ET A D’AUTRES SAINTS
St. Pétersbourg. Musée de l’Ermitage, 540.
Toile. H. 207, L. 1 5 5 .
a Vierge trône sur un nuage, la tête entourée d’une gloire. Elle porte une robe rouge et une draperie bleue à doublure blanche. D’une main, elle tient l’enfant Jésus debout sur ses genoux, de l’autre, elle remet un chapelet à St. Dominique. Derrière celui-ci, St. Thomas d’Aquin étend la main pour l’obtenir également. Sur le devant sont agenouillés trois personnages : un pape vêtu d’une chape richement brodée d’or, la tiare posée devant lui, Ste. Catherine de Sienne, reconnaissable à la couronne d’épines qu’elle porte, embrassant les pieds de la Vierge, et un autre saint qui, dans l’attitude de la prière, lève le bras en demandant le rosaire. A droite sont debout un évêque, St. Isidore, tenant sa crosse, et un roi portant la cuirasse sous un manteau rouge à pèlerine d’hermine.
Il est à supposer que le pape agenouillé représente St. Pie V, qui était dominicain et institua la fête de Notre-Dame du Rosaire, en souvenir de la victoire de Lépante. Le prince debout à droite est St. Ladislas, roi de Hongrie, connu par sa dévotion pour le rosaire.
Le travail est fort timide ; il a été fait par un élève (Van Diepenbeeck ou Quellin) et sommairement retouché par le maître, qui y a posé quelques
points lumineux. L’inspiration manque, c’est visiblement une œuvre de fabrique. La date est incertaine ; elle tombe probablement entre i63o et i632.
Le tableau provient du maître autel de l’église de l’Ermitage, à Lierre, appartenant aux Dominicains. Il fut vendu, en 176 7, au comte de Cobenzl, dont la collection passa en Russie.
Gravure: V. S. 161, Adrien Lommelin. Dans la gravure de Lommelin, l’enfant Jésus tient aussi un rosaire.