ENTRE LES DEUX LARRONS
e Christ a la tête baissée ; de sa poitrine percée coulent quelques gouttes de sang ; il est mort. Le larron de droite, vu de profil, est calme ; le mauvais larron se tord convulsivement sur la croix ; sa tête est renversée dans le cou, les yeux grands ouverts, les cheveux rejetés en arrière : tout exprime l’horrible douleur qu’il endure. Deux croix plus petites sont encore plantées sur le sommet du Golgotha. Dans le fond, on voit la ville de Jérusalem. A droite, trois petits palmiers ; à gauche, un massif de rochers. Au pied de la croix, une tête de mort.
Voorhelm Schneevoogt prétend à tort que le tableau, que nous décrivons ici d’après la gravure de Bolswert, orne le maître autel de l’église des Capucins à Anvers. L’œuvre qui se trouvait à cette place représentait, outre le Christ et les deux larrons, la Vierge, St. Jean et la Madeleine. Elle appartient actuellement au musée de Toulouse. (Voir notre n° 2g5.) L’erreur provient de ce que Descamps et Michel affirment erronément que le tableau de l’église des Capucins a été gravé par Bolswert.
Gravures : V. S. 328. S. a. Bolswert ; 329, Ludovicus Spirincx ; 33o, Rob. Lowrie ; 33i, Anonyme (Fred. de Wit exc.) ; 332, Anonyme. Une des copies de l’estampe de Bolswert porte la fausse adresse : * S. a Bolswert sc. Mart. Van den Enden exc. »
Voir planche 107.
3o4. LE CALVAIRE.
ans l’inventaire des tableaux de la couronne d’Espagne, dressé en 1700, se trouve mentionné une peinture sur bois, représentant le Calvaire par Rubens, haut d’une demi vara, large d’un tiers de vara. En 1704, on la trouve encore une fois mentionnée, puis on perd sa trace (2).
(1) DESCAMPS: Voyage. P. 321.
(2) Cruzada Villa am il : Op cit, p. 3io.
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3o5. LE CHRIST MORT SUR LA CROIX