L’ANNONCIATION
Dublin. National Gallery.
Toile. H. 198, L. i5o.
a composition présente beaucoup d’analogie avec celle du tableau précédent. La Vierge, surprise, par l’entrée de l’ange Gabriel, lève la main gauche, et non la main droite, comme dans l’œuvre du musée de Vienne ; elle dirige l’autre vers l’ange, au lieu de la placer sur le livre. Gabriel étend les deux mains vers elle, au lieu d’en poser une sur le genou, La lampe sur la table manque, et les quatre anges dans le ciel diffèrent.
Gravure: (non décrite) Théodore Galle. La gravure est conforme au tableau, mais de ce dernier une bande a été enlevée dans la partie supérieure, ce qui a fait disparaître un angelet et deux têtes d’anges conservés dans l’estampe. Cette gravure fut faite pour le Missel plantinien de 1614. La même année, Rubens en fournit le dessin. Il est probable que l’estampe servit de modèle au tableau et que celui-ci fut fait par un élève de Rubens. Toutes les autres planches du Missel furent gravées d’après des dessins et non d’après des peintures.
Le tableau ne figure pas dans la dernière édition du Catalogue du musée de Dublin. Au moment de la publication de cette édition, il avait été éloigné du Musée, parce qu’on avait conçu des doutes sur l’exactitude de son attribution à Rubens. Depuis lors, il a repris sa place.
Il fut acquis par le musée de Dublin, en 1868, de M. T. Nieuwenhuys, au prix de 720 livres sterling.
L’autel du bas côté droit de l’église St. Jean, à Malines, est orné d’une répétition de cette toile, attribuée à Rubens. Elle n’est pas de la main du maître ; mais appartient à son école et sort probablement de son atelier.
Elle fut donnée à l’église par Madame de Bors, née de Spenraey (1).
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Toile. H. 3io, L. 190.
droite, la Vierge est agenouillée devant un prie-dieu sur lequel un livre est ouvert. Elle se retourne en entendant l’ange, pose une main sur le prie-dieu et l’autre sur la poitrine. Elle regarde le messager
(1) Emm. NEEFS: Inventaire historique des tableaux et des sculptures se trouvant dans les édifices religieux et civils de Malines. Louvain, 1869. P. 118.
céleste d’un air recueilli et soumis. A côté d’elle, un panier à ouvrage et un chat qui s’est roulé en boule ; derrière elle, une table supportant un vase contenant des fleurs et, au-dessus, à gauche, l’ange Gabriel qui, de la droite, montre le ciel. En haut du panneau, près du Saint Esprit, planent deux petits anges répandant des fleurs sur la Vierge. A l’extrême gauche, on voit la tête de St. Joseph.
Smith dit que le tableau est peint dans la manière libre ou « de bravoure » du maître et que son coloris est riche et harmonieux. Il ajoute que la toile fut faite en Espagne pour le général Leganès, un ancêtre du comte Altimera, dans la collection duquel il l’acheta lui-même, en 1827, pour la somme de i5o guinées. Elle fut vendue par Smith à Thomas Hamlet (1) qui l’exposa à Londres, en 1840 (2).
Le tableau fut offert en vente à Paris, le 16 avril 1877, dans la collection de Madame B. et gravé, dans le catalogue de cette collection, par Duvivier.
Il en existe une photographie anonyme.