de la Croix et de la Descente de Croix. Dans cette dépense, la ville d’Anvers intervint pour 2600 francs ; la province pour 2000 ; l’État pour 3200 ; l’église pour 2600.
Gravures. Panneau central: V. S. 277, Erin Corr et J. B. Michiels ; 278, C. L. Masquelier ; 281, Hebert, lithographie. Non décrit: L. Lelli et plusieurs lithographies anonymes.
Volets : Plusieurs lithographies anonymes.
Revers des volets : V. S. 281, Hebert, lithographie, et d’autres lithographies anonymes.
La Sainte Catherine du revers du volet de droite a été plusieurs fois gravée, avec de légères variantes dans les accessoires, par S. a Bolswert et d’autres artistes (V. S. Saintes, 28 et suivants). Le St. Éloi a été gravé sous le nom de St. Augustin par A. Mélar (V. S. Saints, i3).
Dieu le père. Le couronnement du tableau : V. S. Allégories sacrées. 38, J. J. Van den Berghe (Dédicace : Dédié à Monsieur J. Vinck Écuyer, seigneur de AVestwesel et Westdorne, etc. Ce tableau original, haut 5 p. 8, large 4 p. 5 1/2, se trouve à Anvers, dans la collection du dit seigneur de Westwesel.)
Esquisse du panneau central et de la face antérieure des volets : V. S. 273, H. Withouc, i638 (Dédicace : D. Cornelio Vander Geest virorum optimo et amicorum vetustissimo suoque ab adolescentia perpetuo fautori artisque pictoriæ summo dum vixit admiratori monumentum hoc æternæ amicitiæ quod superstiti destinarat defuncto. L. M. D. D. Q. Ex Tabula Walburgensis Ecclesiæ cujus ipse præcipuus Author et promotor fuit.); 274, Anonyme, en trois feuilles ; 275, F. Ragot ; 276, Gio. Bettamini ; 279, Alex. Voet ; 280, C. Galle.
Les gravures d’Alex. Voet et de C. Galle reproduisent le panneau central de l’estampe de Witdoeck, moins le vieux bourreau tirant à droite et celui qui se trouve le plus près des branches de la croix ; le fond est changé.
Nous avons trouvé, à la cathédrale de Tournai, un tableau mesurant environ quatre mètres de largeur, reproduisant la gravure de Witdoeck et portant, dans un coin, le nom de M. Hannekart, membre d’une famille patricienne d’Anvers.
Esquisse du revers des volets. Photographie : Morelli.
L’Érection de la Croix.
Grasse. Église de l’hospice.
Un des trois tableaux exécutés, en 1602, pour l’église de Ste. Croix dans Jérusalem, à Rome. (Voir plus loin : Ste. Hélène).
L’Érection de la Croix.
Un des plafonds de l’ancienne église des Jésuites, à Anvers (Voir n° 10).