‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessinsChapitre 48 sur 192 · DU DOGME DE L’EUCHARISTIE · texte numérisé non relu

DU DOGME DE L’EUCHARISTIE

Gravé par NICOLAS LAUWERS.

Pl. iq

tiennent par la main et dont le premier porte un flambeau allumé, forment en volant une ronde autour de la tête de la mère.

Encadrement analogue à celui des pièces précédentes.

Dans l’entablement, une tablette, posée sur deux torches entrecroisées, porte l’inscription : Amoris divini triumphus

Dans le bas, un cartouche porte, au milieu, un cœur enflammé percé de deux flèches. Il est flanqué de deux cornes d’abondance d’où s’échappent des flammes et sur lesquelles sont perchées deux colombes.

La mère et le pélican symbolisent la divinité qui, dans l’Eucharistie, nourrit ses enfants de son propre corps ; les flambeaux allumés, le cœur, l’arc, les flèches et les colombes sont autant d’emblèmes de l’Amour. Les serpents brûlés indiquent l’Envie et la Haine vaincues.

En i83o, le tableau appartenait à Joshua Taylor. En i836, il fut vendu 600 guinées à M. Pennel, qui le revendit à M. Cave. Dans la vente de la collection de ce dernier, par M. Philips, en 1841, il fut adjugé à 35 guinées. (Smith II, 495 ; IX, 188.)

Nous n’en connaissons pas le propriétaire actuel. Le tableau a beaucoup souffert.

Gravure : V. S. 26, Adr. Lommelin.

Tapisseries : Au couvent des Dames religieuses déchaussées royales, à Madrid (n° 14) et dans la collection de M. Michel Ferrié.

Le couvent des Dames religieuses déchaussées, à Madrid, possède une seconde tapisserie (n° 10) moins grande, représentant la Charité sous les traits d’une mère qui donne le sein à un enfant et en caresse deux autres. Cette charmante composition est entièrement différente de celle qui fut gravée par Lommelin (1).

Le musée de Madrid (n° 1621) possède une petite copie de cette composition, photographiée par J. Laurent.

Le musée du Louvre (n° 586 des dessins exposés) en possède un dessin fait probablement par un graveur. Dans cette pièce, l’encadrement manque. La copie et le dessin présentent le groupe des personnages d’une manière plus serrée que ne le fait la gravure de Lommelin. Celui-ci a fortement étendu en largeur la composition primitive, afin de lui donner la dimension des pièces de la même série gravées par S. a Bolswert et par Nie. Lauwers.

(1) Description de los tapices de Rubens que se colocan en el claustro del monasterio de las Senoras religiosas de scalpas reales. Madrid, Fortanet. 1881.

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