LOTH ENIVRÉ PAR SES FILLES
Tableau inconnu.
oth est assis entre ses deux filles, dont l’une tient la coupe, tandis que l’autre y verse le vin. Le père regarde la première, les yeux en coulisse, le désir amoureux allumé ; il la prend par les épaules et l’attire à lui. Elle se défend faiblement, en se rejetant en arrière. Une de ses épaules et ses bras sont nus ; le buste de Loth est également nu.
Le fond est formé par une paroi de rocher, à droite ; dans le lointain, on voit brûler Sodome.
Comme l’indique la date de la gravure de Swanenburg, ce tableau fut exécuté avant 1612, peu après le retour de Rubens d’Italie, ce que prouvent d’ailleurs les membres massifs, aux contours fermes et arrondis, des personnages.
Gravures : V. S. i3, W. Swanenburg, 1612 ; 14, Anonyme (Daret exc.).
Jacques Coelemans a gravé dans le « Cabinet de M. Boyer d’Aguilles « (ie partie, n° xliii), Loth enivré par ses filles, d’après un tableau attribué à Rubens. Le patriarche est assis dans un paysage, à côté d’une des deux sœurs ; d’une main, il tient une coupe ; l’autre est passée autour du cou de la jeune fille. La seconde des enfants du patriarche est debout, exprimant le jus d’une grappe de raisins. Dans le lointain, on voit brûler Sodome.
Mariette regardait le tableau comme douteux ; l’estampe de J. Coelemans confirme pleinement cette appréciation et ne permet pas de ranger cette pièce parmi les œuvres de Rubens.
Gravures : V. S. 1 5 , J. Coelemans, 1702 ; 16, Séb. Barras.